santé : une virilité dangereuse

En effet : Les hommes les plus « virils » sont moins honnêtes sur leurs symptômes…..

Et si l’espérance de vie masculine, plus courte en moyenne de 5 ans que celle des femmes, était aussi conditionnée par des facteurs socio-psychologiques comme le choix du médecin et l’honnêteté ? C’est ce qu’a tenté de montrer cette nouvelle étude psychologique américaine.

« Pourquoi les hommes meurent-ils plus tôt que les femmes ? » Cette question est le point de départ de l’étude de Diana Sanchez, professeur agrégée de psychologie à l’université Rutgers (Etats-Unis) et de Mary Himmelstein, doctorante.

Leurs travaux ont été publiés dans la revue Preventive Medicine et dans leJournal of Health Psychology.

Elles montrent que les hommes qui partagent les convictions traditionnelles de masculinité – bravoure, courage -, selon lesquelles un homme doit faire preuve de retenue dans l’expression de ses émotions, étaient plus susceptibles d’ignorer leurs problèmes de santé ou tout du moins d’en repousser l’échéance.

Pour parvenir à de telles constatations, elles ont sélectionné 250 participants, tous des hommes. Ces derniers ont dû remplir un questionnaire destiné à recueillir leur opinion en matière de virilité, ainsi que leurs préférences quant au choix du médecin.

Plus le score des volontaires était élevé en matière de virilité et plus ils étaient enclins à choisir un praticien homme, partant du postulat qu’ils sont plus compétents que leurs collègues féminins, remarquent les chercheurs.

Elles ont ensuite recruté 250 étudiants parmi l’université et les ont soumis au même questionnaire. Chacun a également été interrogé sur son état de santé par des futurs médecins ou infirmiers de sexe masculin et féminin.

Paradoxalement, plus le score obtenu à l’échelle de masculinité était élevé et moins les sujets discutaient de façon franche de leurs symptômes ou état de santé avec les praticiens hommes. « C’est parce qu’ils ne veulent pas montrer de signes de faiblesse ni de dépendance face à un autre homme », souligne Diana Sanchez.

Toutefois, ces mêmes volontaires se livraient plus face à des médecins femmes remarquent encore les deux auteures.

Des résultats similaires avaient été publiés par le duo en 2014 dans le Journal of Health Psychology. Elles y montraient que les hommes ayant des opinions fortement traditionnelles sur la masculinité étaient aussi moins enclins à solliciter une aide médicale, avaient plutôt tendance à minimiser leurs symptômes et à avoir de moins bons résultats d’examens de santé que les femmes ou les hommes ne partageant pas de telles idées.

« Les hommes peuvent s’attendre à mourir 5 ans plus tôt que les femmes et les différences physiologiques n’expliquent pas cet écart », précise Diana Sanchez.

Alors cet article n’est il pas une matière à réflexion ?

Messieurs, que votre fierté ne soit pas un obstacle à vous faire soigner, non ce ne sont pas que les mauviettes ou les chochottes qui sont malades, là il y a égalité parfaite !

Pensez messieurs à ceux qui vous entourent et vous aiment en pleine santé. Marie.

300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable

Il y a 300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable. Ce rapport frappant est l’un des enseignements que l’on peut tirer des résultats de l’enquête que vient de publier Que choisir (abonnés) dans son dernier numéro.

En passant 92 vins issus de différentes régions viticoles françaises au crible, le magazine a en effet détecté des résidus de pesticides (ou des traces) dans 100% des échantillons.

Dans le détail, on constate un grand écart entre les vins bio, à un bout du spectre, et certains vins industriels ou conventionnels, à l’autre bout. Mais pas un seul vin parmi la centaine analysée n’échappe totalement aux pesticides.

Bordeaux, le mauvais élève

Aperçu des résultats de l'analyse de Que choisir (le total des résidus détectés étant indiqué dans la dernière colonne)

Aperçu des résultats de l’analyse de Que choisir (le total des résidus détectés étant indiqué dans la dernière colonne)

C’est la région bordelaise qui compte le plus important taux de contamination aux résidus de pesticides, selon le test de Que choisir :

« Cinq bordeaux remportent la palme avec des quantités totales de résidus allant de 441 μg/kg [l’unité est ici lemicrogramme, soit un millionième de gramme, ndlr] pour le rosé Baron de Lestac 2012, à 1 682 μg/kg pour le graves blanc château Roquetaillade Le Bernet 2011. »

Pour ce dernier vin, la teneur en résidus de pesticides est ainsi « 3 364 fois plus élevée que la norme appliquée à l’eau potable (0,5 μg/kg) ».

A noter également la performance du bordeaux Mouton Cadet 2010, dans sa version rouge, qui réunit à lui tout seul les résidus et traces de 14 pesticides différents (dont du carbendazime, molécule interdite en France). Une information à mettre en parallèle avec la diffusion de ce vin : produit au total à 12 millions de bouteilles par an, Mouton Cadet est « la marque la plus diffusée dans le monde ».

Pour contrebalancer ce palmarès sévère, rappelons qu’il existe de très bons domaines en bio à Bordeaux : Planquette, Les Trois Petiotes, Gombaude-Guillot ou Lamery, pour n’en citer qu’une poignée.

Les vins blancs sont les plus chargés

Pesticides : la combinaison qui va bien

Pesticides : la combinaison qui va bien – MDRGF

Si on fait le tri par couleur, ce sont les vins blancs qui embarquent le plus de résidus de pesticides, selon l’analyse de Que Choisir : 242 μg/kg en moyenne (contre 114 μg/kg pour les rouges et 95 μg/kg pour les rosés).

Ce qui nous donne une moyenne globale de plus de 150 microgrammes de résidus de pesticides par « kilo » de vin, soit plus de 300 fois le seuil admis pour l’eau potable…

Certes, concède Que Choisir, on boit a priori plus d’eau que de vin.

Les vins bio pas totalement épargnés

Aucun des dix vins bio analysés dans l’étude de Que Choisir n’est épargné : on y retrouve des traces, et même parfois des résidus avérés de pesticides.

L’explication tiendrait a priori au fait que l’épandage de pesticides peut parfois contaminer les vignes des voisins.

Néanmoins, une autre étude [PDF] précédemment publiée par un collectif d’associations est quant à elle arrivée à la conclusion que les vins bio ne contiennent pas (sauf accident) de résidus de pesticides.

Dans les deux cas, il n’y a pas photo : les quantités de résidus détectées dans les vins bio sont très nettement inférieures à celles identifiées dans la plupart des autres vins, voire inexistantes.

Les consommateurs doivent-ils s’inquiéter ?

Le journal Sud-Ouest a immédiatement réagi à l’enquête de Que Choisir, notamment par la voix de son spécialiste, César Compadre, qui entend balayer en quatre points tout éventuel résidu d’inquiétude :

  • primo, pour avoir un bon raisin il faut traiter aux pesticides. C’est pas la fête de traiter, hein, mais c’est comme ça : « Prendre trop de risques serait suicidaire », tranche carrément le spécialiste. Et les bio alors ?
  • On y vient, les bio traitent aussi (au soufre et au cuivre, et c’est méchant le cuivre, brrr). Non, parce qu’il ne faudrait pas dire trop de bien des bio. C’est vrai quoi, ils ne représentent que 6% du vignoble. Alors, hop, dans le même sac que les autres, c’est plus pratique ;
  • ensuite, troisième point, il y a une « prise de conscience des professionnels ». Dans le vignoble ça bouge, assure notre spécialiste (oh oui, ça bouge… mais dans le mauvais sens : l’utilisation de pesticides a encore augmenté de 2,7% en France – déjà premier utilisateur d’Europe – entre 2010 et 2012, rappelle Que Choisir) ;
  • enfin, l’argument-massue : « Les quantités de résidus sont bien inférieures aux seuils de dangerosité définis par les experts. » Sachant qu’il n’y a aucune limite maximale de résidus définie pour le vin, et qu’on s’en tient à celles – élevées – appliquées pour le raisin, on est dans un joli flou artistique.
« Omerta »

A la lecture de cette enquête, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) tire trois observations :

  • les seuls vins exempts de résidus sont des vins bio ;
  • il n’y a aucune limite maximale de résidus (LMR) pour le vin, ce qui est dérogatoire et malhonnête. C’est l’omerta, y compris au niveau de l’Etat. La Fnab réclame donc la mise en place d’une LMR pour le vin ;
  • y aura-t-il une enquête sur la présence de produits interdits dans Mouton Cadet notamment, et sur la filière d’approvisionnement ?

Même si on peut à la rigueur se contenter de ce dernier argument pour ce qui est des consommateurs, les nombreuses études relatives aux travailleurs de la vigne (ou même à leurs simples riverains) sont, elles, accablantes : de cinq à onze fois plus de pesticidesdétectés dans leurs cheveux, surmortalité due à la maladie de Parkinson, augmentation avérée des cancers

Et tout de même, un détail peut chiffonner : si ces résidus de pesticides dans le vin sont tellement inoffensifs, pourquoi la norme admise pour l’eau potable est-elle 300 fois inférieure à ce qu’on détecte en moyenne dans le vin… Est-ce qu’on boit 300 fois plus d’eau que de vin ?

Lire plus :

Santé : Pesticides : les vins de Bordeaux dans la ligne de mire

Santé : Pesticides : les vins de Bordeaux dans la ligne de mire

La viticulture bordelaise est désormais sous la pression grandissante d’associations et de riverains, qui dénoncent les effets toxiques d’herbicides et fongicides de synthèse, piliers de l’agriculture intensive, sur la santé et l’environnement.

 

D’un point de vue scientifique, l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM), dans une étude menée en 2013, a conclu « qu’il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte » et que « les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant« .

La filière viticole bordelaise dit vouloire réduire l’empreinte environnementale de ses activités et s’est fixée pour 2020 des objectifs de 20% de réduction de ses gaz à effet de serre, d’économie d’énergie, de création d’énergies renouvelables et d’économie d’eau. Mais, en ce qui concerne la diminution des pesticides, c’est à la science qu’elle s’en remet avec l’espoir que les études de l’Institut national de Recherche agronomique (INRA) débouchent rapidement sur de nouveaux ceps (pieds de vigne) résistants aux maladies de la vigne qui nécessiteraient des fréquences de traitement drastiquement moindres.

Des associations s’élèvent contre l’omerta viticole

Des collectifs se sont créés pour réclamer que les lieux accueillant des personnes sensibles, notamment les écoles, ne soient plus bordés que par de la vigne bio, qui n’utilise que des molécules naturelles, pas de synthèse. Une pétition de 84.000 signatures en ce sens a été remise au préfet de Gironde début mars.

« Entourer de vignes en bio les 132 écoles recensées par la préfecture est un principe de précaution, il faut protéger les enfants qui sont les plus vulnérables« , a estimé la porteuse de la pétition, Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier viticole, est décédé en 2009 d’un cancer rare pour lequel la justice doit se prononcer pour déterminer si la maladie contractée est ou non assimilable à une des pathologies reconnues comme professionnelles, comme cela a déjà été le cas pour d’autres agriculteurs.

Les auteurs de l’étude « Pesticides et santé, un dossier accablant » publiée en mars par le mensuel La Recherche rappellent que « si les agriculteurs sont en première ligne ils ne sont pas les seuls à développer des pathologies liées aux pesticides ». Selon eux, « des études montrent une présomption forte de lien avec les pesticides » pour la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, le lymphome non Hodgkinien chez l’adulte et les tumeurs cérébrales, les malformations congénitales et les leucémies chez les enfants.

Du bio partout ?

Mais, pour les responsables de l’interprofession, « faire du vin sans traiter la vigne on ne sait pas faire« , affirme le directeur communication du CIVB, Christophe Château. « Notre but c’est que les viticulteurs utilisent le moins de produits possibles pour réduire l’impact que les traitements pourraient avoir sur l’environnement et la santé. Nous ne sommes pas en charge de l’homologation des produits, on ne peut qu’influer sur le respect des bonnes pratiques et si les conditions d’utilisation sont respectées il n’y a pas de danger sur la santé« , se défend-il. Et d’affirmer que « le tout bio n’est pas la solution« .

Marie-Lys Bibeyran estime quant à elle qu' »il faut aider les viticulteurs à changer de pratique et je ne vois pas qui ne pourrait pas passer en bio. Cela demande certes plus d’attention, de temps, de main-d’œuvre car il faut plus observer, plus regarder la météo, être plus réactif. Mais plutôt que mettre de l’argent sur des produits phyto autant créer des emplois et rendre les gens moins malades ».

En attendant, la période de traitement de la vigne reprendra en avril, la majeure partie se tenant durant la floraison de mi-mai à juin.

Et le gouvernement dans tout cela? Il a dans son plan Ecophyto-II de réduction de 50% des pesticides dans l’agriculture repoussé ses objectifs à 2025 au lieu de 2018 initialement prévu. Et ce alors que le ministère de l’Agriculture a annoncé début mars que l’achat de produits phytosanitaires a bondi de 9,4% entre 2013 et 2014…

Santé des Enfants : attention au sucre dans les jus de fruits et les smoothies

Une étude britannique publiée le 23 mars 2016 dans la revue British medical journal (BMJ) pointe le trop-plein de sucre dans les jus de fruits et les smoothies vendus dans le commerce.

Selon leurs conclusions, près de la moitié de ces boissons contiendraient l’équivalent de la quantité journalière maximale de sucre recommandée pour les enfants, soit trois morceaux de sucre par jour !.

Pour en arriver à ce constat, les chercheurs de l’université de Londres et de Liverpool (Grande-Bretagne) ont analysé la teneur en sucre de 203 produits dont 21 jus de fruits, 158 boissons à base de jus de fruit et 24 smoothies commercialisés dans 7 grandes-surfaces britanniques.

L’objectif de l’étude : connaître le lien entre boissons fruitées et  le surpoids chez l’enfant.

Les scientifiques ont calculé la quantité de sucre ajouté (sucres libres : fructose et glucose) par les industriels contenue dans 100 ml de breuvage, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel ou les sirops. Ils n’ont pas tenu compte des sucres naturels issus des fruits.

La compositions des boissons dans le détail

Résultats : la teneur en sucre moyenne s’élève à 7 g pour 100 ml (de 0 à 16 g pour l’ensemble des boissons passées au crible). Les smoothies sont les boissons les plus sucrées avec une teneur de 13 g pour 100 ml. Viennent ensuite les jus de fruits 100 % pur jus (10,7 g de sucre pour 100 ml) puis les jus de fruit avec 5,6 g pour 100 ml.

Sur l’ensemble des produits testés, 85 renfermaient au moins 19 g de sucre, soit l’apport quotidien maximum de sucre recommandé pour les enfants en Grande-Bretagne (en France, cet apport s’élève à 25 g, soit 6 cuillères à café, selon les recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)). Certains smoothies contenaient jusqu’à 8 cuillères à café de sucre pour un verre de 200 ml.

Les chercheurs ont également retrouvé des édulcorants non caloriques dans près de 65 boissons étudiées. Ils recommandent aux industriels de ne plus ajouter de sucres additifs ni de calories non nécessaires.

Croquez dans des fruits frais !

L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) recommande de limiter l’apport en sucres libres à 10 %, voire à 5 % de la ration énergétique totale. La consommation de fruits entiers reste indispensable pour l’effort de mastication, l’effet de satiété et l’apport en fibres, selon le Programme National Nutrition Santé (PNNS).

Conclusion : mieux vaut inciter votre enfant à croquer un fruit frais plutôt que de lui donner un jus de fruits ou un smoothie. La consommation abusive de sucre peut augmenter les risques de caries, de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.

Passage à l’heure d’été…

Je déteste ce changement d’heure, je passe en mode zombie pendant au moins une semaine ou deux, mon corps se rebelle !!!!

En ce week-end de Pâques, gardez vos montres près de vous. Dans la nuit du 26 au 27 mars, la France quittera l’heure d’hiver pour l’heure d’été pour la 40e année consécutive. Précisément à 2 heures du matin, où les horloges et les smartphones avanceront d’une heure, tout en sachant que la technologie du XXIe siècle le fera par elle-même. Il sera donc 3 heures du matin.

Ce changement bi-annuel s’effectue depuis 1975, au lendemain du choc pétrolier de 1973,catastrophique pour l’ensemble du pays. Valéry Giscard d’Estaing a donc décidé de l’instaurer. L’objectif : éviter la consommation d’électricité pour profiter de la lumière naturelle en soirée. De plus, cela permet à la population française de profiter davantage du soleil. Aujourd’hui, les économies sont toutefois moindres. Avec les lampes basse consommation, les led, la consommation d’électricité a baissé entre 40% et 80%.

Un rapport sur l’impact du changement d’heure a été commandé

En 1990, Ségolène Royal alors députée, minimise les économies d’énergie. « On ne parle jamais de ceux qui au moment du changement d’heure, vont se lever dans la nuit noire ou encore l’ouvrier qui travaille tôt, déclare-t-elle. Je pense qu’il ne faut pas maintenir des systèmes absurdes ». Elle a commandé un rapport sur l’impact de ce changement d’heure, qui n’est toujours pas prêt. Le dernier rapport de 2010 faisait état d’une économie de 440 gigawatt par heure, soit la consommation en éclairage d’une ville de 800.000 personnes (Marseille) pendant un an.

Certains, tout comme la ministre de l’Environnement, ne sont pas d’accord avec l’heure d’été. C’est le cas d’un agriculteur dans la région d’Angers : « On a des bêtes qui sont habituées aux heures de traite, explique-t-il. Alors le temps de se réadapter, cela occasionne des perturbations dans la traite« .

Pour que la semaine ne soit pas difficile, se lever plus tôt

Néanmoins, le leitmotiv que produit ce changement d’heure est toujours le même, et ce depuis les années 70. Il s’agit bien sûr du sommeil. Est-ce bon ou mauvais ? La neurobiologiste Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), conseille entre autres sur Metronews de se lever plus tôt. Cela permet une meilleure transition pour l’horloge biologique du corps.

Rappelons que la France n’est pas le seul pays à perturber ses horloges. 70 pays le font dans le monde. En 1998, l’Union Européenne a adopté ce changement d’heure dans le but de faciliter les échanges. L’Amérique du Nord s’y est également mise en 2007, le deuxième dimanche de mars.

Culture : Pont-Aven: le nouveau musée vise «100.000 visiteurs par an»

Bretagne, Pont-Aven, « la cité des peintres » appelée ainsi notamment car Gauguin y a séjournée, mais il  est loin d’être le seul, ce village très joli mérite le détour.

Après trois ans de travaux, le musée dédié à Gauguin et à ses disciples, rouvre enfin ses portes samedi 26 mars. Pour Le Figaro, sa conservatrice, Estelle Guille des Buttes-Fresneau dévoile les nouvelles ambitions de l’établissement finistérien.

Plus spacieux et plus lumineux, le Musée de Pont-Aven a enfin fini sa remise en beauté. Après trois longues années de travaux, le bâtiment consacré au peintre Paul Gauguin et à ses disciples, qui séjournèrent dans la petite cité finistérienne à partir des années 1860, ouvre de nouveau ses portes au public samedi 26 mars.

C’est en 2007 que le projet est évoqué pour la première fois. D’un coût de 8,2 millions d’euros, les travaux ont consisté en une importante transformation de l’architecture du bâtiment, un ancien hôtel fréquenté en grande partie, dès les années 1850, par des peintres américains et anglais.

La remise à neuf du musée a été confiée au cabinet d’architectes L’atelier de l’île, à l’origine notamment de la réhabilitation du Musée Rodin à Paris. «C’est un travail colossal qui a été réalisé», assure André Fidelin, président de Concarneau Cornouaille Agglomération, chargé depuis 2012 de la gestion du musée, créé en 1985 par la mairie de ce village de 3.000 habitants.

À sa naissance, il ne disposait cependant pas encore de collection. «On avait un musée, mais on n’avait pas d’œuvres», se souvient Louis-Marie Le Breton, président de l’association des Amis du musée de Pont-Aven, qui a réussi à rassembler en trente ans 154 tableaux.

La collection, qui compte désormais 4.500 œuvres et documents d’archives, est essentiellement consacrée aux artistes de l’Ecole de Pont-Aven, un des rares mouvements qui tient son nom d’une commune. Elle présente aujourd’hui également des artistes héritiers du style de Paul Gauguin et de ses amis.

Conservatrice du musée depuis près de 10 ans, Estelle Guille des Buttes-Fresneau, commente pourLe Figaro cette refonte historique.

LE FIGARO – Quelles améliorations ont été apportées au Musée de Pont-Aven?

ESTELLE GUILLE DES BUTTES FRESNEAU L’ancien bâtiment était devenu trop petit et ne répondait plus aux normes des musées du XXIe siècle. Ainsi, le projet a permis de doubler toutes les surfaces d’exposition tant permanentes que temporaires, mais aussi des réserves pour pouvoir abriter les œuvres non exposées aux publics. Aujourd’hui, sa superficie est désormais de 1.700 m².

Le nouveau Musée de Pont-Aven se situe, sur un nouveau site, l’ancien hôtel Julia plus grand, plus moderne et surtout plus accessible. Il fait pleinement revivre les œuvres des peintres illustres qui ont révolutionné l’histoire de l’art et ouvert la voie aux artistes du XXe siècle, dotant Pont-Aven d’une renommée internationale.

Outre son agrandissement, les œuvres intègrent désormais un parcours pédagogique pour les enfants, permettant une meilleure immersion. Plusieurs dispositifs multimédias jalonnent la visite. De nouveaux services sont offerts tels qu’un centre de ressources, une salle pédagogique mais aussi une librairie-boutique.

Quelles sont les nouvelles œuvres de la collection que le public pourra découvrir?

Le nouveau parcours permanent présente un ensemble de plus de 140 œuvres dont 14 de Paul Gauguin. Certains sont surpris de voir peu de chefs-d’œuvre du maître, mais elles sont très difficiles à trouver à l’heure actuelle et leur coût les rend malheureusement inaccessibles.

Néanmoins, pour la réouverture du musée, nous avons demandé au musée d’Orsay de nous prêter deux tableaux du célèbre peintre. Les visiteurs pourront ainsi admirer: Village breton sous la neige(1886) et Les lavandières à Pont-Aven (vers 1894) que l’on pourra voir dans «le cabinet Gauguin».

Selon vous, la refonte du musée va-t-elle engendrer une hausse de fréquentation?

Oui, certainement. L’ancien musée recevait en moyenne 40 à 50 000 visiteurs par an, ce qui était déjà très bien. Nous avons fait le pari fou d’atteindre les 100.000 visiteurs.. Peut-être sommes-nous un peu trop optimistes mais si nous y arrivons, ce sera la preuve que nos efforts ont payé.

Pour en lire plus sur Pont-Aven le site de la ville

Pont-Aven

Sciences : Des lacs et des rivières d’azote ont existé sur Pluton

La sonde New Horizons n’en finit pas d’apporter des informations précieuses sur Pluton. Ce mardi, les chercheurs ont confirmé que des lacs et des rivières avaient bien pu existersur la planète naine. Les scientifiques en avaient eu l’intuition en observant la surface de Pluton à l’aide des clichés pris par New Horizons. Ils en ont une confirmation théorique en modélisant les variations climatiques de la planète naine : il y a environ 900.000 ans, « des liquides ont pu exister sur Pluton », a déclaré Alan Stern, qui dirige la mission.

>> A lire aussi : Ce que l’on a découvert sur Pluton, ce qu’il reste à découvrir

Axe de rotation

Mais comment de l’azote a-t-il pu se liquéfier sur une planète aujourd’hui gelée ? Les chercheurs ont expliqué que cela dépendait de l’axe de rotation de la planète. Sur la Terre, les pôles gelés sont le résultat d’un axe d’inclinaison de 23° par rapport au Soleil. L’axe de notre planète ne peut varier que d’un degré, mais sur Pluton il peut osciller de plus de 20°en quelques millions d’années. Il en résulte de fortes variations de pression : « Nos modélisations montrent que la pression a pu être 1.000 à 10.000 fois plus élevée dans le passé », explique Alan Stern. Et quand la pression est plus forte, l’eau ou l’azote se liquéfie.

Aujourd’hui, l’azote est gelé sur Pluton, mais les chercheurs pensent possible que de l’azote liquide subsiste sous la croûte glacée, à environ 1km de profondeur. « Il pourrait être sous forme liquide à la base », estime Orkan Umurhan, chercheur à la Nasa. Les chercheurs pourront-ils confirmer l’intuition que sous la surface à -400°C de Pluton repose un océan liquide ? La sonde New Horizons continuera à les abreuver d’informations jusqu’à la fin 2016.

Autre article sur l’espace et les sciences :

Superbe : Pour la première fois, la Nasa montre l’explosion d’une supernova en images

La Cnil condamne Google à 100 000 euros d’amende

La firme de Mountain View et la CNIL ne sont pas sur la même longueur d’onde à propos du droit à l’oubli. Elle a décidé de condamner Google à payer une amende de 100 000 euros. Elle intervient après un combat acharné qui dure depuis plusieurs mois. L’amende reçue par Google est plus faible que prévu.

La firme de Mountain View et la CNIL ne sont pas sur la même longueur d’onde à propos du droit à l’oubli. Elle a décidé de condamner Google à payer une amende de 100 000 euros. Elle intervient après un combat acharné qui dure depuis plusieurs mois.

L’amende reçue par Google est plus faible que prévu

La CNIL a des désirs bien précis en ce qui concerne l’utilisation du moteur de recherche, mais Google ne semble pas partager les mêmes opinions. La firme de Mountain View a accepté d’appliquer le fameux droit à l’oubli, mais uniquement sur les éditions européennes de la plateforme. Les informations n’ont donc pas toutes fait l’objet d’un déréférencement comme le demandait la CNIL. Cette dernière a fait le choix de passer à l’acte en condamnant le géant du Web, il est désormais invité à régler la facture de 100 000 euros dans les plus brefs délais.

La CNIL n’a pas apprécié la version du droit à l’oubli de Google

Malgré cette condamnation, Google ne changera sans doute pas d’avis sur le droit à l’oubli. Il estime que ce dernier a un impact négatif sur l’accès à l’information. Il a la possibilité de contester cette amende en faisant appel au Conseil d’État, mais la situation aurait pu être plus importante. En effet, avec un tel refus, Google s’est exposé à une amende de 150 000 euros. Est-il judicieux de faire appel de cette décision ? Dans tous les cas, la CNIL a reçu de nombreuses plaintes, car 700 auraient été envoyées, parmi elles 45% sont jugées comme légitimes. Le géant américain ne semble pas avoir réagi après la publication de cette information. Il faut noter que ce n’est pas la première fois qu’une telle condamnation est référencée en matière de droit à l’oubli pour l’entreprise de Mountain View.

86 600 demandes sont parvenues sur le bureau de Google

En 2014, Google avait été projeté devant les tribunaux français, car il n’avait pas accepté de supprimer les données liées à une femme jugée pour escroquerie qui avait été reconnue coupable quelques années auparavant. Depuis l’instauration de ce formulaire, les internautes sont nombreux à faire une demande pour supprimer des informations qui apparaissent sur le moteur de recherche. Selon les statistiques dédiées à la France, il y a eu tout de même près de 86 600 demandes enregistrées par Google, elles concernent près de 258 300 sites internet. La firme de Mountain View a été contrainte de les traiter, mais le déréférencement a concerné seulement 52% des demandes.

pour en lire plus sur ce sujet :

«Droit à l’oubli» : la Cnil inflexible face à Google

Au Japon, le Shinkansen relie désormais Tokyo à l’île d’Hokkaido

Cette nouvelle ligne du TGV japonais qui mise sur le grand luxe

Salon d’attente grand luxe, sièges dignes d’un jet privé, dîner au saké… La nouvelle ligne de Shinkansen qui relie Tokyo aux stations de ski d’Hokkaido dans le nord de l’archipel nippon risque de faire mal aux compagnies aériennes.