Baptême d’une nouvelle région : ADIEU GRAND EST : CE SERA ACALIE, RHIN-CHAMPAGNE OU NOUVELLE AUSTRASIE !

Le suspense continue pour nommer les nouvelles régions, pour la région Est le choix se décante alors quel sera son nom : Acalie, Nouvelle Austrasie ou Rhin-Champagne ?

Et le tiercé gagnant est : Nouvelle Austrasie (36 voix), Acalie (32 voix) et Rhin-Champagne (26 voix). Exit Grand-Est, le favori. Le turfiste évoquerait une grosse cote.
« C’est une surprise », reconnaissait hier humblement Philippe Richert, président d’une région affublée d’un acronyme (Acal) qu’il exècre et grand initiateur d’une démarche participative se voulant exemplaire. Hier, ce qui fut jadis l’hôtel de la région Lorraine, à Metz, a accueilli, après Châlons-en-Champagne et Strasbourg, la troisième étape du processus.
Celle-ci avait pour mission d’arrêter une short-list de trois noms, soumise dès lundi au vote des internautes. Quand la séance débute, quinze noms sont affichés devant les soixante participants à cet exercice de démocratie, orchestré par Valérie Debord, vice-présidente de la région.
Experts et citoyens tirés au sort
Parmi eux : des experts (historiens, géographes, communicants, journalistes…), des membres du conseil économique et social, des agents territoriaux et, des citoyens tirés au sort, devant huissier, parmi 3 000 candidats.
Les quinze noms encore en lice sont le fruit des discussions et sélections précédentes. Chaque membre de la commission a devant lui quatre papiers et trois gommettes rouges. Il doit dans un premier temps écrire un nom de son choix avec une courte argumentation sur chacune des feuilles. Ces dernières sont ensuite collées sur les panneaux près de l’appellation sélectionnée.
Exit Estrie et Ile d’Europe
Des noms filent en tête ; d’autres sont d’emblée promis à un échec cuisant comme Estrie, Orest ou encore Ile d’Europe.
Puis vient le temps des gommettes apposées puis dénombrées. Derrière les trois premières, Grand Est France n’est pas très loin avec 22 voix, suivi d’Union Grand Est qui comptabilise 19 suffrages.
Après le vote, il faut rédiger un argumentaire. Trois groupes partisans se forment. Les avocats de la Nouvelle Austrasie y voient une appellation « intemporelle, fédératrice, par son antériorité historique » qui « relie passé (Austrasie) et avenir (Nouvelle). »
Poésie ou prestige parole aux internautes
Les défenseurs d’Acalie décrivent « un nom de baptême fondateur, fédérateur, poétique, paisible, facile à prononcer, harmonieux et intemporel ».
Après l’histoire et l’air du temps, le groupe constitué autour de « Rhin-Champagne » considère que son choix évoque « une région dynamique au développement économique ancien et prestigieux et au patrimoine historique et culturel reconnu depuis l’Antiquité. ».
Alors que les discussions sont encore en cours, les premières fuites déchaînent les réseaux sociaux. La parole est désormais aux internautes.

Des noms difficiles à vendre

La parole est désormais aux internautes. Ces derniers auront la responsabilité immense de donner un nom à la région et ceci, pour les générations à venir. A l’issue du vote hier à Metz, Philippe Richert a loué avec insistance l’implication des citoyens, experts ou non. Derrière l’hommage sincère pointait néanmoins un embarras compréhensible face à des noms politiquement très difficiles à vendre : Rhin-Champagne, parce qu’il efface la Lorraine ; Nouvelle Austrasie, en raison d’une justification historique qui remonte à la nuit des temps ; Acalie qui, même féminisé, reste cet acronyme qu’il exècre.
La démocratie participative, aussi orchestrée et louable soit-elle, est par définition imprévisible. Fallait-il, par exemple, écarter Grand Est, ce que se sont appliqués à faire les membres de la commission ? Cette appellation fédératrice ne méritait-elle pas, au minimum, d’être soumise à une appréciation populaire plus large ? Il faut croire que non.
Dès hier, les réactions sur les réseaux sociaux étaient vives et, le plus souvent, lapidaires pour les trois appellations choisies. Cette férocité ne doit certes pas être prise au pied de la lettre. Elle est la règle sur le web. Mais derrière l’exubérance du ton, le message devra être entendu. Si message il y a.
Pierre Roeder

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