Beauval. Le zoo tente l’insémination artificielle chez ses pandas

Faute d’accouplement au « naturel », le parc de Beauval vient de procéder à une insémination artificielle chez sa femelle panda Yuan Zi. Le bébé panda est attendu pour l’été.

Yuan Zi et Huan Huan, les deux pandas adultes prêtés en 2012 par la Chine pour dix ans au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) n’ont toujours pas réussi à s’accoupler. Aux grands maux, les grands remèdes: les responsables du parc animalier viennent de procéder à une insémination artificielle.

L’unique et brève période d’ovulation annuelle de la femelle s’étant produite plus tôt que prévu, une équipe chinoise a été dépêchée en urgence pour superviser l’opération, qui a eu lieu à la fin du mois de février.

En cas d’échec, il faudra attendre le premier trimestre 2017En cas de succès de l’insémination, la naissance du bébé panda serait à prévoir entre juillet et octobre 2016, a d’ores et déjà calculé Le Figaro.

L’équipe du zoo reste, elle, optimiste et estime à « 60% » les chances du couple star de Beauval de devenir parents. Reste que le futur bébé panda devra regagner la Chine avec ses parents d’ici trois ou quatre ans. Et l’échec est au rendez-vous, il faudra attendre le premier trimestre 2017 pour procéder à une nouvelle l’insémination artificielle, soit la prochaine période d’ovulation de Yuan Zi.

Allons nous voir un joli petit panda poindre le bout de son nez ?

Great place to work: ces entreprises où il fait bon travailler en 2016

L’institut Great place to work publie sa 14e édition des sociétés françaises où il fait bon travailler. Le palmarès 2016 confirme la bonne place de plusieurs cabinets de conseil et de jeunes entreprises du secteur technologique.

En plein débat autour du projet de loi Travail de Myriam El Khomri, où syndicats et jeunes déplorent une détérioration des conditions de travail et de protection des salariés, le palmarès 2016 des entreprises où il fait bon travailler en France est une vraie bouffée d’air frais. Il est porteur d’espoir pour des millions de salariés qui vont au bureau ou à l’usine sans motivation particulière, voire avec la boule au ventre, stressés et au bord du burn-out. Dressé par l’institut Great place to work, le classement 2016 de ces entreprises attachées au bien-être de leurs collaborateurs démontre une fois de plus qu’il est possible d’associer performance sociale et économique. Patrick Dumoulin, son directeur, aime ainsi à rappeler certaines métriques. « 84% des salariés des entreprises du palmarès se sentent bien au travail et 79% s’y rendent avec plaisir, contre respectivement 46% et 41% des salariés dans leur ensemble. Par ailleurs, nos lauréats ont créé plus de 10.000 emplois ces dernières années et sont toutes en croissance ».

600.000 téléchargements du Davidson Code

Les deux classements 2016 de l’institut illustrent bien cette dynamique vertueuse. Que ce soit dans la catégorie des moins ou des plus de 500 collaborateurs, on y retrouve des entreprises très bien positionnées sur leur marché et attractives en terme d’emplois. Tendance forte, les cabinets de conseil et les jeunes entreprises du secteur technologique trustent ainsi les meilleures places dans le classement. Confrontées par la nature de leur métier à un turn-over élevé, les cabinets de conseil lauréats du palmarès ont réussi, grâce à l’amélioration du cadre de vie et un management plus participatif, à fidéliser leurs salariés. A l’instar de Davidson Consulting, fondé en 2005, numéro un parmi les entreprises de moins de 500 salariés pour la 3e année consécutive, et Accuracy, créé en 2004, également en première position pour les plus de 500 collaborateurs pour la 2e fois de suite. Le Davidson Code, sorte de bible du management édité par Davidson Consulting, est même devenu un must. Il aurait été téléchargé plus de 600.000 fois! « Je pense que ces deux très belles réussites entrepreneuriales ont un côté exemplaire et extrêmement innovant », appuie Patrick Dumoulin. Elles entraînent avec elles d’autres sociétés. Solucom, Square, Extia, Cadence design systems, Zenika et Colombus consulting font également partie du top 10 des entreprises où il fait bon travailler dans leur catégorie. De nombreuses entreprises très récentes y sont également présentes comme Blablacar (3e), Leboncoin (12e), Criteo (19e) ou encore Evaneos (14e).

Développer la prise d’initiatives et le dialogue

« Ce qui m’impressionne toujours c’est l’envie très forte des entreprises lauréates à devenir Great place to work. Chez elles, c’est employers first, customers second », pousuit Patrick Dumoulin. Quelques exemples sont parlants. Chez Mars France (2e) et Sarenza (31e), les PDG n’ont pas de bureau individuel et travaillent aux côtés de leurs salariés dans de larges open space, les rendant plus humains et accessibles. Blablacar organise chaque semaine un Blablatalk pendant lequel un manager présente à tout le monde ce qu’a fait son équipe les 6 dernières semaines et les 6 prochaines. Colombus Consulting a mis en place le 360°, un système où chaque collaborateur est noté par les personnes avec qui il travaille régulièrement. Aramisauto.com (33e) consacre 5% de sa masse salariale à la formation et chaque candidat à un poste est reçu également par ses pairs. Résultat: 53% des responsables d’agences sont issus de la mobilité interne. Un système de récompense qui a également fait le succès de l’entreprise McDonald’s (8e) en France, qui a même ouvert son propre centre de formation à Guyancourt. Ou encore Leroy Merlin (13e) qui a fait plancher l’ensemble de ses collaborateurs sur leur vision de l’entreprise en 2025. Autant d’actions concrètes qui contribuent à responsabiliser les salariés et à leur donner envie de prendre des responsabilités. Autre donnée importante: dans les entreprises labellisées, les salariés ont plus que la moyenne le sentiment d’être payé à leur juste valeur. Les salaires, primes et augmentations sont en général plus élevés que la moyenne du secteur.

Méthodologie: Les entreprises postulent pour figurer au palmarès Great place to work. Elles payent entre 4.900 et 13.900 euros pour être auditées. Pour constituer chaque année le palmarès des entreprises où il fait bon travailler, Great place to work adresse un questionnaire aux salariés de manière anonyme qui compte pour 2/3 de la note finale. Une évaluation qualitative de la culture d’entreprise et des pratiques managériales grâce à un dossier détaillé renseigné par la direction de l’entreprise (1/3 de la note finale). 

Les entreprises lauréates dans la catégorie « moins de 500 salariés »: 
1. Accuracy
2. Cadence design systems
3. Blablacar
4. Zenika
5. Colombus consulting
6. La financière de l’échiquier
7. WL Gore
8. UpToo
9. Factset
10. SOAT
11. NetApp France
12. Leboncoin
13. National Instruments France
14. Evaneos
15. C’PRO
16. Vermilion Rep SAS
17. KLANIK
18. Emisys
19. L’olivier assurances (groupe Admiral)
20. Groupe des systèmes et des hommes
21. Mc²i Groupe
22. SQUAD
23. BROWN-FORMAN France
24. IMCD
25. PRIME Engineering
26. Robert Walters
27. DIGITALEO
28. Sycomore
29. DAVEO
30. KIMBERLY-CLARK
31. SARENZA
32. Companeo
33. Aramisauto.com
34. Hammerson France
35. ALLO RESTO
36. Ividata
37. ekino
38. Volkswagen financial services
39. TNP Consultants
40. F. iniciativas
41. Mercedes-Benz Financial services
42. Itelios
43. CD&B

 

Les entreprises lauréates dans la catégorie « plus de 500 salariés »: 
1. Davidson consulting
2. Mars France
3. Solucom
4. Decathlon
5. Square
6. Extia
7. Le Bristol Paris
8. McDonald’s France
9. adidas Group – France
10. EMC²
11. Pepsi Co France
12. Valrhona (groupe Savencia)
13. Leroy Merlin
14. Sia Partners
15. Krys Group
16. Les hôtels Hyatt en France
17. Talan Groupe
18. Abbvie
19. Criteo
20. Kiabi
21. Monsanto France
22. Start People
23. H&M

 

Gmail, Outlook, Facebook : un nouvel accessoire permet à la police de « voler » les mots de passe

Gmail, Facebook, Twitter, Outlook, plus aucun de ces services sur le web ne seront à l’abri des forces de l’ordre désormais. Un nouvel accessoire, développé par l’entreprise Israélienne « Magen », permet de dérober très facilement les identifiants et les mots de passe de comptes enregistrés sur des mobiles.

A partir de 2016, les forces de l’ordre pourront apparemment pénétrer avec une facilité déconcertante nos comptes Gmail, Facebook ou tout autre service en ligne, grâce à « MABIT Scope« . Un outil développé par une entreprise Israélienne spécialisée dans la sécurité.

Autorisée récemment à l’export, cet appareil qui se présente sous la forme d’une petite box serait selon ses créateurs capables de subtiliser toutes les informations liées aux réseaux sociaux stockées sur un smartphone, avec une connexion sans fil.

Le principe de fonctionnement n’a pas été expliqué en détail par « Magen » (et on peut le comprendre), mais la box « Mabit » sera vraisemblablement capable d’analyser tous les comptes de la personne ciblée par les forces de police et de fournir un profil complet en se basant sur ses messages sur les réseaux sociaux : textes, images, vidéos, historique de navigation, …

On imagine que cet appareil deviendra très vite la cible de nombreuses critiques, si son efficacité est confirmée pour tous les usages « suggérés » par le créateur : surveillance de possibles terroristes, de trafiquants de drogues, mais aussi contrôle des frontières et surveillance d’organisation de manifestations.

Vos informations sur Gmail, les réseaux sociaux, même sur les applications de messagerie privée comme WhatsApp pourraient ne plus être à l’abri.

 

 

Sécurité internet : Gmail : des FAI pointés du doigt après une analyse de la sécurité !

BIENTÔT UNE RUE DAVID BOWIE À LONDRES?

Le conseil du district londonien où est né David Bowie, décédé en janvier dernier, a annoncé être en discussion avec la famille de l’artiste pour lui rendre un hommage permanent, lequel pourrait être de renommer une rue à son nom.

Un peu plus de deux mois après sa mort, David Bowie pourrait recevoir un nouvel hommage à la mesure de sa carrière. Après une constellation, Une rue de l’agglomération londonienne, dans le quartier natal de la star, pourrait bientôt porter son nom.

David Bowie est en effet né dans le quartier de Brixton, située dans le district de Lambeth. Autant dire que la nouvelle de sa mort y a provoqué une vive émotion. Une fresque (photo) représentant l’un de ses personnage et album, Alladin Sane, avait été réalisée sur une façade du quartier. Elle est devenue rapidement un autel à la gloire de l’enfant du pays où ont été déposées fleurs et bougies.

Dans un communiqué, le conseil de Lambeth explique que cette peinture est devenue « un lieu de pèlerinage dédié à l’artiste mort en janvier ». Il a donc décidé de la préserver. Mais surtout les autorités expliquent « envisager de renommer la zone ou se trouve la peinture, sur Tunstall Place ».

Une décision qui devra cependant se faire avec le consentement de la famille du chanteur avec laquelle le conseil dit être « en contact à propos des nombreuses suggestions sur un mémorial permanent, parmi lesquelles une statue où un nom de rue ». « C’est à la famille qu’appartient la décision finale », a déclaré Lib Peck, leader du conseil du district.

Toutefois les services de la ville devraient dès la semaine prochaine retirer les fleurs déposées au pied de la fresque. Les messages écrits sur le mûr seront quant à eux laissés en état, de même que les objets non périssables comme les photos qui seront conservées aux archives du conseil.

Alors Why Not ?

Emmanuelle Charpentier : une chercheuse française sur le chemin du Nobel

Leur histoire fera date dans le monde des sciences. La Française, Emmanuelle Charpentier, et l’Américaine Jennifer Doudna sont en train d’imprimer leur marque dans des centaines de laboratoires du monde entier. Leur découverte, publiée il y a moins de 4 ans, a déjà révolutionné la génétique. Pour la mise au point de la méthode Crispr-Cas9, elles ont déjà reçu plus d’une trentaine de prix. Ce jeudi, c’est la fondation L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science » qui les honorera, l’occasion pour les médias de revenir sur cette technique de manipulation génétique au nom imprononçable, qui nourrit à la fois de nombreux espoirs thérapeutiques, mais tout autant de craintes éthiques.

 

C’est une découverte majeure pour les scientifiques mais qui est arrivée, si ce n’est par hasard, au détour de recherches qui n’étaient pas centrées sur l’édition de gènes. Comme le raconte Emmanuelle Charpentier à Pauline Fréour dans le Figaro, elle travaillait sur les mécanismes de défenses des bactéries contre les virus quand elle a découvert ce mécanisme de modification du génome. La technique qui met en émoi la communauté scientifique depuis 4 ans n’est pas une « invention », mais bel et bien l’adaptation d’une méthode utilisée par des organismes aussi simples que les bactéries, pour simplement se protéger.

 

Emmanuelle Charpentier, aujourd’hui directrice de l’Institut Max Planck à Berlin, travaillait encore en Suède, en 2009 quand l’aventure a commencé. Car si elle est française, la chercheuse a réalisé la quasi totalité de sa brillante carrière loin de l’Hexagone. A l’époque, elle entame une collaboration avec Jennifer Doudna, de l’université californienne de Berkeley. A peine quatre ans plus tard, il se murmure déjà que les deux scientifiques seraient en bonne voie pour décrocher un prix Nobel. Du jamais vu en un temps aussi court. « Pour nous c’est époustouflant, confie Jennifer Doudna au Monde. Le système que nous avons décrit est utilisé par tous les laboratoires de génétique. C’est assez inhabituel qu’une technologie perce à cette vitesse. »

L’édition de gènes mise au point à partir de ce qu’elles avaient observé chez les bactéries a déjà des applications concrètes, plantes modifiées génétiquement, ou modèles animaux de maladies humaines. Car l’objectif de beaucoup de laboratoires est aujourd’hui la thérapie génique. La technique est simple, peu coûteuse et aujourd’hui le séquençage de l’ADN ne pose plus de problème : tout semble réuni pour enfin concrétiser les rêves que nourrissent de nombreux généticiens depuis des décennies.

 

Mais Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, si elles se réjouissent de leurs avancées, appellent aussi à raison garder. Tout est allé très vite, mais les deux scientifiques le savent, le temps de la recherche est long, et elles estiment qu’elles ont encore un long chemin à parcourir avant que des applications cliniques soient crédibles.

 

La modification d’embryons humains est une aussi application possible dans le futur pour Crispr-Cas9. Déjà en 2015, des travaux chinois avaient ému la communauté scientifique. L’essai mené sur des embryons non viables avait été un échec, mais il confirmait que, déjà, des scientifiques avaient passé la ligne rouge. Jennifer Doudna est formelle, « Il est trop tôt pour éditer génétiquement des humains ». Mais les deux chercheuses sont conscientes qu’elles n’ont aucun pouvoir pour empêcher de possibles dérives ; elles comptent sur l’éthique de leurs collègues, et espèrent que les recherches menées grâce à Crispr-Cas 9 se feront en toute transparence.