Asthme : tout se joue in utero

En direct du 23e congrès mondial de l’asthme. Une étude américaine démontre la toxicité précoce des particules fines chez les femmes enceintes asthmatiques et ce même avant la conception.

 

TOXICITÉ. Difficile période pour les asthmatiques. Alors que l’Europe du Nord a fait face ce week-end ensoleillé de mars aux premiers pics de pollution atmosphérique de l’année, c’est en Europe du sud, à Madrid, que se déroule le 23eCongrès mondial sur l’asthme. Hasard du calendrier? Tout juste 24 heures avant le démarrage du congrès, une étude américaine d’envergure était publiée dans le Journal of allergy and clinical of immunology. Elle démontre la toxicité extrêmement précoce des particules fines chez les femmes enceintes asthmatiques et ce même avant la conception.

Chez les femmes asthmatiques, le risque d’avoir un enfant prématuré est 30% plus élevé

Le suivi de 225.000 grossesses dans 19 hôpitaux américains a en effet démontré que les futures mères sont d’autant plus à risque d’accoucher prématurément qu’elles ont été exposées aux polluants extérieurs et ce jusqu’à trois mois avant la conception du futur enfant. Dans le groupe des femmes asthmatiques, le risque d’avoir un enfant prématuré est ainsi 30% plus élevé. « On savait déjà que tout se jouait très tôt in utero, réagit à Madrid le Pr Eugenio Baraldi, de l’université de Padoue (Italie). Car les poumons immatures des nouveaux nés prématurés sont d’une part plus à risque de développer dans les premières années de vie une sensibilité aux infections virales (comme le virus respiratoire syncitial, VRS , agent majeur de la bronchiolite ) mais aussi, à plus long terme, une maladie asthmatique« .

TABAGISME.

Les futures mères asthmatiques devraient donc logiquement, selon l’étude américaine, éviter les activités en extérieur bien avant la conception de leur enfant. « Celles qui ne sont pas asthmatiques devraient surtout arrêter le tabac et ce avant leur grossesse. Car le tabagisme, actif et passif, est un facteur connu pour ralentir la maturation des poumons des enfants à naître« , insiste le spécialiste. « Pendant la grossesse, il est d’ailleurs important d’intensifier le suivi des femmes pour aborder par exemple le sujet du sevrage tabagique« , insiste un autre spécialiste, le Dr Louis-Philippe Boulet, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (hôpital Laval) et ainsi voir les femmes toutes les 4 à 6 semaines ».

Sylvie Riou – Association Strasbourg respire

Polémique : « Strasbourg respire » conteste les propos d’un pneumologue

« Strasbourg respire » est une association dont le but est de lutter contre la pollution de l’air à Strasbourg, mais ce problème est le même dans toutes les grandes villes.

Michel Aubier, chef du service de pneumologie-allergologie de l’hôpital Bichat, également médecin-conseil du groupe pétrolier Total, est au cœur d’une polémique en raison notamment de propos tenus dans plusieurs médias, minimisant la toxicité du diesel sur la santé.

« Dans l’émission “Allô Docteur” du 1er mars (sur France 5), le Pr Michel Aubier, pneumologue à l’AP/HP (assistance publique/hôpitaux de Paris), a affirmé que la pollution atmosphérique n’était pas cancérigène sauf à de très forts taux d’exposition et essentiellement chez les fumeurs » , déplore le collectif « Strasbourg respire ». « Un rectificatif nous semble indispensable pour corriger certains propos d’un médecin universitaire qui vont à l’encontre des principales études médicales, et notamment des études de l’OMS qui a classé le diesel cancérigène en 2012 et la pollution atmosphérique cancérigène en 2013 » , ajoute ce collectif dans un communiqué.

Michel Aubier n’était pas joignable hier pour réagir. « L’OMS s’est déjà trompée plusieurs fois, regardez sur la grippe aviaire ! Il faut faire extrêmement attention aux discours alarmistes. Mes patients fumeurs, du coup, me disent : “Je peux continuer à fumer, c’est le diesel !” Or 95 % des cancers du poumon, c’est le tabac » , s’est-il défendu auprès de Libération. Le quotidien révèle que celui-ci a par ailleurs passé sous silence son activité de médecin-conseil chez Total qu’il exerce depuis la fin des années 1990… Lors d’une audition, le 16 avril 2015, par la Commission d’enquête du Sénat sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, Michel Aubier, alors représentant l’AP-HP à la place du directeur général Martin Hirsch, indisponible, « déclarait sous serment n’avoir “aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques” » , écrit Libération. Martin Hirsch, qui a fait de la lutte contre les conflits d’intérêts une priorité au sein de l’AP-HP, affirme de son côté qu’il ignorait jusqu’alors le lien du pneumologue avec le pétrolier. Il a adressé un courrier au président de la Commission d’enquête sénatoriale, indiquant qu’il avait demandé des éclaircissements.

Source : Alsace.fr

 

Lien vers le site de l’Association

Association Strasbourg respire

Pour sourire un fake du Parisien

Une petite seconde d’inattention et c’est une belle «Une» de journal qui peut partir en sucette.

C’est ce qui aurait pu arriver hier à nos confrères du «Parisien»… Heureusement pour eux, c’est bien un fake comme ils nous l’ont fait finalement savoir!

Peu importe, ça reste amusant. Et le vrai cauchemar du journaliste!

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Moche : Villejuif :« On aurait pu mourir en pleine nuit »

Une image de la France, ce fait divers pourrit la vie des habitants de Villejuif, mais il est évident que d’autres endroits en France vivent le même cauchemar.

Récit :

Dans la salle, les bailleurs de Domaxis peinent à présenter leur projet de rénovation. Les habitants, n’y tenant plus, les interrompent en colère. «Laissez-les finir, on vous laisse la parole après », répète le maire (LR)Franck Le Bohellec.

Lundi soir, à l’Hôtel de ville, une cinquantaine de résidants du quartier du Vercors-Chastenet de Villejuif avait fait le déplacement pour crier leur désespoir. Depuis des années, les dysfonctionnements du parc de 400 logements sociaux se multiplient : interphones cassés, locaux squattés, absence de places handicapés. La succession d’incendies mystérieux au même niveau du parking souterrain a été le coup de grâce.

D’origine criminelle et accidentelle, les feux du 11 septembre, 20 octobre et 4 janvier ont traumatisé les riverains qui continuent à se garer dans le sous-sol insalubre du 14 allée du Vercors, à l’aide de leurs phares dans un lieu calciné, où le plafond est soutenu par des étais. «Il n’y a jamais eu d’extincteurs, ni d’alarmes. On aurait pu mourir en pleine nuit. Et depuis le 1er incendie, la suie est remontée dans les appartements à cause des trappes d’enfumage restées ouvertes. Les gosses toussent », bondit Samia, une mère de famille, exaspérée. Les bailleurs vont donc fermer provisoirement le parking et invitent les riverains à utiliser celui du 2-4 allée du Vercors, le temps des travaux, pas avant le 2e semestre 2017. « Le prix du stationnement va aussi passer de 43, 80 € à 25 € par mois pour tous », annonce Hervé Crestey, directeur territorial. Satisfactions dans la salle.

Mais la rancœur est là. « On se sent abandonnés. Vous ne répondez à aucunfax, ni recommandé », peste un habitant. Une soixantaine de résidants a d’ailleurs rédigé une plainte à l’encontre de Domaxis pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Mais ils n’ont pas pu l’envoyer faute d’être constitués en association. «Pour cela, il faudrait qu’on ait une salle. Quand est-ce qu’on pourra s’installer dans celle de la résidence ? », demande un autre. Réponse : en mai. «En attendant, on mettra à disposition une salle de la mairie », promet Franck Le Bohellec. Une longue liste des travaux est établie jusqu’en 2018. Mais les riverains attendent des actes. Prochain rendez-vous dans six mois, promet le maire.

Salaires des fonctionnaires : hausse de 1,2% en deux fois

Pour la première fois depuis 2010, les quelque 5,4 millions de fonctionnaires vont bénéficier d’une augmentation générale. Elle se fera en deux fois  : 0,6 % le 1 er juillet et 0,6 % le 1er février. L’enveloppe globale de la hausse sera finalement de 1,2 % et non 1 % comme proposé initialement par le gouvernement.

Après cinq années blanches, les quelque 5,4 millions de fonctionnaires vont bénéficier d’une augmentation salariale. Elle se montera finalement à 1,2 % et se fera en deux fois : 0,6 % le 1erjuillet et 0,6 % le 1er février. La ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, avait proposé d’abord ce jeudi matin aux syndicats de fonctionnaires à l’ouverture des discussions une hausse de 1 % avec le calendrier suivant : 0,5 % en novembre 2016 et 0,5 % en mars 2017. Elle a revu sa copie. « Cela représente 338 euros bruts par an sur la fiche de paie d’un enseignant en fonction depuis 10 ans et 202,71 euros pour un infirmier en poste aussi depuis 10 ans », a précisé la ministre à la presse à l’issue de la réunion.

Après avoir évoqué une augmentation « symbolique », Annick Girardin, était montée d’un cran dans ses revendications, vendredi 11 mars . Manuel Valls lui avait donné raison sur RMC ce mardi : « Il y aura un geste significatif » d’annoncé lors du rendez-vous salarial programmé jeudi matin avec les syndicats de fonctionnaires, avait promis le Premier ministre.

Avancer un peu le calendrier

Le climat social s’est beaucoup alourdi avec la réforme contestée du Code de travail et rendait risquée l’annonce d’une mesure salariale sans discussion, comme en 2009. Même si, en l’absence de geste sur le point depuis près de six ans, toute augmentation générale marquera un tournant. C’est donc le haut de la fourchette envisagée ce week-end qui a été proposé. Ce qui augure peut-être d’un petit geste supplémentaire d’ici à la fin de la séance. De source syndicale, la ministre a laissé entendre qu’elle pourrait proposer au moins d’avancer un peu le calendrier à la reprise de la séance de discussion.

En année pleine, 1 % d’augmentation de la valeur du point de la fonction publique qui sert de base au calcul du traitement des quelque 5,4 agents de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux, coûte 750 millions d’euros au budget de l’Etat ; une facture qui monte à 1,85 milliard d’euros par an pour les trois fonctions publiques, selon la Cour des comptes. Ces mesures vont s’ajouter aux 4 à 5 milliards d’euros par an d’ici à 2020 liés au protocole sur les carrières décidé à l’automne dernier, dont plus de 500 millions pour le seul Etat en 2017. Sachant que les dépenses de personnel dans la fonction publique représentent 278 milliards d’euros, soit près du quart de la dépense publique. La masse salariale de l’Etat, qui avait quasiment stabilisé en début de quinquennat, va de fait repartir fortement à la hausse, d’autant que les effectifs progressent également.

Les Echos.

Loi travail : nouvelle mobilisation nationale dans les lycées

Nouvelle journée de contestation, en fin d’article je mets les liens :

  • pour le suivi de la journée heure par heure
  • vers la pétition lancée contre cette Loi du Travail.

Amas de poubelles devant l’entrée, barrières métalliques et banderoles : ce jeudi des lycées et des universités étaient bloqués à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées à la loi El Khomri, tandis que des milliers de jeunes descendaient dans la rue. Si le gouvernement de Manuel Valls, qui a remanié son projet face à la levée de boucliers des syndicats, des organisations de jeunesse et jusque dans les rangs socialistes, se dit désormais confiant d’avoir une majorité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière et à peine plus d’un an avant la présidentielle.

Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne et Tolbiac, sont fermés sur décision de l’administration. Devant plusieurs centaines de personnes rassemblée devant la Sorbonne, un jeune homme s’égosille, microphone à la main : « Ce mouvement, c’est Mai 68. Aujourd’hui, la présidence (de la fac) a essayé de nous arrêter, mais on va continuer à se battre. » Fermeture également de Paris-8 Saint-Denis en banlieue, après un vote des étudiants en assemblée générale. Une cinquantaine de jeunes écoutent les orateurs, devant l’entrée bloquée par des palettes et des poubelles amoncelées. Les deux principaux campus de l’université Lumière-Lyon-2 n’ont pas ouvert leurs portes, pour raison de « sécurité » selon la direction, à la suite du blocage de l’un des sites par des étudiants. Cours également suspendus sur le campus Victoire de Bordeaux. Côté lycées, l’Union nationale lycéenne (UNL) a décompté une trentaine d’établissements « perturbés » dans la capitale, dont une quinzaine totalement bloqués, sur 188 lycées dans l’académie de Paris. De source policière, on recensait en milieu de matinée cinq lycées encore bloqués sur l’agglomération parisienne, dont quatre à Paris.

« On veut faire du bruit »

Dix lycées étaient bloqués à Nantes, selon la police. Des pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de poubelles devant un établissement du nord de la ville. À Marseille, des centaines de lycéens se sont rassemblé devant la préfecture dans une ambiance festive, tandis qu’à Tours, la manifestation se déroulait dans la matinée, avec de 3 000 à 4 000 personnes, dont les trois quarts de jeunes. À Paris, la manifestation est prévue à partir de 13 h 30, à partir de République. Près du lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement, des lycéens se sont massés en bordure de l’avenue République avec des sifflets, lancent des pétards et bloquent quelques voitures avec des barrières métalliques avant de les laisser passer. « On veut que les gens klaxonnent, on veut faire du bruit pour manifester notre mécontentement », déclare Julie, 15 ans. « On continuera de bloquer jusqu’au retrait de la loi. Mais il faut être réaliste, ça tiendra pas longtemps, on n’est que des lycéens. » « L’enjeu, c’est de massifier la mobilisation côté jeunes, aussi bien en AG que dans la rue, avant de rejoindre les salariés le 31 mars », a expliqué William Martinet, président de l’Unef, premier syndicat étudiant.

Il dit attendre au moins autant de jeunes dans les rues que le 9 mars, lorsque 100 000 d’entre eux avaient défilé partout en France aux côtés de 400 000 salariés, selon l’Unef. Les autorités avaient comptabilisé 224 000 personnes au total. La nouvelle version du projet présentée lundi par Manuel Valls n’a pas eu raison de la colère de toutes les organisations de jeunesse, mais la Fage a jugé, elle, qu’elle permettait « la poursuite du dialogue », et n’appelle pas à la mobilisation. Un point en particulier a convaincu le deuxième syndicat étudiant : la garantie jeunes, dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi, qui deviendra un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Mais, pour les contestataires, « l’universalité » de cette mesure « reste un mot creux », car sa mise en oeuvre pour les 900 000 jeunes concernés coûterait de quatre à cinq milliards d’euros, selon William Martinet. Pendant sa campagne, le candidat François Hollande avait fait de la jeunesse une priorité de son quinquennat. Une promesse que lui rappellent à l’envi les organisations de jeunes. Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 24 mars, et le gouvernement espère le faire adopter d’ici l’été.

Suivi de la manifestation heure par heure sur le parisien

Pétition contre la loi Travail

 

Pétition contre la Loi du Travail

Comme promis je vous mets le lien si vous désirez exprimer votre désaccord avec le projet de loi sur le Travail dont voici les mesures phares :

La ministre du travail propose une réforme qui transforme en profondeur le code du travail.

Parmi les éléments proposés dans le projet actuel 

☞  En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.

☞  Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

☞  Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail

☞  Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos

☞  Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu

☞ Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine

☞  Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d’une loi antérieure).

☞  Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.

☞  Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.

☞  Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.

☞  Après un accord d’entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.

☞  Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous !

Interpellez la ministre du travail et demandez lui de renoncer à ce projet.

1. Signez la pétition
2. Interpellez la ministre sur http://loitravail.lol
3. Likez la page Facebook de la mobilisation

Signez la pétition et RDV sur http://loitravail.lol

Une troisième frégate furtive de nouvelle génération livrée à la marine française

La Marine nationale a pris mercredi à Toulon livraison de sa troisième frégate Fremm, furtive et équipée du nouveau missile de croisière naval (MdCN), produite par DCNS qui entend réaliser 50% de son chiffre d’affaires à l’export dans les prochaines années.

« L’objectif de DCNS, qui réalisait 10% à l’international il y a une quinzaine d’années, est de passer de 30% aujourd’hui à 50% de ventes à l’export », a confié mercredi à l’AFP un porte-parole du groupe industriel français.

Le Languedoc, qui sera basé à Toulon, est la 5e frégate multi-missions (Fremm) produite par DCNS, dont le premier exemplaire, l’Aquitaine, basé à Brest avec la Provence, a été livré en novembre 2012. Deux autres exemplaires ont été vendus à l’Égypte et au Maroc.

Lors de la cérémonie sur le Languedoc, l’ingénieur général de l’armement Laurent Sellier s’est dit très satisfait des qualités opérationnelles des Fremm Aquitaine et Provence qui ont participé en début d’année aux actions de la force internationale Task-50 dans le Golfe.

Le navire, entièrement compatible avec les systèmes utilisés par l’Otan, a alors démontré son « interopérabilité », lors des opérations conjointes menées notamment avec la marine des Etats-Unis, a-t-il expliqué.

Selon Hervé Boy, qui a été commandant de frégate avant de rejoindre DCNS, ces navires ont l’avantage d’être « extrêmement furtifs » en ayant « une signature acoustique comparable à celle d’un chalutier ».

En outre, il relève la puissance de l’armement qui comprend notamment 16 missiles de croisière naval, « équivalant français du Tomahawk américain », ainsi que des missiles Aster, Exocet, et des torpilles MU90.

Ce navire, dit multi-mission, est cependant particulièrement développé pour la chasse anti sous-marine, avec plusieurs sonars, notamment des équipements pouvant être déployés à partir de l’hélicoptère Caïman marine (NH90) embarqué.

Fierté pour DCNS, la double motorisation, avec une propulsion par turbine à gaz qui permet à la frégate d’atteindre 27 noeuds et une motorisation hybride assurant « une grande discrétion en mode furtif à une allure de 16 noeuds », a détaillé Hervé Boy.

Par rapport à la précédente génération de frégates ASM (anti-sous-marine) françaises, qui nécessitaient un équipage de quelques 250 hommes, il faut seulement 108 marins pour les Fremm, en comptant l’équipage de l’hélicoptère.

Dans le cadre du programme Fremm, DCNS doit livrer au total 10 navires dont huit à la Marine nationale, tandis qu’un consortium transalpin doit livrer les dix bateaux homologues commandées par la l’Italie.

Initialement, la France prévoyait de se doter de 17 navires de ce types pour un budget de 6,5 milliards d’euros, mais la Défense à réduit sa commande à 11, puis finalement 8 navires, faisant exploser le coût unitaire de chaque frégate.

Grippe : le retour

L’épidémie de grippe qui semblait pourtant avoir ralenti, est repartie de plus belle depuis deux semaines en France métropolitaine. Cette reprise serait due à la vague de froid combinée à la fin des vacances scolaires, selon l’Institut de veille sanitaire.

SOS Médecins relève dans un communiqué de presse que « depuis quinze jours-trois semaines », il y a « une recrudescence marquée du nombre de cas de grippe dans toutes les régions françaises, comme si une seconde épidémie s’installait« . Lors de la première phase de l’épidémie, le profil des patients atteints était « plutôt classique, avec peu de complications respiratoires« , le nombre d’enfants de moins de 10 ans touchés « est nettement plus important que d’habitude » depuis le début de la seconde phase.

« Les symptômes cliniques sont marqués par des fièvres très élevées, de nombreux malaises vagaux et une durée des symptômes qui s’étale souvent pendant huit jours » ajoute SOS Médecins, précisant que « les signes respiratoires et les complications bactériennes sont aussi souvent présents« .

Dans son bulletin hebdomadaire, l’Institut de veille sanitaire (InVS) note pour sa part « une reprise » de l’activité dans la majorité des régions « possiblement liée à la vague de froid, combinée à la fin des vacances scolaires » (de février). L’InVS rappelle toutefois que l’épidémie reste « majoritairement liée aux virus de type B et sans signe apparent de gravité« .

Selon le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm qui ne prend en compte que les grippes avec fièvre supérieure à 39 degrés, 1,4 million de personnes ont consulté un médecin pour des syndromes grippaux en sept semaines d’épidémie, dont 277.000 nouveaux cas la semaine dernière, contre 241.000 la semaine précédente.

Les régions les plus touchées étaient la Champagne-Ardenne (853 cas pour 100.000 habitants), le Nord-Pas-de-Calais (814 cas) et la Haute-Normandie (728).

L’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (Irsan), qui se base sur des données fournies en temps réel par SOS Médecins, évalue pour sa part, à partir de critères plus larges, le nombre d’individus touchés par la grippe à 2,1 millions à la date du 14 mars.

Voici le lien vers l’article sos coups de froid  :

Huiles essentielles : allergie, coup de froid, syndrome grippal…et leurs complications : nez qui coule, éternuements, nez bouché, mal de gorge…

Près d’un Français sur deux attend trop pour aller chez le dentiste

Vous reconnaissez vous dans ce français sur 2, j’en fais partie, je ne plaide qu’en partie coupable, parfois les dentistes dont la mienne en fait partie ont des délais si énorme que prendre rendez-vous est une prévision sur le moyen terme…

Récit :

La visite en cabinet dentaire pour un dépistage, des conseils et des soins de prévention n’est pas encore un réflexe pour tous les Français.

Encore 45% des Français ne se rendent chez un dentiste qu’en cas d’urgence. Pourtant, à ce stade, les soins sont souvent plus lourds et plus coûteux. Un constat qui motive l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) et son réseau de dentistes à continuer à se battre pour faire de la prévention dentaire une priorité dans les politiques de santé publique mais aussi sur le terrain. Les besoins sont toujours là, comme l’a rappelé mardi sa présidente, le Dr Sophie Dartevelle, lors d’une conférence de presse sur les 50 ans de l’association.

«Toutes les maladies bucco-dentaires comme la carie et les maladies parodontales (maladies de la gencive et de l’os) peuvent être totalement évitées grâce à un comportement adapté», explique Sophie Dartevelle, insistant sur l’importance de continuer la sensibilisation en matière d’hygiène dentaire et alimentaire. «Nous devons intensifier nos actions dans les écoles, former les personnels médico-sociaux pour qu’ils diffusent le message aux seins des maisons de retraite ou dans les centres pour personnes en situation de handicap» souligne-t-elle.

Elle rappelle également la nécessité d’aller à la rencontre des plus vulnérables et démunis par l’intermédiaire d’associations comme la Croix Rouge Française. Comme ces familles renoncent souvent aux soins pour des raisons financières, il est essentiel de les encourager à acquérir les bons gestes d’hygiène et à consulter plus régulièrement. Se faire soigner une petite carie est totalement remboursé et évite les soins plus compliqués et chers comme la pose d’une couronne qui restent en majorité à la charge du patient. L’UFSBD plaide aussi pour que les produits d’hygiène dentaire soient considérés comme des produits de première nécessité et donc détaxés pour permettre aux plus démunis d’effectuer les gestes de prévention simple.

Un gage de bonne santé générale

Si, en 20 ans, le nombre de caries chez les enfants a déjà été divisé par 4, il reste encore des progrès à faire à tous les âges de la vie. Un brossage biquotidien pendant 2 minutes avec un dentifrice fluoré, l’utilisation du fil dentaire chaque soir, une alimentation équilibrée, une visite de prévention par an visant à diffuser des conseils adaptés permettraient encore d’améliorer la santé bucco-dentaire des Français, estime l’association.

L’Assurance maladie propose déjà un bilan bucco-dentaire accompagné d’une séance de prévention totalement pris en charge et sans avance de frais aux enfants âgés de 6, 9 et 12 ans et aux femmes enceintes de 4 mois . «C’est très bien mais ça ne suffit pas, on continue à faire du lobbying pour que ce genre de consultations apparaissent pour les enfants dès trois ans, et pour les autres tranches d’âge car la carie est une pathologie universelle qui concerne toute la population à tous les âges de la vie», s’appesantit le Dr Dartevelle. Dès l’apparition des premières dents, les enfants peuvent développer des caries s’ils s’endorment avec un biberon contenant un liquide sucré  (lait, eau sucrée, sirop). «Les dents de laits, même si elles tombent, doivent être brossées, surveillées et soignées car elles ont un retentissement sur la santé générale et les dents définitives», rappelle Céline Poulet, de la Croix Rouge française. Il y a trois fois plus de risques d’avoir des caries sur les dents définitives quand on a eu des caries sur des dents de lait. Les femmes enceintes doivent aussi être sensibilisées au fait que les problèmes dentaires ou gingivaux peuvent avoir un effet néfaste sur leur fœtus. Enfin, le déchaussement des dents n’est pas une fatalité liée au grand âge. Il est dû à est une maladie d’origine infectieuse et inflammatoire qui attaque la gencive et l’os qui peut survenir jeune et que l’on peut traiter.

Seulement 36 % des Français sont conscients que les problèmes bucco-dentaires sont susceptibles d’entraîner des problèmes cardiaques, articulaires et de participer à l’entretien des maladies chroniques. «Personne ne peut se déclarer en bonne santé s’il n’est pas en bonne santé bucco-dentaire. En ce sens, les recommandations d’hygiène dentaire sont de véritables recommandations de santé», conclut la présidente de l’UFSBD.