Journée de l’audition. 50% des Français sont « agressés » par le bruit

« Nous sommes soumis à une pression sonore permanente », assurent les experts. Un bruit en continu qui joue sur notre santé et « agresse » un Français sur deux.

Échec scolaire, difficultés de socialisation, carrière professionnelle contrariée, voire risque accru de démence : la perte auditive est un fléau à tous les âges, souligne l’association JNA dont la campagne de prévention 2016 cible les bruits du quotidien qui dégradent la santé de nos oreilles.

Les pauses silencieuses sont devenues rares voire inexistantesD’ailleurs, un Français sur deux se sent agressé par le bruit au travail ou dans les transports, et neuf sur dix estiment que le bruit a des effets directs sur la santé, selon un sondage Ifop publié ce jeudi en vue de la 19e journée nationale de l’audition (JNA) le 10 mars.

Le bruit est aujourd’hui perçu comme une nuisance, une « pollution sonore » parce que les pauses silencieuses sont devenues rares voire inexistantes. « La grande différence est qu’autrefois le bruit ne rentrait pas dans la sphère privée », observe Sébastien Leroy, de JNA.

Une action directe sur la zone la plus sensible de l’oreille interne Alors qu’il n’est pas rare à présent que des jeunes vivent jour et nuit avec un casque sur la tête pour écouter de la musique, regarder des vidéos ou masquer le bruit des autres. Que ce soit dans la rue, dans les transports en commun, au restaurant, au bureau ou à domicile, « nous sommes soumis à une pression sonore permanente », constate ainsi le professeur Jean-Luc Puel, directeur de recherche de l’Inserm.

Or cette exposition permanente affecte non seulement l’ouïe mais encore la santé en général, insiste Pascal Foeillet, médecin ORL. « Le bruit a une action directe sur la zone la plus sensible : la partie auditive de l’oreille interne », explique-t-il, rappelant que les effets sont liés à l’intensité et à la durée de l’exposition.

Selon ces chercheurs, les personnes vivant dans une zone où les bruits générés par la circulation routière dépassent 60 décibels dans la journée ont un risque accru de décès de l'ordre de 4%.

Dans une rue à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 75 à 90 décibelsAinsi à partir de 85/87 décibels (dB) et une exposition variant de huit heures à quelques minutes selon l’intensité du bruit, « le système auditif souffre et, à long terme, des troubles auditifs ou des acouphènes vont s’installer ». À titre d’exemple, dans une rue animée ou à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 75 à 90 dB. Les sports mécaniques génèrent eux un bruit allant de 90 à 110 dB.

Le Dr Foeillet ajoute que la « lésion s’installe de manière très insidieuse, sans forcément être perçue immédiatement ». Et, elle est irréversible. Dans les discothèques où le bruit peut atteindre les 110 décibels et plus, « des dégâts considérables peuvent intervenir en quelques minutes », insiste de son côté Martine Ohresser, médecin ORL.

Troubles du sommeil, surpoids et anxiétéLe bruit a en outre des effets plus généraux sur la santé en agissant sur le système émotionnel. Des études ont ainsi montré que des personnes exposées au bruit quotidien comme celles habitant à proximité d’un aéroport présentaient plus fréquemment des maladies cardiovasculaires, des pressions artérielles plus élevées ou des troubles psychiques comme l’anxiété voire la dépression. Elles souffrent aussi davantage de troubles du sommeil.

Dans les bureaux en « open space », le bruit généré par les conversations, les sonneries des téléphones, entraîne plus de fatigue, les salariés étant contraints d’être « hyper concentrés » pour rester efficaces.

Plus de 6 millions de Français touchés par des problèmes d’auditionEn France, 12 à 13 % de la population, soit 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d’audition, selon des données de la JNA. L’association estime que ces données sont probablement inférieures à la réalité faute, notamment de dépistage efficace.

« Les tests basiques sont insuffisants », déplore le professeur Hung Thaï Van, chef de service audiologie qui évoque de mauvais diagnostics. Selon lui, « près de 40 % des enfants en difficultés scolaires peuvent ainsi avoir un trouble central d’audition ». L’an dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait averti que plus d’un milliard de jeunes dans le monde étaient menacés par des troubles auditifs parce qu’ils écoutent de la musique trop forte.

source Ouest France

Découverte de 30 petits neurones qui endorment la douleur

Une trentaine de neurones situés dans une région du cerveau, l’hypothalamus, provoquent la libération d’une substance naturelle, l’ocytocine, dans le sang et la moelle épinière, qui inhibe la douleur, selon une étude publiée le 3 mars dans la revue américaine spécialisée Neuron.

 

« L’ocytocine est un acteur essentiel dans la modulation de la perception de la douleur« , a expliqué à l’AFP Alexandre Charlet, chercheur du CNRS qui a coordonné l’étude menée par près de 30 scientifiques internationaux (France, Allemagne, Chine, Suisse, Italie, Etats-Unis).

Jusqu’à présent, le processus de libération de cette ocytocine (qui est notamment synthétisé par l’hypothalamus, dans le cerveau), était mal connu.

Les chercheurs sont parvenus à identifier un « centre de contrôle de la douleur » constitué d’une trentaine de neurones qui coordonnent la libération d’ocytocine dans le sang et la moelle épinière.

« Lors de douleurs aiguës ou d’une sensibilisation inflammatoire (brûlure, pincement, coupure, etc.), l’information est acheminée par les nerfs périphériques jusqu’aux neurones de la moelle épinière« , explique le CNRS à l’AFP.

« L’information est alors adressée à d’autres neurones, parmi lesquels une petite population de 30 cellules de petite taille […] de l’hypothalamus, identifiés par l’équipe d’Alexandre Charlet. En retour, ils activent une famille de gros neurones […] dans une autre région de l’hypothalamus, qui libèrent l’ocytocine dans la circulation sanguine« .

L’ocytocine vient alors « endormir » les neurones périphériques (situés près de la zone douloureuse) qui envoient au cerveau le message responsable de la douleur. Parallèlement, le prolongement de ces trente neurones (appelés axones et mesurant jusqu’à un mètre) atteint la plus profonde des dix couches de la moelle épinière. « C’est précisément à cet endroit, où le message sensoriel est codé en intensité, qu’ils libèrent l’ocytocine. Ils diminuent donc, par deux voies simultanées, la reconduction du message douloureux au cerveau« , selon le CNRS.

Les chercheurs espèrent à présent « trouver des marqueurs génétiques capables d’activer ou inhiber de manière spécifique ces trente neurones« , afin de mieux atténuer les symptômes de patients souffrant de douleurs pathologiques, tout en limitant les effets secondaires, a commenté Alexandre Charlet.

Par Allodocteurs

 

Névralgie pudendale, pétition auprès du Président de la République

Ce 15 décembre 2017 la pétition est fermée, forte de 1 K de signatures. Elle a été remise au Président de la République.

 

 

Merci à tous les signataires.

 

 

Névralgie Pudendale, Douleurs Myofaciales, pour que la maladie soit reconnue invalidante

Aujourd’hui, beaucoup de personnes souffrent de névralgie pudendale souvent accompagnée de douleurs myofaciales, mais trop peu sont entendues et reconnues.

Lorsque l’on se retrouve en arrêt de travail ou maladie, nous sommes souvent confrontés au regard et à l’incompréhension de beaucoup de médecins conseils de la CPAM, malgré les divers comptes-rendus, résultats et autres radios.

A leurs yeux, ces maladies ne justifient en rien nos arrêts que pour la plupart qualifient « d’arrêt de confort ». Ils comprennent notre douleur, mais nous renvoient systématiquement vers le monde du travail. Nous avons droit jusqu’à 3 ans d’arrêt maladie avec ALD, sauf qu’ils se permettent d’y mettre fin avant pour cette raison et également pour une question d’âge ! Et le malade dans tout ça ?

Mais comment travailler, lorsque l’on ne peut ni s’asseoir, ni rester trop longtemps debout? Quel métier ou vocation peut-on faire ou avoir dans notre cas, pour subvenir à nos besoins? Aucune proposition, on nous coupe les vivres, et on doit se débrouiller ainsi !

Sans oublier ceux qui sont obligés de rester constamment allongés, tellement la douleur est insupportable. Ces maladies sont chroniques et invalidantes, et l’impact psychologique est fortement préoccupant.

Malgré les centres anti-douleur qui nous accompagnent dans ce quotidien infernal après un temps d’attente très important, trop peu de médecins, de spécialistes connaissent ces pathologies, et pour ceux dont c’est leur vocation, ils sont soit trop loin, soit surchargés.

Mais en terme administratif, comment sommes-nous protégés? Les délais sont trop longs, chaque demande, démarche, réponse, équivaut a au moins 6 mois d’attente si ce n’est plus. C’est énorme.

Il faut attendre plusieurs mois avant d’avoir une réponse positive ou négative, pour se faire reconnaître HANDICAPE. Et concernant les demandes d’invalidité, il ne faut surtout pas en parler au risque de se faire rire au nez en nous disant de ne pas rêver, car à leurs yeux, on ne répond pas au 2/3 d’incapacité de travail ou encore une fois, que nous sommes trop jeunes. Mais sur quoi se basent-ils, puisqu’ils ne prennent même pas en compte l’avis des spécialistes?

Il est temps que ça change, car nous vivons dans des situations les plus précaires les uns que les autres.

Nous, malades de la névralgie pudendale et douleurs myofaciales demandons une reconnaissance totale de ces maladies et qu’elles soient reconnues en INVALIDITE.

Ces maladies ne se voient pas, mais sont pourtant bien présentes et invalidantes, et nous gâchent notre existence. 

 

Adressée à
Monsieur le Président de la République François HOLLANDE
Monsieur le Prémier Ministre Manuel Valls
Madame la Ministre Marisol Touraine