Le lâcher prise

Qu’arriverait-il si nous savions avec certitude que tout ce qui nous inquiète aujourd’hui se passera bien ?

Et si… nous avions l’assurance que le problème qui nous ennuie sera résolu au mieux et au moment opportun ?

Si nous savions, de plus, que dans trois ans nous serons heureux d’avoir subi ce problème et d’avoir trouvé la solution ?

Et si…. nous savions que même notre pire crainte s’avérerait sans fondement ?

Et si… nous avions l’assurance que tout ce qui se produit, et s’est produit, au cours de notre vie devait arriver, était prévu pour nous et se situait au mieux de nos intérêts ?

Et si… nous avions l’assurance que nos proches connaissent exactement ce qui leur est nécessaire pour devenir les personnes qu’elles sont destinées à devenir ?

Et si, en plus, nous avions la certitude que les autres peuvent se prendre en main et que nous n’avons pas à les diriger ni à nous rendre responsables d’eux ?

Et si… nous savions qu’on nous réserve un bel avenir et que nous aurons en abondance des ressources et des conseils nous permettant de faire face à tout ce qui nous attend ?

Et si… nous savions que tout va bien et que nous n’avons à nous inquiéter de rien ?

Que ferions-nous alors ?

Nous serions libres de lâcher prise et d’apprécier la vie !

Répétez cette phrase dans votre tête, et soyez-en convaincu :

« Aujourd’hui, je ne m’inquièterai de rien. Si je m’inquiète, je le ferai en comprenant que je choisis de m’inquiéter et que c’est inutile. »

Christine H.

Fausses accusations, «non» veut dire «oui» : les stéréotypes sur le viol ont la vie dure

D’après un sondage réalisé pour l’association Mémoire traumatique et victimologie, les idées fausses sur le viol sont encore largement répandues chez les Français.

Un sondage Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie (à lire car très intéressant) publié ce mercredi vient confirmer que la culture du viol est largement répandue dans la population française. Plusieurs stéréotypes restent profondément ancrés dans la population, selon cette enquête réalisée via internet du 25 novembre au 2 décembre 2015, auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Premier problème : nombre de Français (61%) et de Françaises (65%) considèrent ainsi qu’un homme a plus de mal «à maîtriser son désir sexuel qu’une femme», selon le sondage. «C’est le mythe sexiste d’une sexualité masculine naturellement violente, pulsionnelle et prédatrice», dénonce l’association dans cette première photographie des représentations sur le viol et les violences sexuelles.

Trop souvent encore, «la victime, c’est la coupable»

Certains stéréotypes semblent particulièrement ancrés chez les jeunes : près d’un tiers (30,7%) des 18-24 ans assurent que «les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées lors d’une relation sexuelle». Une opinion qui pourrait être corrélée à la banalisation de la pornographie sur internet, affirme l’association.

Si la quasi-unanimité des Français-e-s (96%) qualifient à juste titre de viol le fait de forcer une personne qui le refuse à avoir un rapport sexuel, 24% considèrent par exemple qu’une fellation forcée relève de l’agression sexuelle, non du viol. Ce que contredit la définition de ce crime dans le Code pénal : «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol».

«Elle l’a bien cherché…»

De même, les notions de contrainte et d’emprise sont mal reconnues. Plus d’un Français sur quatre (26%) juge que lorsque l’assaillant menace sa victime et qu’elle ne résiste pas, ce n’est pas un viol mais une agression sexuelle.

Flirter, adopter une attitude séductrice, accepter d’aller seule chez un inconnu, constitue aussi pour plus d’un quart des Français-e-s (27%) un motif de déresponsabilisation du violeur, sur le mode «Elle l’a bien cherché…».

Une proportion non négligeable (17%) estime aussi que forcer sa conjointe à avoir un rapport sexuel alors qu’elle le refuse n’est pas un viol. Car le mythe du «vrai viol» perdure (à l’extérieur, sous la menace d’une arme, par un inconnu, à l’encontre d’une jeune femme séduisante…) et traduit une méconnaissance de la réalité statistique des viols : dans 90% des cas, les victimes connaissent leur agresseur. 58% des viols sont perpétrés dans le couple et, pour les mineurs, 53% au sein du cercle familial. Plus de la moitié des sondés (55%) jugent à tort que l’espace public est le plus dangereux.

Des statistiques sous-estimées

Le nombre annuel de viols est aussi sous-estimé : 41% des Français le situe entre 10 000 et 50 000. En réalité, la moyenne observée ces cinq dernières années fait état de 98 000 viols ou tentatives de viol, dont 14 000 sur des hommes. En tenant compte des mineurs, premières victimes des violences sexuelles, «on arriverait sûrement à un chiffre supérieur à 200 000», selon l’association.

Les Français estiment que 25% des victimes portent plainte. Elles ne sont en fait que 10%. Enfin, les sondés considèrent que certaines victimes accusent à tort leur agresseur, pour se venger (32%) ou pour attirer l’attention (23%). «Ce mythe est tenace. Ce sont les seuls crimes ou délits pour lesquels on soupçonne a priori la personne qui s’en déclare victime», s’émeut la présidente de Mémoire traumatique, la psychiatre Muriel Salmona.

Article source : Libération

Méditation et effets sur le corps……

Après les effets sur le psychisme, voici ce que notre corps peut attendre comme bénéfices de cette pratique.

méditation bienfaits

Peut-elle guérir ?

Avant de savoir si la méditation peut guérir des maladies, il faut s’interroger sur l’influence qu’elle peut avoir sur le corps.

Selon plusieurs études1-4, le cerveau aurait une certaine plasticité, c’est-à-dire qu’on pourrait l’entraîner comme un muscle. En mettant l’accent sur sa capacité de concentration, sur l’observation de notre propre intérieur, c’est-à-dire nos pensées et émotions, la méditation fait partie de ces entraînements mentaux. Le fait de la pratiquer permettrait d’augmenter la concentration de matière grise dans plusieurs régions du cerveau, comme l’hippocampe gauche ou le cervelet. En outre, les personnes qui ont une longue expérience en méditation présentent un cortex cérébral plus épais que des personnes comparables qui ne pratiquent pas la méditation. Cette différence est encore plus marquée chez les personnes âgées, dont le cortex s’affine progressivement avec l’âge.

Il est donc aujourd’hui scientifiquement prouvé qu’une activité purement spirituelle peut avoir un certain pouvoir sur le corps, et notamment sur le cerveau. Mais qu’impliquent ces changements du cerveau sur le fonctionnement du corps et sur le traitement des maladies en général ?

La méditation comme complément aux traitements conventionnels

Aujourd’hui, plusieurs établissements de santé publics et privés – dont la majorité se trouve aux Etats-Unis – incorporent la méditation à leur programme thérapeutique1. La technique de méditation proposée est généralement la Mindfulness Based Stress Reduction (MBSR), c’est-à-dire la réduction du stress basée sur la méditation de pleine conscience. Cette technique a été introduite par le psychologue américain Jon Kabat-Zinn2. Cette technique de méditation encourage à accueillir et observer les moments de stress quotidiens sans les juger. La réaction habituelle est de vouloir fuir les émotions négatives en s’absorbant dans une activité ou en pensant à autre chose, mais cela aurait tendance à les aggraver. Pratiquer quotidiennement la MBSR stimulerait ainsi les parties du cerveau qui jouent un rôle dans le processus de mémorisation, la régulation des émotions, ou encore la capacité à prendre du recul, de façon à ce que les patients puissent profiter de la vie, indépendamment des circonstances3.

Son rôle dans le traitement de certaines maladies

La méditation comme traitement à part entière

De manière générale, la méditation stimulerait l’activité du cortex préfrontal gauche, la partie du cerveau qui est responsable des sentiments positifs tels que l’empathie, l’estime de soi ou le bonheur, tout en diminuant les sentiments négatifs comme le stress, la colère ou l’anxiété. De plus, elle réduirait les sensations de douleur grâce à son action sur le cortex cingulaire antérieur, l’insula et le thalamus. A titre d’exemple, les adeptes expérimentés de la méditation Zen ont développé une résistance accrue à la douleur2. Cela suppose que rien n’empêche une personne malade de pratiquer la méditation de manière indépendante et autonome, mais cela nécessite une régularité importante, une grande motivation et surtout du temps.

 

En fait, il faut retenir que la méditation permet surtout d’accompagner le malade vers l’acceptation de sa maladie pour la supporter de la façon la plus confortable possible. La réduction de la sensibilité à la douleur ou au stress, par exemple, ne supprime pas la cause de la douleur ni la maladie. Elle ne guérit donc pas directement la maladie, mais elle peut insuffler un autre regard sur elle, un état d’esprit qui, lui, peut favoriser la guérison. Elle peut tout de même difficilement se substituer à un traitement conventionnel, d’autant plus que ceux-ci ne permettent pas toujours d’accéder à la « guérison », dans le sens du retour à l’état qui précédait la maladie. Les deux approches sont donc complémentaires.

Pour quelles maladies ?

– La méditation indiquée pour les maladies physiques

Des études ont montré l’efficacité de la méditation (de pleine conscience, notamment1) dans les problèmes de peau, les douleurs chroniques, les troubles respiratoires, ou encore les problèmes du coeur.

Une étude réalisée à l’université de Calgary2 a notamment révélé que des patients atteints du cancer auraient ressenti des améliorations significatives de leur humeur et de différents symptômes liés au stress, ainsi qu’une réduction de la sensation de fatigue. D’autres études traitant des effets positifs de la méditation sur les patients atteints de cancer sont également disponibles3,4. Une autre étude réalisée à Pittsburgh5 sur des patients souffrant de lombalgie chronique montre qu’ils auraient quant à eux développé une plus grande tolérance à la douleur et une meilleure forme physique, sachant que le fait de rester immobile a tendance à aggraver la lombalgie. La méditation aurait également permis d’améliorer l’efficacité des traitements aux ultraviolets chez les patients atteints de psoriasis. Cela s’explique sans doute par le fait que le psoriasis est généralement la manifestation physique d’un excès de stress.

Elle aurait donc non seulement des vertus « curatives » mais également préventives : une autre recherche6 a montré qu’une pratique régulière de la méditation, à raison d’une séance hebdomadaire pendant 8 semaines, augmenterait la production d’anticorps de l’organisme. Cela peut s’expliquer par le lien qui unit les émotions positives et les réactions immunitaires. En outre, la méditation améliore l’intéroception (= conscience qu’une personne a de son propre corps, de ses sensations physiques) de la personne qui le pratique. Ainsi, elle est plus réceptive aux différents signaux – notamment  négatifs – que lui envoie son corps, et peut se rétablir plus rapidement que les autres en cas de maladie grâce au renforcement de son système immunitaire.

 

– La méditation indiquée pour les maladies psychologiques

La méditation, au vu de tous les bienfaits qu’elle présente sur la gestion du stress, des émotions négatives, est évidemment indiquée dans les troubles psychologiques tels que le stress ou l’anxiété généralisée. Une étude réalisée sur des personnes souffrant d’anxiété généralisée7 a montré que 8 semaines de pratique de la MBSR avaient permis de réduire significativement l’anxiété, comparativement à un groupe témoin.

L’observation de ses émotions et la prise de recul qu’implique la méditation sont donc d’une grande aide contre les troubles psychologiques. Elle permettrait d’ailleurs également de prévenir les rechutes dépressives.

 

– La méditation présente-t-elle des contre-indications ?

La méditation ne présente presque aucune contre-indication. Toutefois, elle ne serait pas recommandée aux personnes souffrant de dépression majeure, car celles-là pourraient avoir plus de difficultés que les autres, lors d’un exercice de méditation, à laisser leurs émotions négatives défiler sans jugement, car le problème de la dépression consiste justement à ressasser les mêmes idées noires.

 

Méditez pour ne pas déprimer ! (et pas seulement)

La preuve par le scanner. Une étude vient d’être menée sur l’impact de la pratique de la méditation en pleine conscience sur les personnes dépressives sujettes aux récidives. Les résultats sont très encourageants : le taux de rechute après un an diminue presque de moitié. Méditer empêche de déprimer.

«On peut entraîner l’esprit comme on entraîne un muscle ou un geste dans un sport.» Le Dr Guido Bondolfi, médecin adjoint agrégé au service des spécialités psychiatriques, applique sa maxime depuis plus dix ans avec les patients qu’il suit. Responsable du programme dépression, il a mis sur pied des séances de groupe fondées sur une méthode dite de pleine conscience (mindfulness). «Des exercices de méditation sont enseignés afin d’être plus attentif au moment présent et de tenir à distance les émotions négatives», explique-t-il.

Eviter la spirale de la déprime

Cette pratique est particulièrement bien adaptée aux personnes dépressives qui tombent facilement dans le piège des pensées négatives. En effet, la dépression est une maladie multirécidiviste : la moitié des personnes qui en fait une, en refera une; après deux épisodes dépressifs, on note 70% de rechutes; après trois, ce chiffre s’élève jusqu’à 90%. «C’est un peu comme si chaque dépression en appelait une nouvelle», note le Dr Bondolfi. Alors qu’un facteur de stress comme un deuil, une séparation ou la perte de son emploi, peut déclencher la première crise, ce n’est pas toujours le cas pour les suivantes. «Une petite variation d’humeur suffit à provoquer le processus de la rechute. Ces personnes sont happées automatiquement par des pensées, émotions ou sensations négatives, ce qui réactive la spirale de la déprime.»

Le programme s’adresse à des candidats en rémission, mais qui ont déjà fait deux ou plusieurs dépressions et redoutent le retour de la tempête. Il se déroule sur huit semaines au rythme d’une séance hebdomadaire en groupe, de deux heures, animée par un psychiatre ou un psychologue, et complétée par 45 minutes d’entraînement quotidien. «La prise de conscience permet de répondre aux événements au lieu d’enclencher automatiquement des ruminations», détaille le psychiatre. Et les résultats sont probants: le taux de rechute à un an diminue presque de moitié, passant de 63% à 36%.

Zone activée

Fort du succès clinique et de l’intérêt des patients, le Dr Bondolfi vient de mener une étude (lire l’encadré ci-contre) avec l’équipe du Pr Patrik Vuilleumier, directeur du Centre des neurosciences de l’Université de Genève et codirecteur du laboratoire du cerveau et du comportement humains. Les participants ont passé une IRM fonctionnelle du cerveau avant les huit semaines de méditation et une autre après. Là aussi les images sont parlantes. «Plus les personnes étaient anxieuses et dépressives, plus l’effet de la méditation était important sur une région du cortex frontal médial. Avant sans réponse, après nettement plus activée», relève le neurologue. Et le Dr Bondolfi de conclure: «Nous commençons à comprendre quels sont les mécanismes cérébraux impliqués. A l’avenir, le but sera de déterminer avec précision les patients pour lesquels cette méthode a le plus de bénéfices.»

Exploration cérébrale

L’étude menée par le Dr Guido Bondolfi et le Pr Patrik Vuilleumier, était composée de deux groupes : dans le premier, des personnes ayant fait plusieurs dépressions ou souhaitant apprendre à mieux gérer leur stress et participant au programme de méditation HUG; dans le deuxième, des non malades ne suivant aucun traitement(groupe contrôle).

Ces deux groupes ont passé un scanner à deux reprises, à distance de huit semaines. Cet examen, entrecoupé par des séances de méditation pour le premier groupe et par aucune thérapie pour le deuxième, visait à mesurer l’activité cérébrale dans trois différentes conditions: au repos, lors d’une tâche attentionnelle, comme détecter des formes apparaissant sur un écran, et pendant une vidéo montrant des scènes de joie ou de colère. «Au cours des trois situations, nous avons constaté dans le premier groupe des modifications dans des régions frontales médiales du cerveau liées à l’introspection et à la régulation des émotions. Cet effet était le plus marqué chez les patients ayant souffert de plusieurs dépressions, notamment dans une zone du cortex cingulaire antérieur. Cette région était nettement plus activée après. La pratique de la méditation leur a permis de mieux contrôler leurs émotions», explique le Pr Vuilleumier

Planète santé

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