Loi Travail : le gouvernement dévoile sa nouvelle version

La version revue et corrigée de l’avant-projet de Loi Travail est présentée ce lundi par le Premier ministre Manuel Valls aux partenaires sociaux. Ces derniers décideront alors de la suite à donner à leur mobilisation contre cette réforme.

Exercice périlleux lundi pour le gouvernement : à 14h30, le Premier ministre entouré de Myriam El Khomri (ministre du Travail) et Emmanuel Macron (Economie) livrera aux partenaires sociaux le fruit des intenses tractations des derniers jours sur la loi Travail. Une version « corrigée » du projet contesté de réforme du droit du Travail, qui divise jusqu’au sein de la majorité.

Entre demande de retrait et demande de fermeté

D’un côté, des syndicats (CGT, FO notamment), des jeunes, des socialistes réclament le retrait pur et simple du projet qu’ils assimilent à un détricotage du code du travail.

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A l’opposé, le patronat refuse son « affadissement ». « Renoncer serait suicidaire », a prévenu dimanche le négociateur social du Medef, Alexandre Saubot, pointant l’explosion du chômage en France. Entre les deux, des syndicats dits réformistes, CFDT en tête, qui ont milité pour une réécriture des points litigieux. En particulier : le plafonnement des indemnités prud’homales, les critères de licenciement économique ou des décisions unilatérales des patrons de PME en matière d’aménagement du temps de travail.

« On ira au clash »

Même dans ce camp qui a joué la carte de la négociation (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa), le ton s’est durci à la veille des arbitrages. Les « réformistes » brandissent aujourd’hui la menace d’une mobilisation « dans la rue ». Faute de retrait des « mesures néfastes », « on ira au clash », a lancé dimanche soir le numéro un de la CFDT Laurent Berger.

En plus des partenaires sociaux habituels ont également été invitées les deux premières organisations étudiantes, l’Unef et la Fage. Redoutant de s’aliéner les jeunes, l’exécutif les avaient déjà reçus vendredi, deux jours après leur mobilisation. Mercredi 9 mars, plusieurs milliers d’étudiants et lycéens avaient manifesté contre cette loi de la « précarité », comme les salariés en grève à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires.

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Et l’Unef planifie déjà une nouvelle journée d’action le 17 mars avant de se rallier le 31 à l’appel à la grève et à manifester des syndicats, notamment la CGT et FO.

Le texte dans sa version initiale - Aucun(e)

FRance Bleu par Marina Cabiten

Semaine du Cerveau du 14 au 20 mars 2016

La 17e édition de la Semaine du Cerveau, coordonnée par la
Société des Neurosciences aura lieu en France du 14 au 20 mars 2016.
Pendant toute cette semaine, le grand public pourra aller à la rencontre
des chercheurs pour apprendre à mieux connaître le cerveau et
s’informer sur l’actualité de la recherche.
C’est un événement spectaculaire par sa dimension nationale
(plus de 30 villes impliquées) et internationale (62 pays),
par le nombre de chercheurs mobilisés, par le succès public
rencontré, et par la qualité de sa programmation.
Plus de 35 000 personnes, jeunes et adultes ont déjà
participé en 2015 et partagé l’enthousiasme des chercheurs.

Ateliers, conférences, expositions et spectacles, débats, ..

Un peu partout dans toute la France, voici la carte avec les villes où des animations sont organisées.

semaine cerveau villes.png

lien vers le site, semaine du cerveau, pour trouver les animations proches de chez vous

En vedette ce lundi : Martin Fourcade

Martin Fourcade est un homme en or, sportif hors normes il est seulement géant !

Martin Fourcade a bien failli s’adjuger une cinquième médaille d’or historique sur les Mondiaux d’Oslo, ce dimanche, à l’occasion de la mass start ultime. Seulement Johannes Boe, devant son public, en a décidé autrement…

Déjà crédité de quatre titres sur ces Mondiaux d’Oslo, sacré sur le sprint, la poursuite et l’individuel, mais également en relais mixte, Martin Fourcade briguait ce dimanche une cinquième médaille d’or – du jamais vu sur une même quinzaine – mais aussi et surtout un sans-faute dans les épreuves individuelles à l’occasion de la mass start finale. Privé de grand chelem la veille alors que le relais tricolore complété par Simon Fourcade, Simon Desthieux et Quentin Fillon-Maillet était passé au travers (9e à près de deux minutes du collectif norvégien), l’intéressé comptait bien finir ces championnats sur une note historique.

Auteur d’une faute à son premier tir, Martin Fourcade a néanmoins compromis d’entrée ses chances de sacre ce dimanche, ainsi contraint de puiser dans ses réserves pour recoller au bon wagon quand Simon Desthieux, deuxième à mi-parcours, lui volait la vedette dans le clan tricolore. Avant le troisième passage devant les cibles néanmoins, le grand bonhomme du jour se révélait. Johannes Boe prenait les commandes et, malgré une erreur au troisième shoot qui profitait provisoirement à son inoxydable compatriote Ole Einar Bjoerndalen, s’imposait comme le principal rival de quadruple champion du monde français.

Revenu du diable vauvert pour sa part, avec un passif maximal de 28″6 effacé au sortir de son quatrième tir, Martin Fourcade tenait bien le flambeau à l’amorce du dernier tronçon skié, avec 7″2 d’avance alors sur le petit frère de Tarjei Boe, seulement ce dernier, manifestement plus frais et porté par le public d’Oslo, lui damait le pion à la force des bâtons. La Norvège entière pouvait exulter, victorieuse enfin d’un Martin Fourcade au visage tout à coup plus humain. Le jeune Catalan n’en est pas moins devenu ces jours-ci l’égal d’un monument scandinave. Un Ole Einar Bjoerndalen toujours vert, troisième de cette mass start, qui était le seul jusqu’alors à avoir signé un quadruplé sur des Mondiaux. En 2005 à Hochfilzen, et en 2009 à Pyeongchang.

La mass start article eurosport avec vidéo

La mythique Calypso s’apprête à partir pour la Turquie

C’est une de mes « madeleine de Proust », Cousteau était avec son bateau les héros de mon enfance, ce bateau est arrivé dans un bien triste état, pourtant il a tant bourlingué, tant fait rêver …. Récit :

Le navire du commandant Cousteau est sur le départ, ce lundi, pour être rénové à l’étranger. Initialement prévu vers l’Italie, ce voyage le mènera en Turquie, où un ingénieur naval italien pilotera le chantier qui doit durer deux ans.

calypso

Le mythique bateau est en route pour être restauré. La Calyspo, le navire du commandant Cousteau, devait embarquer ce lundi sur un cargo et quitter le port de Concarneau, dans le Finistère, pour être prise en charge en Turquie. Le navire devait être chargé lundi matin dans les cales d’un cargo de 115 mètres de long, a fait savoir l’Équipe Cousteau, la fondation propriétaire du bateau. La Calyspo, qui pèse quelque 111 tonnes et mesure une quarantaine de mètres de long, devait être hissée à bord du cargo à l’aide de deux grues. L’opération, à la fois délicate et spectaculaire, ne devait pas durer plus d’une heure.

Ce départ pour un autre pays signe une nouvelle étape dans le sort de cette embarcation emblématique, alors que de nombreuses questions se posaient sur son avenir. Ancien dragueur de mines construit en 1942 aux États-Unis, La Calypso avait fait naufrage à Singapour en 1996, un an avant le décès du commandant Cousteau. Sa restauration pour en faire un nouvel «ambassadeur des océans» avait connu un coup d’arrêt en 2009, faute d’accord entre les chantiers Piriou, en charge de l’opération, et L’Équipe Cousteau.

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Depuis, la situation n’évoluait pas. Jusqu’à ce qu’en 2015, la carcasse du navire ne soit menacée de saisie par un huissier alors qu’elle croupissait depuis des années dans un hangar du port finistérien. Perspective: une vente aux enchères. Le transfert du mouvement vers un autre lieu pour le rénover est alors envisagé. Les sommes dues aux chantiers Pirou sont versées et un coordinateur est nommé par la fondation propriétaire pour organiser cette nouvelle étape. Résultat: le 6 mars dernier, le navire est sorti de son hangar pour être placé sur un quai du port de Concarneau. L’objectif initial est de l’emmener en Italie, où doit être menée la coûteuse et ambitieuse rénovation.

Chantier à istanbul, ingénieur naval italien

Ce ne sera finalement pas l’Italie. Le départ annoncé ce lundi a pour destination Istanbul, en Turquie. «Le choix s’est porté sur un spécialiste à Istanbul qui est associé à une société américaine», indique à l’AFP l’Équipe Cousteau, à propos du chantier qui sera chargé de rénover le navire en bois. L’Équipe Cousteau justifie ce choix par le fait que c’est dans les «pays de la partie orientale de la mer Méditerranée (…) que l’on peut trouver encore la technologie traditionnelle des constructions navales en bois».

C’est toutefois un ingénieur naval italien, Marco Cobeau, qui a été engagé pour suivre la rénovation sur le chantier naval turc. La restauration devrait durer deux ans. Les mêmes infrastructures, les mêmes équipements et les objets présents sur la Calypso d’origine seront gardés, avec pour seules exceptions certains équipements plus modernes de navigation, ainsi que les moteurs, qui seront plus efficaces que les anciens et plus respectueux de l’environnement.

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La soucoupe plongeante jaune «Denise» figure notamment parmi les équipements du navire à avoir marqué l’histoire. Premier type de véhicule sous-marin construit dans un but d’exploration scientifique, elle sera rénovée et remise en place sur la Calypso.

Histoire de La Calypso, du mythe à la dérive

Depuis 1956, la Calypso a été de toutes les missions de Jacques-Yves Cousteau. Sur tous les océans, le navire a permis la recherche, et le développement de techniques et de matériel de travail.

Sa carrière avait débuté comme dragueur de mines dans la Royal Navy, en 1942, sous le matricule froid «J-826». Aujourd’hui, la vieille dame, désormais mondialement célèbre sous le nom de Calypso, est menacée d’expulsion, et se retrouve au cœur d’une bataille juridique.

calypso concarneau

À l’origine de l’imbroglio, un désaccord sur les travaux de rénovation à effectuer. Chargés dans un premier temps de transformer l’épave en musée, les chantiers Piriou de Concarneau affrontent l’Équipe Cousteau. Une histoire de gros sous, bien loin des missions scientifiques menées par le commandant au bonnet rouge.

Article du site escales maritimes

 

C’est que la retraite a toujours été compliquée, pour la Calypso. Débutée en 1996, cette retraite anticipée a été provoquée par un naufrage, suite à une collision avec une barge dans le port de Singapour. Le site de l’Équipe Cousteau indique que le bateau s’apprêtait à entamer une nouvelle expédition, sur le fleuve Jaune.

La Calypso, vrai laboratoire flottant

Laboratoire flottant, le navire a connu ses heures de gloires entre 1956 et 1996. Pendant quarante ans, de la création du scaphandre autonome, à la conception de sous-marins, il a éprouvé de nouvelles technologies.

Comme à Marseille, en 1952, sur l’épave du Grand-Conglué. Grâce à l’invention par Jacques-Yves Cousteau et Émile Gagnant du scaphandre autonome, équipé pour la première fois de bouteilles à air comprimé et de détendeurs, l’équipe de Cousteau va découvrir des milliers d’amphores et de pièces datant du IIe siècle.

hélicoptère calypso

C’est en effet dans la recherche sous-marine que la Calypso va jouer son plus beau rôle. Équipée d’un nez avec chambre d’observation sous-marine, le bateau accueille une autre invention du commandant: Denise. Il s’agit d’un sous-marin, au format miniature, capable d’accueillir deux plongeurs et de descendre à plus de 300 mètres.

En 1957, l'équipage de la calypso pose avec le prototype d'une «soucoupe volante» SP-350. Il s'agit de la maquette du sous-marin Denise.

Le bateau qui fera traverser l’Atlantique à Cousteau

À partir de 1973, la Cousteau Society voit le jour au États-Unis. Son rôle est de sensibiliser le grand public à la préservation des océans. Les missions de l’équipe restent inchangées: explorer les océans, les épaves et filmer la biodiversité.

Encore une fois, le bateau jouera un rôle essentiel. Loin de ses débuts méditerranéens, il parcourt les côtes atlantiques, le Pacifique, les Caraïbes. Le journaliste Hugo Verlomme, évoque sur son blog de multiples destinations: les Antilles, le Mexique, l’Amazonie.

En 1973, lors d’une mission en Antarctique, le bateau est victime d’un accident. Il entre en colision avec un iceberg. L’accident, relaté par le journal télévisé, est un des nombreux exemples d’avarie qui touchera le naivre pendant sa carrière.

Les années 70 voient aussi la disparition de deux proches de Jacques-Yves Cousteau lors d’expéditions. Le second de la Calypso est tué par l’hélice d’un hélicoptère, en Antarctique en 1975. En 1979, c’est au Portugal que survient un second accident, dans lequel est tué un des fils du commandant.

L' Alcyone, en 2006. Ce bateau est équipé de deux «voiles» rigides.

Quelques années plus tard, la Calypso ne sera plus seule. En 1985, Jacques-Yves Cousteau lance l’Alcyone, un navire propulsé en partie grâce à un système de voiles rigides. C’est ce système qui devait équiper la Calypso II, projet élaboré par la commandant Cousteau, mais abandonné notamment en raison de son coût.

Aujourd’hui, le sort de l’épave de la Calypso reste en suspens. Dans l’Odyssée, Calypso est le nom de la nymphe qui recueille Ulysse après son naufrage. Pour l’heure, rien ne dit que ce qui reste du bateau trouvera quelqu’un pour le recueillir.

lien vers l’article avec les vidéos sur la Calypso

Et le Nord devint « Hauts-de-France – Nord Pas de Calais-Picardie »

Petit à petit les régions agrandies adoptent leur nouveau nom.

Ce lundi, le conseil régional Nord-Pas-de-Calais-Picardie a proposé que la nouvelle région s’appelle désormais « Hauts-de-France » avec en sous-titre « Nord Pas de Calais-Picardie », un vœu qui devait être transmis dans la journée à l’État. « Hauts-de-France » présente l’avantage de ne pas arbitrer au profit de l’ancienne région Nord-Pas-de-Calais et aux dépens de la Picardie, qui ont été mariées en 2015 dans le cadre de la réforme territoriale. Le conseil régional a adopté cette proposition du président Xavier Bertrand (LR) à l’unanimité des votants (ceux de la droite et du centre, qui sont 116), tandis que les 54 élus FN se sont abstenus. « Marier l’histoire de notre région au nom de notre beau pays, cela a du sens », a déclaré en séance Xavier Bertrand juste avant le vote.

Dans la présentation officielle, « Nord-Pas-de-Calais-Picardie » apparaît comme un sous-titre de « Hauts-de-France », ce qu’a confirmé l’entourage de Xavier Bertrand. De même, il n’y a pas de tiret entre Nord et Pas de Calais, ni dans le nom de Pas-de-Calais, qui est l’un des cinq départements de la nouvelle région, qui existe juridiquement depuis le 1er janvier 2016. Ce choix doit être validé au plus tard le 1er juillet par le conseil des ministres et suivi d’un décret du Conseil d’État avant le 1er octobre. Les 170 conseillers (la gauche ne siège plus à la région depuis les élections de décembre 2015) devaient choisir entre trois noms : « Nord-de-France », « Terres-du-Nord » ou « Hauts-de-France ».

55 000 habitants ont voté

Ces trois noms, selon l’institution régionale, avaient « retenu l’attention de l’exécutif régional » après avoir été mentionnés par des lycéens et apprentis lors d’une consultation organisée par la région pendant deux semaines. 150 lycées et CFA ont répondu, selon le vice-président Gérald Darmanin. De jeudi à dimanche minuit, « plus de 55 000 » habitants de la nouvelle région ont voté sur le site internet du conseil régional sur les trois noms qui leur étaient proposés. Dans une allocution, Xavier Bertrand s’est employé à rassurer immédiatement sur le maintien des « identités » régionales, déclarant que « la question du picard en tant que langue est posée », tout comme pour « le flamand », ce qui « n’est pas une question secondaire ». « On a besoin de savoir d’où on vient et on a besoin de savoir où l’on va », a-t-il ajouté. Sans surprise, la préférence de Xavier Bertrand a suscité des interrogations teintées d’humour. « Question con : comment appellera-t-on les habitants des Hauts-de-France ? Les Hautistes ? Les Hauts-Français ? », a tweeté un internaute. « Les Hautois », lui a répondu un autre. Sur Twitter, le maire de Roubaix Guillaume Delbar (LR) a précisé qu’il voterait « avec enthousiasme » pour la proposition « Hauts-de-France ».