Mongolian herders desperate to save their animals

A pile of sheep, dead and frozen. Cold grassland wind moves their wool. A skinned goat, so starved it’s all bones. Herder Bayankhand Myagmar, 50, drags her dead animals out of sight with a heavy heart.

“If they die further away in the field, it’s better because then I don’t witness them dying. If they get weak and die in front of my eyes, it’s very, very hard,” she sobs.

During this winter’s dzud, Mongolian extreme winter, she has lost more than 400 of her 700 animals: sheep, goats and cattle. “I feel so sorry for them. I tried to save them but I couldn’t.”

With temperatures dropping as low as -60 Celsius at night in Uvs province, this is the hardest dzud Ms Myagmar has experienced. “We lost some animals in previous dzuds, but it wasn’t like this. Weaker animals were killed in the pens by others stepping on them. We checked them two or three times during the night, but in the morning we found dead animals.”

Last summer’s drought and overgrazing means there is very little to eat under the snow. Animals die of starvation and cold. “We prepared hay quite well for the winter and bought one ton of wheat, two tons of fodder. It all ran out. We also finished hay and fodder from Government, so now we are borrowing cash for fodder, which we will repay in cashmere,” Ms. Myagmar explains.

Mongolia is the world’s second largest producer of cashmere after China. Animal husbandry the backbone of Mongolia’s economy: it gives livelihood to about third of Mongolia’s population. In 2013, the livestock population reached 45 million.

While Ms. Myagmar’s losses may seem small, it’s all she has. “We don’t have any other income apart from my daughter’s disability pension and son’s child support.” There are no savings, because last year the price of animals was so low that she couldn’t sell any. “We thought we could save all animals for next spring and then prepare hay and fodder. I feel ashamed that lost the animals, it’s hard to face other people because of that,” she says, lowering her gaze, wiping tears from her cheeks.

So desperate is she for her animals’ survival that she has started bringing them inside the family home – a ger, or yurt – for the night. One by one, she carries chestnut-coloured goats inside, trying to look for the weaker ones. The smell of animal urine inside the yurt is overwhelming and Ms. Myagmar admits she is risking her family’s health while trying to save her livestock, but adds: “I cannot give up, so I’m continuously trying to save them, day and night.”

That is why dead sheep are not sheared: it is too laborious, and wool too cheap, to bother. Goat hide, a source of cashmere, is still saleable. Since her daughter is physically disabled and husband has leg and joint problems, the whole family operation rests on the mother’s shoulders. She hardly eats or sleeps.

During the dzud crisis, the Red Cross is doing national disaster response emergency fund distribution, which includes food and cash, and is supporting 240 herder households in Uvs province alone. However, some of the most vulnerable people live in areas blocked by snowstorms.

“It was so difficult to visit households that we only delivered to the district centre because all roads were blocked. Also we have a very limited budget for fuel,” says Davaadozj Enkhtaivan, an instructor at the Uvs branch of the Mongolian Red Cross.

According to his estimate, the loss of animals is increasing, as are miscarriages. “That means they will not have any new animals in the spring. If it continues like that, the situation is going to be really bad,” Mr. Enkhtaivan says. During the last devastating dzud in 2010, more than 8 million livestock died.

Right now herders are identifying their biggest needs as hay and fodder for their animals, and food and warm clothes for themselves. “Once they have cash, they can buy hay and fodder from local market. That means if herders have cash, they can buy and feed their animals to save them,” says Davaajargal Baasansuren, Health Promotion Programme Officer at the Mongolian Red Cross.

The Mongolian Red Cross has launched an emergency appeal, which aims at getting more support from international partners and donors in order to expand the ongoing relief operations. “This time of the year is quite critical because animals will give birth. That means lots of animals will die this spring,” Mr. Baasamsuren adds.

But it might be too late for Ms. Myagmar. “I’m very afraid of losing all of them,” she says. “My husband and I are over 50, so nobody will employ us. We will not find any other jobs, we are not yet entitled to pensions,” she adds, and prepares fodder pouches for her sheep and goats. One sheep just lies still, eyes dull. It has lost interest in eating. Ms. Myagmar carries it inside and hopes it will be still alive in the morning.

By Sanna Ra, finish red Cross

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Red cross for mongolia

Appel mondial pour sauver des animaux tués par un phénomène rare en Mongolie

En Mongolie, les troupeaux d’animaux d’élevage sont décimés par un phénomène climatique rare : un été très sec suivi par un hiver extrêmement rigoureux. Quelque 360 000 animaux sont déjà morts, ce qui met les éleveurs dans une situation extrêmement difficile. La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC) a lancé un appel international aux dons, mais moins de la moitié des 800 000 dollars requis ont été récupérés.

« Les animaux affaiblis sont incapables de supporter ces températures exceptionnellement basses et les tempêtes de neige ; et ils ont du mal à gratter à travers la neige pour atteindre l’herbe », explique Hler Gudjonsson responsable régional de l’IFRC.

Selon les chiffres des Nations unies, 360 000 animaux sont déjà morts et, au final, 1,2 million d’animaux devraient périr. « Beaucoup de familles d’éleveurs vont devoir quitter les prairies, car le bétail est leur seul moyen de subsistance. Ils vont aller dans les bidonvilles d’Oulan Bator et d’autres centres urbains, des bidonvilles où les gens vivent dans le plus grand dénuement, sans accès aux services de base. Et c’est particulièrement dur pour ces gens qui ont été éleveurs toute leur vie, qui ont une cinquantaine d’années, et qui ne vont trouver aucun travail », poursuit le responsable.

Une partie des dons demandés doit aider à former ces gens, ou à leur permettre de démarrer des petits commerces. « Ce désastre est différent, ce n’est pas un tremblement de terre ou un tsunami, qui tue de nombreuses personnes en un jour ou même en quelques minutes. Il ne fait pas les gros titres, mais pour autant ces gens sont en train de vivre une crise humanitaire extrêmement grave », conclut Hler Gudjonsson.

Site de la Croix rouge qui intervient en Mongolie, ils appellent à l’aide

En Mongolie, un hiver extrême décime les cheptels et menace les éleveurs

Un phénomène climatique exceptionnel caractérisé par un hiver extrêmement rigoureux a déjà décimé dans les steppes mongoles des centaines de milliers d’animaux d’élevage, mais l’aide internationale reste insuffisante et le catastrophique bilan ne cesse de s’alourdir, a averti la Croix-Rouge vendredi.

La Mongolie est frappée cette année par un « dzud », phénomène climatique caractérisé par une vague de froid extrême en hiver faisant suite à un été caniculaire, a expliqué la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC).

La raréfaction des pâturages pendant les mois estivaux empêche les chèvres, moutons et vaches de se nourrir suffisamment pour supporter ensuite les rigueurs hivernales, lorsque les températures tombent sous les 50 degrés Celsius. Un givre et un enneigement excessif viennent encore compliquer l’accès des animaux aux couches de verdure.

Plus de 350.000 animaux ont déjà péri de faim et de froid, selon les dernières statistiques en date de la mission des Nations-Unies dans le pays, rapporte l’IFRC.

Et ce n’est qu’un début: « Nous ne sommes à l’heure actuelle qu’à un tiers de la catastrophe », a indiqué à l’AFP Hler Gudjonsson, responsable de communication de l’organisation en Asie orientale, suggérant que le pire reste à venir.

Un désastre de grande ampleur dans ce pays peu densément peuplé où un habitant sur trois vit de l’élevage.

Dans une vidéo diffusée par l’IFRC, on voit des éleveurs rassemblant des carcasses de chèvres en un grand tas au milieu de la steppe, où le sol est jonché de crânes, côtes et autres os d’animaux.

Bayankhand Myagmar, une éleveuse de 50 ans dont la fille est handicapée et le mari malade, explique dans cette même vidéo qu’elle a déjà perdu 400 de ses 700 animaux: elle s’était endettée pour accroître son cheptel, misant sur le cachemire produit pour rembourser ses créances ; un espoir désormais envolé.

« Si (les chèvres) s’affaiblissent et meurent devant mes yeux, c’est très difficile à supporter. J’ai essayé de les sauver mais je n’y suis pas parvenue », confie-t-elle en pleurant. « C’est l’hiver le plus rigoureux que j’ai jamais connu ».

L’IFRC a lancé un appel pressant en vue de débloquer une aide internationale d’au moins 800.000 dollars pour soutenir environ 25.000 des éleveurs les plus vulnérables. Mais plus de deux semaines plus tard, moins de la moitié de cette somme a pu être réunie.

« Nous avions déjà conscience en novembre de ce qui allait se passer, mais nous savions bien qu’il était impossible de commencer à lever des fonds pour répondre à quelque chose qui n’était pas encore arrivé », soupire M. Gudjonsson.

Et de reconnaître que le caractère lent et peu spectaculaire du phénomène rend plus difficile de sensibiliser l’opinion: « Ce n’est pas un tsunami, ce n’est pas un séisme, ce n’est pas une catastrophe naturelle soudaine. C’est une situation qui s’installe sur le long terme ».

Les conséquences sont pourtant bien réelles et souvent tragiques: « Nous nous attendons à voir un nombre très important de familles qui auront tout perdu, et qui passeront (en l’espace d’un hiver) de la prospérité à la pauvreté », insiste M. Gudjonsson.

La perte de leur cheptel prive les familles d’éleveurs de leurs moyens de subsistance, les obligeant à émigrer vers les centres urbains, en lisère desquels elles installent leurs tentes, survivant sans infrastructures de base et la plupart de temps sans emploi.

ski : Triplé français en géant

COUPE DU MONDE – Les Français Thomas Fanara, Alexis Pinturault (+0 »02) et Mathieu Faivre (+0 »14) ont signé un merveilleux triplé lors du géant de Saint Moritz, samedi. C’est la deuxième fois de la saison que les Français réalisent une telle performance après le combiné de Kitzbühel en janvier. Après 10 podiums, c’est la première victoire en carrière pour Thomas Fanara, enfin récompensé à 34 ans.

 

Un feu d’artifice, tout simplement. Thomas Fanara a remporté le géant de St-Moritz, samedi. Le Français, qui a accroché une première victoire en carrière en Coupe du monde, a devancé deux de ses compatriotes, Alexis Pinturault et Mathieu Faivre, en tête à mi-course. C’est le deuxième triplé pour l’équipe de France cet hiver après celui obtenu à Kitzbühel en combiné alpin en janvier. Monstrueux…

Fanara aura donc dû attendre son 11e podium pour toucher le Graal. A 34 ans, le petit bonhomme de Praz-sur-Arly la tient enfin, cette première victoire. Et celle-ci, il est allé la chercher comme un grand. Quatrième de la première manche, Fanara a tout lâché lors de la seconde pour signer le meilleur temps du passage final. Derrière lui, personne n’a pu faire mieux. L’Italien Florian Eisath n’a pas résisté à la pression et a soldé sa journée par une 7e place (à 1″02). Puis, ce sont Alexis Pinturault et Mathieu Faivre qui sont venus buter sur le chrono de Fanara.

Vainqueur à Naeba, Hinterstoder (deux fois) et à Kranjska Gora, « Pintu » est passé tout proche d’un cinquième succès cet hiver en géant. Il lui a simplement manqué 0″02 pour s’offrir une 16e victoire en Coupe du monde. Mathieu Faivre est un peu plus loin. Meilleur temps de la première manche, le Niçois a terminé à 0″14. Malgré une faute d’intérieur sur le haut du second tracé, le Niçois était parvenu à allumer du vert au 3e et dernier intermédiaire (-0″16) mais dans la dernière section, il n’a pas été aussi actif que Fanara. Troisième à Naeba mi-février, il a dû se contenter d’un deuxième podium sur le circuit.

article avec vidéos eurosports