Protection des enfants des pervers Narcissiques

Se séparer d’une personnalité manipulatrice perverse

Comment protéger vos enfants?

 

Les victimes de manipulateur pervers pensent avant tout à protéger leurs enfants et en oublient que ce sont elles les cibles !
Je vais parler ici du père pervers narcissique, tout en sachant qu’il peut également y avoir des mères manipulatrices perverses. Pourtant, dans ce que je vais tenter de vous décrire, les scénarios seront principalement masculins.
L’enfant peut être le désir d’une mère, qui tente par celui-ci, de donner vie à la passion fantasmée projetée sur le pervers narcissique avec qui elle forme un couple.
L’enfant peut être aussi le moyen idéal que le manipulateur a pour garder la main mise, ad vitam æternam, sur sa proie.

Témoignages :
Laila: Mes fils ont 9 et 11 ans. Au tribunal, le papa manipulateur pervers a osé agiter de loin deux IPhone. Dieu merci, mes fils n’ont pas cédé.

Magali : Provocation assassine de PN à son fils qui avait refusé d’aller le voir au point rencontre : (envoi de la photo du logiciel dont il rêve) accompagné de : « Je devais te le donner ce matin mais comme tu n’es pas venu je vais le jeter à la poubelle…. »

Il faut comprendre pour mieux agir !
Que ce soit pour aider et accompagner l’enfant, ou pour gérer sa propre situation, le principe de base, « comprendre pour mieux agir », reste toujours primordial.
Mieux vous comprenez le fonctionnement du manipulateur pervers, mieux vous vous en préservez et mieux vous pouvez aider vos enfants à nager dans ces eaux troubles.
Il est inutile de se mentir, vous ne pouvez pas les laisser « en dehors » du problème ! Ils sont de fait impliqués. Que vous l’admettiez ou non, ils en font partie et ils pourront être le bras armé du manipulateur pervers !

Benjamin, … 3 ans (il vit l’inceste) : « Mon père utilise la justice pour me reprendre et me faire du mal ». Ce petit a aussi tenté de sauter par la fenêtre à l’énoncé du nom de son père …

3 piliers sont essentiels pour se sortir d’une relation avec un manipulateur pervers narcissique avec lequel on a un ou plusieurs enfants :
1. Séparation
2. Parole juste
3. Se reconstruire

Le secret de la réussite est la confiance et l’estime de soi. Elle est à développer chez l’enfant ainsi que le parent victime. Je rappelle que le germe qui fait qu’une personne devient « victime », est une confiance en soi faible et instable.
A cause de sa position dans la famille, et de la toxicité des liens qui l’entourent, l’enfant risque lui-aussi d’avoir une estime de soi faible et fragile. Il est donc vital d’en prendre conscience le plus tôt possible pour tenter de contrecarrer l’influence diaboliquement destructrice du manipulateur.

Votre mission sera de valoriser l’enfant au maximum, dans le réel, ici et maintenant, et ce durant tout son développement neuro-psychomoteur. Ce sera également d’aider l’enfant, idéalement dès la naissance jusqu’à 7 ans, afin de lui éviter des troubles psychologiques irréversibles. Ensuite il vous faudra l’accompagner au mieux, tout le long de sa vie ……

Faut-il partir ou faut-il rester « pour » l’enfant ?
Trouvant comme prétexte la présence de l’enfant, nombreux sont les parents protecteurs qui repoussent le moment où ils s’éloigneront du manipulateur pervers. Cette situation, qu’elle soit consciente ou inconsciente, est dramatique et ne vient que répondre à la dépendance affective qui lie la victime à son bourreau.

Catégoriquement, et sans aucune exception, il est essentiel de quitter définitivement le manipulateur pervers. Le plus tôt sera le mieux.

Un enfant qui évolue dans un milieu hautement toxique comme celui-là est un enfant presque perdu ! dit Théodore-Yves Nassé, professeur en psychologie et expert auprès des tribunaux.
Chaque jour, chaque mois, chaque année perdue à « attendre » le bon moment, est autant de temps dont disposera le parent toxique pour polluer l’enfant. Et n’imaginez pas pouvoir cacher la réalité ! L’enfant voit tout, entend tout, et surtout, il vous observe !

Que souhaitez-vous donner comme exemple à votre enfant? Un père ou une mère protectrice qui courbe l’échine, qui se soumet, qui accepte l’inacceptable et qui ne le protège pas réellement ? Ou souhaitez-vous montrer que vous être un parent protecteur qui, une fois les yeux ouverts sur la réalité, cherche et trouve le courage de dire stop, de redresser la tête et de reprendre sa vie en main ?
Vous n’avez que ces deux options. Il vous appartient de choisir.

Arrêtez-vous de lire quelques instants, fermez les yeux et respirez.
Demandez-vous maintenant si vous souhaitez que votre enfant vive, dans sa vie d’adulte, ce que vous êtes en train de vivre depuis des années sans doute…
Posez-vous cette question avec humilité et douceur envers vous-même. Il n’y a pas de place pour la culpabilité, juste pour l’auto-compassion et l’amour partagé avec nos enfants.
Laissez votre cœur guider vos pas.
Vous ne souhaitez pas à vos enfants le centième de ce que vous subissez depuis si longtemps…
Vous souhaitez leur offrir d’autres valeurs que le renoncement à exister…
Je sais que vous souhaitez qu’ils deviennent maître de leur vie et qu’ils la trouvent belle…
Laissez votre cœur vous ouvrir le chemin, leur ouvrir le chemin.
Vous savez maintenant quel exemple vous allez leur offrir !
L’exemple d’un père, ou d’une mère protectrice qui sait dire stop, qui reconnaît s’être trompée, et qui met tout en place pour changer ce qui peut encore l’être. Et c’est la fierté de l’action, le courage de la renonciation que vous allez transmettre. Quoi de plus puissant ?

Petite piqûre de rappel concernant le pervers narcissique :

  • Age émotionnel d’un enfant de 4/5 ans avec un comportement de pré-adolescent dans un corps d’adulte et le pouvoir de nuisance d’un adulte
  • Intelligence de son ego.
  • L’autre n’existe pas. Il n’est qu’un objet à son service.
  • Aime ce que vous lui apportez comme satisfaction personnelle, mais ne « vous » aime pas et n’aime pas ses enfants.
  • Ne jamais sous-estimer son pouvoir de nuisance – il surprendra toujours
  • Ne changera pas, jamais. C’est sa pathologie qui l’empêche d’accepter l’idée même d’avoir un problème et donc lui interdit la mise en place d’une réflexion thérapeutique.
  • On ne discute pas avec lui. Toute discussion aboutira à une reprise de son pouvoir.

Geneviève Schmit – (Extrait du manuscrit qui sera publié aux éditions Grancher en mai 2016)

 

© Geneviève Schmit – diffusion

Lien vers l’article de Geneviève Schmit

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