«Nuit debout»: un mouvement d’indignation français en passe de se pérenniser?

Quatrième « Nuit debout » pour les « indignés » français. Sur la place de la République à Paris, ils étaient encore une cinquantaine à avoir veillé jusqu’au petit matin ce lundi 4 avril 2016. Ce mouvement spontané s’est formé jeudi dernier après la manifestation parisienne contre le projet de réforme du Code du travail. Un phénomène d’agrégation des déceptions face à la politique du gouvernement français.

Une cinquantaine de personnes ont encore découché toute la nuit de dimanche à lundi, au cœur de Paris. Et ce, malgré la pluie. Ils ont tenu la place de la République jusqu’au petit matin pour la quatrième fois consécutive. La place était encore plus remplie en journée, puisque dimanche, ils étaient un bon millier en fin d’après-midi.

Le mot d’ordre est simple : la convergence des luttes. Ce mouvement est né en marge des manifestations contre le projet de loi El Khomri, la fameuse loi Travail tant décriée que porte la ministre Myriam El Khomri. Mais pour la plupart des participants rencontrés sur place lundi matin par RFI, ce texte cristallise autour lui tout un panel de déceptions.

La politique économique du gouvernement depuis l’élection de François Hollande, l’état d’urgence mis en place après les attentats de novembre, la déchéance de nationalité imaginée après les mêmes attentats, ou encore le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, sont autant de gouttes qui remplissent un vase que la loi El Khomri vient finalement faire déborder.

L’agrégation des déçus du gouvernement

D’où cette idée, cette envie de rester ensemble, d’occuper un lieu devenu très symbolique,  la place de la République, à quelques mètres seulement des dessins et des fleurs déposés en hommage aux victimes du terrorisme en 2015.

A l’origine des « Nuits debout », il y a eu le film engagé Merci patron !. En février,  son réalisateur François Ruffin et l’équipe du documentaire ont lancé l’idée d’une manifestation qui ne se terminerait jamais. Une forme de contestation inspirée des Indignados espagnols de la Puerta del Sol, ou encore du mouvement américain  Occupy Wall Street à New York.

Sur les réseaux sociaux et dans les milieux militants, la convergence des luttes est alors devenue le mot d’ordre d’une jeunesse en colère, pour laquelle la loi Travail n’aura été que l’étincelle. Le mouvement a désormais passé l’écueil des premiers jours et semble parti pour durer. Sur Internet, sous le hashtag #NuitDebout, le mouvement agrège désormais toutes sortes de revendications politiques ou sociales.

«Nuit debout», Paris, le 2 avril 2016.DOMINIQUE FAGET / AFP

L’ébauche d’une Puerta del Sol au beau milieu de Paris

D’autres rassemblements semblables sont en train d’émerger cette semaine ailleurs en France, à Lille, Lyon ou encore Toulouse.

Et pendant ce temps à Paris, on s’organise. Des bâches ont été tendues entre les arbres pour se protéger de la pluie. Des palettes en bois font office d’accueil. Une scène a été installée, ainsi qu’une infirmerie.

La nuit, sur la place de la République, on débat. Des tours de parole sont organisés. Cafés et nourriture sont distribués aux participants. Les idées et bonnes intentions fusent : « salaire à vie », « démocratie par tirage au sort », « baisse des hauts revenus », « embauche de tous les chômeurs », « destruction globale du système capitaliste ». Les participants se succèdent au mégaphone.

A quand le prochain « serment du Jeu de paume » ?

Ce lundi matin, les forces de l’ordre n’ont pas dispersé les personnes réunies au cœur de la capitale française. Aucune présence policière n’était visible place de la République.

Le collectif « Nuit debout », associé à l’association Droit au logement (DAL), aurait obtenu l’autorisation d’occuper la place jusqu’à ce lundi, selon une source policière mentionnée par l’Agence France-Presse. Jusqu’ici, chaque matin depuis vendredi, plusieurs dizaines de manifestants avaient été délogés, avant de revenir occuper la place.

Ce mode de manifestation, qui se veut pacifique, séduit une certaine jeunesse. « Y’a des utopistes parmi nous ? », lance un participant à la tribune. En guise de réaction, le public agite les mains en l’air. « Nous ne sommes pas des  » bisounours « , on est des optimistes ! Le monde dont on rêve, il est là », commente une jeune femme dans l’assistance. A en croire l’AFP, si certains demandent la démission du gouvernement, d’autres se prêtent même à rêver de « réécrire la Constitution ».

«Nuit debout», le 2 avril 2016 à Paris.DOMINIQUE FAGET / AFP

Ils ont décidé de « prendre en main les choses de la cité »

Pour Michel Fize, sociologue et chercheur français au CNRS, la chose est entendue : ce mouvement inédit en France est susceptible de se pérenniser : « Cette incontestable nouvelle forme de protestation traduit, je crois, la volonté d’inscrire la contestation dans la durée. Car on sait bien que, hormis les grands moments de manifestation de rue, il n’y a rien dans l’intervalle. Je pense qu’on est au bout, j’allais dire, de la déconsidération du système politique, et partisan en particulier. »

REPORTAGE
A République, au-delà de la déception, le «dégoût» des participants04/04/2016 – par Simon RozéÉcouter

« Je pense que les citoyens, devant l’inefficacité des pouvoirs politiques, décennie après décennie, ont décidé de prendre en main les choses de la cité, c’est-à-dire, en fait, leurs propres affaires, analyse M. Fize. Et ça vaut d’abord pour la jeunesse, parce qu’elle est bien à l’abandon, elle est bien sacrifiée. Je pense que le prochain stade, à mon avis, de la contestation après les précaires, qui sont évidemment les plus exclus, il pourrait y avoir les diplômés, qui sont pour beaucoup de futurs exclus. »


■ Réaction de la ministre française du Travail Myriam El Khomri

« Nuit debout » traduit, selon Mme El Khomri, « une volonté de lutter contre la précarité ». « Je reste attentive à toutes les interpellations, quelles qu’elles soient, issues de la mobilisation qu’il y a eu la semaine dernière, celles qui s’expriment aussi place de la République, comme celles qui s’expriment aussi des syndicats dits réformistes, qui soutiennent certaines avancées » de la loi Travail, a déclaré la ministre sur la chaîne de télévision LCP.

« Notre pays vit depuis 30 ans un chômage de masse, donc il faut entendre ces exaspérations-là », explique la ministre française du Travail. « Il y a une forme d’exaspération qui s’exprime parce qu’on est, en effet, comme l’a dit le président de la République, dans un état d’urgence économique et sociale. Et donc, nous devons rester attentifs, nous devons rester à l’écoute des expressions d’où qu’elles viennent », martèle Myriam El Khomri.

Mais la ministre défend clairement le projet qu’elle porte : « Après, j’admets moins les leçons faciles. Quand j’entends un jeune de la place de la République qui dit qu’avec cette loi, on va pouvoir, en tant qu’apprenti, travailler près de 60 heures, c’est faux, ceci n’est pas dans ma loi. » Et de rappeler qu’elle reçoit également « beaucoup de courriers d’artisans qui m’expriment aussi leur exaspération face à une réglementation qui leur semble particulièrement lourde ».

Alors que l’examen du texte démarre mardi 5 avril en commission à l’Assemblée nationale, Mme El Khomri souligne que ce débat devrait « permettre de continuer la pédagogie sur la loi », mais aussi enrichir ce texte, notamment au sujet des petites entreprises. Elle se déclare au passage en faveur d’une différenciation des critères de licenciements économiques selon la taille des entreprises, et pour des approfondissements sur la question du statut de l’apprenti et sur l’accès à l’apprentissage.

Ma Bretagne, belle même dans ses détails…

Selon la légende, sainte Anastasie/santez Anastazia serait la fille du seigneur de Koad-Meur et de sainte Bider/santez Bizer. Mise à mort à la fontaine par son père parce qu’elle refusait de se marier au seigneur de Penhoat, la jeune fille aurait sanctifié le lieu. Sainte Anastasie/santez Anastazia est, par ironie, devenue la patronne des journalistes […]

via Fontaine Sainte Anasthasie 1/2 — La photo de treize heures

Vivre, les mots que je désire entendre aujourd’hui.

Vivre, c’est faire un pas en avant Sans regarder en arrière. Vivre, c’est se dire chaque matin Qu’un rêve nouveau va naître. Vivre, c’est espérer que ce soir Ce nouveau rêve se réalisera. Vivre, c’est croire fermement qu’un jour, Ce rêve nouveau s’accomplira dans toute sa plénitude. Vivre, c’est aussi… un peu de bonheur

via Vivre… — Georges 2679

Voile en Iran: la direction d’Air France reçoit les hôtesses et stewards ce lundi

A quand l’interdiction du voile en France, si son port est obligé en Iran, une logique serait de l’interdire ici ! Oui je me fais l’avocate du diable, mais cette logique ne coule t’elle pas de source ?

La direction de la Société, qui demande à ses hôtesses de se conformer à la loi iranienne imposant aux femmes le port du voile sur son territoire, va recevoir les organisations représentatives du personnel de bord pour déminer la polémique naissante autour de cette mesure.

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Santé : Cancer colorectal. 2,5 tasses de café diviseraient le risque de moitié

Des scientifiques américains affirment, étude à l’appui, que boire deux tasses et demie de café par jour diviseraient par deux le risque d’avoir un cancer colorectal.

 

Encore une étude sur les effets du café sur la santé. Après le café au beurre qui aiderait à maigrir, le petit noir qui préviendrait les maladies neurologiques, comme Parkinson et la démence et les quatre tasses quotidiennes qui contribueraient à réduire le risque de mourirprématurément, on apprend cette fois que le café aiderait à lutter contre le cancer colorectal.

C’est en tout cas ce que révèlent les recherches menées par l’université de Californie du Sud (USC), publiés dans la revue Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention.

Une étude sur 9 242 personnesL’étude a été réalisée sur une population israëlienne de 9242 personnes, dont 5145 avaient reçu un diagnostic de cancer colorectal dans les 6 mois précédents.

Les résultats de l’enquête montrent que chez les personnes buvant du café de manière modérée (une à deux tasses par jour), les risques de développer la maladie seraient diminués de 26 %. Pour ceux qui en boivent deux tasses et demie par jour, la probabilité serait alors divisée par deux !

Pas à cause de la caféine

D'après les chercheurs, les résultats seraient positifs quelles que soient les procédés de fabrication : expresso, café filtre, instantané et même décaféiné.

D’après les chercheurs, les résultats seraient positifs quelles que soient les procédés de fabrication : expresso, café filtre, instantané et même décaféiné. « Nous étions quelque peu surpris de voir que la caféine ne semblait pas avoir d’influence », explique le Dr Stephen Gruber, directeur du centre d’étude sur le cancer à l’USC, auteur de l’étude, interviewé par nos confrères de Pourquoi docteur. « Cela indique que la caféine seule ne peut pas être tenue pour responsable des effets protecteurs du café. »

Le site spécialisé rappellent que les polyphenols présents dans le café sont aussi des antioxydants au même titre que la caféine, et « peuvent limiter la croissance des cellules cancéreuses du côlon ». Les mélanoïdines issus de la torréfaction et les diterpènes pourraient aussi avoir un rôle à jouer, d’après l’équipe de l’Université de Californie du Sud qui va procéder à d’autres recherches pour conforter les résultats de son étude.

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Editorial : Nouvelle semaine, le mot de ce lundi

bonjour à tous,

La semaine passée a été très dure pour moi, ma vie a connu des turbulences qui m’ont fait un mal de chien, c’est dur, dur de se sentir trahie, dur de voir que la personne en qui on croyait envers et contre tout a fait le pire des choix. J’ai encore mal très mal, mais je vais écrire pour oublier et aussi pour avancer, dans la vie comme dit le proverbe : celui qui n’avance pas, recule !

Je vous remercie amis lecteurs, vous êtes là fidèle à ce blog,.

Merci aussi à mes amies et amis, ma famille, ils m’ont permis de ne pas me laisser couler !

 

Je l’aime ce blog, hier j’ai lu quelques titres qui m’ont fait bondir, je vais les partager avec vous. Grâce à ce blog et aux autre blogueurs il ne se passe pas un jour sans que j’apprenne de belles choses ainsi que de belles rencontres.

 

Oui, car je suis ce mot : partage, je veux continuer à vous offrir des repères que je pêche dans l’actualité, autant des mauvaises que des belles choses, le monde est comme ça, ni tout bon ni tout mauvais !

Je mets cette semaine pour vous et pour moi sous le signe de l’espoir.

Alors, bonne lecture à tous, bonne journée.

Marie.