David Bowie: sa veuve brise enfin le silence

Iman s’exprime pour la première fois depuis le décès du chanteur il y a presque un mois.

 

David Bowie est décédé le 10 janvier dernier des suites d’un cancer. Depuis, son épouse était restée très discrète. Samedi, Iman Abdulmajid, bien qu’elle ait déjà publié quelques photos souvenirs sur les réseaux sociaux, s’est exprimée pour la toute première fois. L’ex mannequin aujourd’hui âgée de 60 ans a ainsi publié une photo sur son compte Instagram où apparaissent deux mots simples mais poignants, accompagnés de son prénom en guise de signature : «  Amour et gratitude  ».

Une pluie de réactions

Mariée depuis 23 ans au légendaire chanteur, Iman avait déjà publié plusieurs émouvants messages sur Facebook dans les jours qui ont précédé la mort de son mari. «  C’est une épreuve réelle, comme celle de Dieu  », avait écrit la top modèle sur ses comptes Twitter et Facebook le jour de la mort de Bowie, qui s’est éteint entouré de sa famille après avoir lutté pendant 18 mois contre un cancer.

Dans les heures qui ont suivi l’annonce du décès de la star, le message d’Iman avait d’ailleurs reçu plus de 2.000 commentaires de condoléances à l’Américaine d’origine somalienne, et à leur fille de 15 ans, Alexandria.

Courage à elle et à sa fille, son attitude est courageuse et très classe !

santé : Une solution simple pour éliminer le cancer du pancréas a été découverte

Des chercheurs toulousains viennent de découvrir que la progression du cancer du pancréas pouvait être stoppée en éliminant totalement une certaine enzyme de l’organisme.

Explications :

C’est l’un des cancers les plus meurtriers : chaque année, en France, 12 000 personnes décèdent suite à un cancer du pancréas, alors que 13 000 nouveaux cas apparaissent annuellement.

Le taux de survie à 5 ans est exceptionnellement faible : seulement 20 % si la maladie est diagnostiquée suffisamment tôt (on rappelle que le cancer du pancréas est encore trop souvent confondu avec la pancréatite chronique) et si le patient bénéficie d’une chimiothérapie. Selon certains experts, en 2020, le cancer du pancréas pourrait même grimper deux places et devenir la seconde cause de mortalité par cancer en Europe…

 

Bloquer la progression de la tumeur

Cependant, il reste de l’espoir : tout récemment, une équipe de chercheurs toulousains a en effet découvert une méthode pour empêcher la prolifération des cellules cancéreuses dans le cadre d’un cancer du pancréas. Le secret ? Éliminer de l’organisme toute trace de cytidine désaminase (CDA), une enzyme naturelle qui intervient dans le développement cellulaire.

Une découverte qui aurait été faite par accident, selon le Dr Pierre Cordelier, directeur de recherche Inserm au Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT). « En éliminant la CDA nous avons découvert que la prolifération des cellules cancéreuses est sévèrement réduite, sans même aucune chimiothérapie, explique-t-il. On ne s’y attendait pas du tout. On croyait qu’enlever la CDA ne faisait qu’aider la chimiothérapie. Mais, ce qui était totalement inattendu, c’est qu’en éliminant la CDA, on bloque la progression de la tumeur. »

Une excellente nouvelle qui devrait permettre l’élaboration de nouveaux traitements d’attaque. Cependant, les applications pour le grand public ne devraient pas voir le jour avant 5 à 10 ans, toujours selon le Dr Cordelier.

Enfin cette nouvelle avancée médicale est un immense espoir face à cette maladie qui est souvent découverte très tard, à l’occasion d’un autre examen médical et à laquelle le taux de survie est fort mince, alors à suivre de près……

Emprunts : Le « droit à l’oubli » concernera cinq types de cancer et l’hépatite C

Bonne nouvelle pour ces personnes ayant eu des gros soucis de santé,

Les personnes guéries de cinq types de cancers et de l’hépatite C seront désormais dispensées de mentionner cette maladie lorsqu’elles souhaiteront contracter un emprunt, a annoncé ce 4 février la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Ce changement était réclamé par les associations de malades qui dénonçaient la « double peine » dont ils faisaient l’objet.

Prévu dans la nouvelle loi de modernisation du système de santé, le « droit à l’oubli » va permettre à d’ex-malades « de bénéficier de conditions qui se rapprocheront autant que possible des conditions standards« , a expliqué le 4 février la ministre de la Santé Marisol Touraine lors de rencontres organisées par l’Institut national du Cancer (INCa).

Jusqu’à présent, les anciens malades, bien que guéris, se voyaient appliquer de lourdes sur-primes ou des taux plus élevés. Dans certains cas, leurs prêts pouvaient même être refusés.

Réclamée de longue date, la première « grille de référence » mise au point par les professionnels de l’assurance et des établissements de crédit, des associations de malades, l’INCa et les pouvoirs publics, a donc été publiée le 4 février.

Elle fixe des délais d’accès à l’assurance emprunteur sans surprime ni exclusion, à compter de la fin du traitement et en l’absence de rechute pour les malades guéris de l’hépatite virale C, du cancer du testicule, de la thyroïde, de certains cancers du sein, mélanomes de la peau et cancers du col de l’utérus.

Quels seront les délais ?

Promulguée fin janvier, la loi de modernisation du système de santé prévoit un délai minimal d’un an et maximal de 10 ans pour accorder le « droit à l’oubli » à certains ex-malades adultes du cancer. Pour les mineurs, le délai maximal est de cinq ans au maximum après la fin des traitements.

Le délai d’un an s’appliquera aux cancers très localisés du sein, du col de l’utérus et mélanomes de la peau (c’est-à-dire ceux dépistés très tôt, lorsqu’ils n’ont pas encore envahi les tissus environnants). Des délais allant de 3 à 10 ans sont prévus pour les cancers des testicules et de la thyroïde, selon les stades ou le type de la tumeur. Le « droit à l’oubli » pourra également s’appliquer à d’anciens malades de l’hépatite C qui pourront avoir un prêt au même taux que les autres, 48 semaines après la fin des traitements, à condition de ne pas être infectées en même temps par le virus du sida ou de l’hépatite B.

La grille sera actualisée tous les ans sur la base des propositions de l’INCa « pour que les conditions d’assurance tiennent compte des progrès thérapeutiques« , a précisé la ministre.

Une avancée majeure

La signature en septembre dernier de la convention AERAS (s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) entre le gouvernement et les assureurs, avait été saluée comme un « pas décisif » par François Hollande qui avait rappelé qu’il s’agissait de l’une des mesures emblématiques du troisième plan cancer lancé en 2014.

« Ce n’était pas une négociation. Ce qui a d’unique dans le travail qui a été fait, c’est que les Français vont disposer du régime le plus favorable au monde en matière d’emprunt et d’assurance dans le cadre d’Aeras par rapport à un certain nombre de maladies », a assuré pour sa part Bernard Spitz, président de l’Association française de l’assurance. « On a commencé par le cancer […] mais nous avons proposé de dépasser le seul sujet du cancer en disant : le moment est venu de tirer les conséquences du progrès de la science », a-t-il expliqué à l’AFP.

Changement climatique : Érosion du littoral : Lacanau envisage de «déconstruire» un quartier

Avant que l’Atlantique engloutisse plusieurs rues et ses habitations, 1.200 logements et 100 commerces de front de mer vont être déplacés, un chantier prévu pour s’achever dans plus de 30 ans.

Grande alliée de la saison estivale pour attirer les touristes, la mer est aussi devenue l’ennemie de Lacanau en Gironde. Face aux forces invincibles de l’océan qui, inexorablement, dame le pion à la terre en hiver, la ville est aujourd’hui contrainte d’envisager le repli. Avant que l’Atlantique engloutisse, un jour ou l’autre, plusieurs rues et ses habitations, 1.200 logements et 100 commerces situés en front de mer de la station balnéaire devraient être déconstruits.

Non ce n’est plus une fiction….. le littoral recule de plus en plus vite alors que faire ?

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En Aquitaine, la gageure de la lutte contre l’érosion du littoral

 L’immeuble le Signal à Soulac maintenant et le même immeuble en 1980.

Il est devenu le symbole de l’érosion du littoral français. Vestige de la ruée vers les stations balnéaires des années 1960, le Signal, cet imposant immeuble dominant le front de mer de la ville de Soulac, en Aquitaine, s’apprête à glisser vers cet océan qu’il a toisé pendant plusieurs décennies. A l’époque de sa construction – le premier bâtiment a été achevé en 1967 –, 200 mètres le séparaient du trait de côte. Aujourd’hui, il n’en reste plus que douze.

Petit à petit, année après année, la houle et le vent ont grignoté la dune sur laquelle est posé le Signal. Et les grosses tempêtes de ces dernières années n’ont pas arrangé les choses. En 2009, Klaus a mangé, d’un coup, plus de dix mètres de dunes. Un an plus tard, c’est Xynthia qui a frappé : quinze mètres ont été avalés. « Là, ça a été l’affolement, la panique», se souvient Jacqueline Gandoin-Jaudin, qui résidait alors au rez-de-chaussée. Celle qui se définit, à bientôt 83 ans, comme « la doyenne du Signal », raconte, d’un ton appliqué :

« De mon appartement, je voyais la dune, mais pas l’océan. Et puis il y a eu Xynthia. Quand je me suis réveillée, je voyais la mer. Toute la crête de dune était partie. J’ai pensé que j’avais un trouble cérébral. »

Quatre ans plus tard, « le couperet tombe ». L’hiver 2014 a arraché 9 mètres supplémentaires à la dune. Elle passe alors sous la barre fatidique des vingt mètres au-dessous de laquelle la stabilité de l’immeuble n’est plus assurée. La préfecture fait évacuer les habitants quelques jours plus tard, le 29 janvier 2014.

« J’ai tout perdu », soupire Jacqueline Gandoin, qui avait acheté son appartement de 70 m2 en 2005 pour 160 000 euros. « C’était mes économies, une vie de travail ». Relogée dans une résidence pour seniors, elle doit désormais payer 500 euros de loyer par mois pour une surface de 29 m2, contre 60 euros de charges de copropriété au Signal. Aujourd’hui, elle exige, comme les 77 autres copropriétaires de l’immeuble, une indemnisation, pour récupérer tout ou partie de son investissement. Ce qui est loin d’être gagné : en septembre, le tribunal administratif a rejeté leur requête, estimant que la situation était de la responsabilité des copropriétaires, en s’appuyant sur un texte de 1807. Ces derniers ont fait appel.

 

« IL VA FALLOIR PASSER À UNE AUTRE MANIÈRE DE PENSER »

Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là : qui va payer pour la déconstruction de l’immeuble, qui plus est amianté ? Les différents protagonistes s’accordent à dire que la situation est « bloquée ». Pendant ce temps, l’érosion se poursuit et l’immeuble risque de s’effondrer, avec des conséquences environnementales et touristiques non négligeables.

Le cas du Signal, jusqu’ici exceptionnel, pourrait l’être un peu moins dans les mois et années à venir. En France, l’érosion chronique entame la côte sableuse de un à trois mètres par an, alors que le niveau de la mer s’élève de trois millimètres annuellement. Sur la côte rocheuse, plus résistante, l’érosion représente 20 à 30 cm. Des chiffres à manier avec précaution, tant ils peuvent différer d’une zone à l’autre.

A Soulac, ce blockhaus a fini par tomber de la dune. Au loin, on en aperçoit d'autres initialement construits à 200 mètres de la mer. Aujourd'hui, il ne sont plus visibles qu'à marée basse.
Blockhaus à Soulac, il a fini par tomber

Le littoral aquitain, comp a généré un recul de 20 mètres en seulement 3 mois, avec des pics à 40 mètres. En une nuit, il arrive parfois que plusieurs dizaines de mètres disparaissent.

Pour se prémunir, la ville de Soulac a renforcé après l’hiver dernier ses protections « classiques », utilisées tout au long du littoral français : des épis, pour contenir le sable, et des ouvrages en enrochement, qui protègent les dunes de la houle. Coût total : 3 millions d’euros. La communauté de communes compte aussi mener une importante opération de ré-ensablement.

Mais cela ne suffit pas. « On a fait beaucoup de cailloux pendant des années, quand l’homme pensait pouvoir canaliser la nature », souligne Frédéric Boudeau, directeur de la communauté de communes de la pointe du Médoc, à laquelle appartient Soulac. « Maintenant, il va falloir passer à une autre manière de penser ».

Frédéric Boudeau, directeur de la communauté de communes de la pointe du Médoc, sur la plage de Soulac, où un épi a été renforcé pour contenir le sable.
Frédéric Bouleau

Même constat pour Catherine Meur-Férec, géographe à l’Institut universitaire européen de la mer de l’université de Brest : « Créer des digues, des murs, ré-ensabler, ça rassure les habitants. Mais ce n’est pas une solution durable. Cela coûte très cher et il y a des répercussions environnementales ».

Lire l’interview de Catherine Meur-Férec : « Les dommages liés à l’érosion du littoral seront plus fréquents et plus élevés »

Pourtant, les Pays-Bas ou encore la Belgique se sont lancés dans de gigantesques travaux pour protéger ainsi leur littoral. Et cela fonctionne…

« La situation est différente. Leur politique est très claire : le trait de côte ne doit pas reculer. Aux Pays-Bas, c’est une priorité nationale. En Belgique, ils n’ont que 70 kilomètres de côte à protéger, urbanisée à 80 %. Ils ont aussi des bancs de sable accessibles pour puiser. Quand on dit : « On ne peut rien face à la nature », c’est faux. Oui, on peut lutter ! Mais ça coûte très cher. La France n’est pas dans cette configuration. »

Faire face à l’érosion nécessite donc de mettre en place des dispositifs sur mesure tant les contextes, d’un pays à un autre, d’une commune à une autre, sont différents.

Une maison de Soulac au bord de la dune.
Maison à Soulac

A Soulac, on tente d’innover. La commune s’est portée candidate pour expérimenter  plusieurs prototypes, parmi lesquels le dispositif « S-ABLE ». Déjà testé au Croisic et à Saint-Brévin-Les-Pins, il consiste à installer des filets dans la mer qui capturent le sable et créent ainsi un nouveau récif sous-marin. Celui-ci casserait l’énergie de la houle, tout en générant un nouvel écosystème. « Cette solution, si ça fonctionne, ce serait le rêve ! », s’enthousiasme Frédéric Boudeau. D’autant que sa mise en place est, financièrement, plus accessible que les solutions traditionnelles.

A 70 kilomètres plus au sud, à Lacanau-Océan, on envisage une solution bien plus radicale. Hervé Cazenave, adjoint au maire chargé du littoral, pose le problème :

« Aujourd’hui, on se retrouve au trait de côte prévu pour 2040, avec vingt-cinq ans d’avance ! Ces trois derniers mois, la dune sauvage a reculé de trois mètres. »

Hervé Cazenave, adjoint au maire de Lacanau, se situe là où se trouvait la dune il y a trois mois. Elle a perdu environ trois mètres cet hiver.
Lacanau

Comme à Soulac, 3,3 millions d’euros ont été engagés après l’hiver 2014 pour renforcer l’enrochement. « Sans cette défense, le trait de côte se situerait vingt-cinq mètres en arrière, en plein milieu de la route. » L’ouvrage est prévu pour tenir jusqu’à 2050 : « une solution d’attente, mais on ne doit pas s’endormir ; l’avancée de l’océan est continue, la zone risque de se retrouver  à l’eau ».

1 400 APPARTEMENTS À DÉPLACER

C’est pourquoi Lacanau a été choisie comme site pilote d’études menées par le Groupement d’intérêt public (GIP) littoral aquitain sur la réponse à apporter au problème de l’érosion. Le groupe a imaginé plusieurs stratégies. L’une d’entre elles, jusqu’ici taboue, est prise de plus en plus au sérieux : la relocalisation. Soit, concrètement,détruire préventivement les constructions en danger et les reconstruire dans une zone plus sûre.

« On ne se fait plus jeter des tomates quand on prononce le mot « relocalisation », c’est une très forte avancée ! », se réjouit Renaud Lagrave, vice-président de la région Aquitaine et président du GIP littoral aquitain. Pour lui, l’érosion est « inexorable ». « Je veux bien qu’on construise des digues à vie, mais ce sont des millions d’euros engloutis. Dans la durée, la relocalisation coûtera moins cher. »

L'enrochement à Lacanau. Son renforcement a coûté 3 millions d'euros. Les travaux se sont achevés en décembre 2014.
Enrochement à Lacanau

A Lacanau, elle concernerait au moins 1 400 appartements sur le front de mer, plus les commerces, pour un coût estimé à 300 millions d’euros. Si le mot n’est plus tout à fait tabou, Hervé Cazenave, l’adjoint au maire, se montre toutefois très prudent et insiste à plusieurs reprises : « Ce n’est qu’une hypothèse, un scénario. »

Du côté des habitants, même si beaucoup grincent encore des dents, on commence à s’habituer à cette possibilité. « Je préférerais cent fois rester ici », assure Roger Chaumeron, propriétaire de l’hôtel familial La Côte d’Argent, qui fait face à la mer. « Mais si on nous avertit trente ans avant qu’on parte, on aura trente ans pour se préparer. » Il semble toutefois dubitatif sur la concrétisation de cette idée. « Ça fait cinquante ans que je suis là, il ne faut pas s’affoler ! Ce n’est pas le tsunami… »

« SANS L’ÉTAT, IL NE SE PASSERA RIEN »

A quelques rues de là, dans sa boutique de photos, Jérôme Augereau, 35 ans, tient un autre discours. Pour lui, « La relocalisation est la seule issue. » Ce qui ne l’arrange pas forcément : «Si je pense à mon intérêt personnel, je suis contre : la ligne de la relocalisation passe juste devant mon magasin ! Mais il faut penser aux générations futures. » Auteur d’une exposition photo sur l’érosion, il peste contre ceux qui continuent à construire sur le front de mer de Lacanau :

« Comment est-ce encore possible en 2015 ? C’est comme si on construisait au niveau du Signal. Et quand ça n’ira plus, ce seront les premiers à demander des indemnisations. C’est prendre les gens pour des cons. »

Malgré le recul du trait de côte, on construit encore sur le front de mer de Lacanau.
Lacanau on construit encore sur le front de mer !

En expropriant les occupants des logements concernés par la relocalisation, « on risque de rentrer dans des procédures comme au Signal, redoute Hervé Cazenave. Ça va prendre du temps, ils vont demander des indemnisations, mais à qui ? Et pendant ce temps là, les bâtiments vont se dégader, ce qui est catastrophique pour le tourisme. »

Dans tous les cas, l’expropriation, la déconstruction puis la reconstruction des bâtiments représenteraient un coût faramineux pour une petite commune comme Lacanau : « On ne peut pas y aller seuls financièrement, explique l’adjoint au maire. Sans l’Etat, il ne se passera rien. »

C’est aussi vers lui que se tourne le Groupement d’Intérêt Public du littoral Aquitain pour résoudre d’épineuses questions juridiques. « Si le droit ne bouge pas, la relocalisation ne pourra pas se faire, on ne pourra toucher à rien, souligne Renaud Lagrave. A Labenne, où la même réflexion est menée, il faudrait déplacer des commerces d’une centaine de mètres. Mais c’est impossible, car la loi Littoral empêche toute construction dans les zones envisageables. Il faut l’aménager. »

Le Groupement d’Intérêt Public du littoral Aquitain doit remettre ses conclusions dans quelques mois à l’Etat, qui devra se prononcer avant la fin de l’année. « J’attends des décisions, il n’y a rien de pire que l’inaction, martèle-t-il. Si on a les mêmes tempêtes qu’en 2014, il y aura sept ou huit « Signal » sur la côte Aquitaine. Alors qu’est-ce qu’on fait ? »

Article Le Monde planète
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/02/28/en-aquitaine-la-gageure-de-la-lutte-contre-l-erosion-du-littoral_4584472_3244.html#fGXBVylvoFaD5Kax.99

 

Protection des enfants des pervers Narcissiques

Se séparer d’une personnalité manipulatrice perverse

Comment protéger vos enfants?

 

Les victimes de manipulateur pervers pensent avant tout à protéger leurs enfants et en oublient que ce sont elles les cibles !
Je vais parler ici du père pervers narcissique, tout en sachant qu’il peut également y avoir des mères manipulatrices perverses. Pourtant, dans ce que je vais tenter de vous décrire, les scénarios seront principalement masculins.
L’enfant peut être le désir d’une mère, qui tente par celui-ci, de donner vie à la passion fantasmée projetée sur le pervers narcissique avec qui elle forme un couple.
L’enfant peut être aussi le moyen idéal que le manipulateur a pour garder la main mise, ad vitam æternam, sur sa proie.

Témoignages :
Laila: Mes fils ont 9 et 11 ans. Au tribunal, le papa manipulateur pervers a osé agiter de loin deux IPhone. Dieu merci, mes fils n’ont pas cédé.

Magali : Provocation assassine de PN à son fils qui avait refusé d’aller le voir au point rencontre : (envoi de la photo du logiciel dont il rêve) accompagné de : « Je devais te le donner ce matin mais comme tu n’es pas venu je vais le jeter à la poubelle…. »

Il faut comprendre pour mieux agir !
Que ce soit pour aider et accompagner l’enfant, ou pour gérer sa propre situation, le principe de base, « comprendre pour mieux agir », reste toujours primordial.
Mieux vous comprenez le fonctionnement du manipulateur pervers, mieux vous vous en préservez et mieux vous pouvez aider vos enfants à nager dans ces eaux troubles.
Il est inutile de se mentir, vous ne pouvez pas les laisser « en dehors » du problème ! Ils sont de fait impliqués. Que vous l’admettiez ou non, ils en font partie et ils pourront être le bras armé du manipulateur pervers !

Benjamin, … 3 ans (il vit l’inceste) : « Mon père utilise la justice pour me reprendre et me faire du mal ». Ce petit a aussi tenté de sauter par la fenêtre à l’énoncé du nom de son père …

3 piliers sont essentiels pour se sortir d’une relation avec un manipulateur pervers narcissique avec lequel on a un ou plusieurs enfants :
1. Séparation
2. Parole juste
3. Se reconstruire

Le secret de la réussite est la confiance et l’estime de soi. Elle est à développer chez l’enfant ainsi que le parent victime. Je rappelle que le germe qui fait qu’une personne devient « victime », est une confiance en soi faible et instable.
A cause de sa position dans la famille, et de la toxicité des liens qui l’entourent, l’enfant risque lui-aussi d’avoir une estime de soi faible et fragile. Il est donc vital d’en prendre conscience le plus tôt possible pour tenter de contrecarrer l’influence diaboliquement destructrice du manipulateur.

Votre mission sera de valoriser l’enfant au maximum, dans le réel, ici et maintenant, et ce durant tout son développement neuro-psychomoteur. Ce sera également d’aider l’enfant, idéalement dès la naissance jusqu’à 7 ans, afin de lui éviter des troubles psychologiques irréversibles. Ensuite il vous faudra l’accompagner au mieux, tout le long de sa vie ……

Faut-il partir ou faut-il rester « pour » l’enfant ?
Trouvant comme prétexte la présence de l’enfant, nombreux sont les parents protecteurs qui repoussent le moment où ils s’éloigneront du manipulateur pervers. Cette situation, qu’elle soit consciente ou inconsciente, est dramatique et ne vient que répondre à la dépendance affective qui lie la victime à son bourreau.

Catégoriquement, et sans aucune exception, il est essentiel de quitter définitivement le manipulateur pervers. Le plus tôt sera le mieux.

Un enfant qui évolue dans un milieu hautement toxique comme celui-là est un enfant presque perdu ! dit Théodore-Yves Nassé, professeur en psychologie et expert auprès des tribunaux.
Chaque jour, chaque mois, chaque année perdue à « attendre » le bon moment, est autant de temps dont disposera le parent toxique pour polluer l’enfant. Et n’imaginez pas pouvoir cacher la réalité ! L’enfant voit tout, entend tout, et surtout, il vous observe !

Que souhaitez-vous donner comme exemple à votre enfant? Un père ou une mère protectrice qui courbe l’échine, qui se soumet, qui accepte l’inacceptable et qui ne le protège pas réellement ? Ou souhaitez-vous montrer que vous être un parent protecteur qui, une fois les yeux ouverts sur la réalité, cherche et trouve le courage de dire stop, de redresser la tête et de reprendre sa vie en main ?
Vous n’avez que ces deux options. Il vous appartient de choisir.

Arrêtez-vous de lire quelques instants, fermez les yeux et respirez.
Demandez-vous maintenant si vous souhaitez que votre enfant vive, dans sa vie d’adulte, ce que vous êtes en train de vivre depuis des années sans doute…
Posez-vous cette question avec humilité et douceur envers vous-même. Il n’y a pas de place pour la culpabilité, juste pour l’auto-compassion et l’amour partagé avec nos enfants.
Laissez votre cœur guider vos pas.
Vous ne souhaitez pas à vos enfants le centième de ce que vous subissez depuis si longtemps…
Vous souhaitez leur offrir d’autres valeurs que le renoncement à exister…
Je sais que vous souhaitez qu’ils deviennent maître de leur vie et qu’ils la trouvent belle…
Laissez votre cœur vous ouvrir le chemin, leur ouvrir le chemin.
Vous savez maintenant quel exemple vous allez leur offrir !
L’exemple d’un père, ou d’une mère protectrice qui sait dire stop, qui reconnaît s’être trompée, et qui met tout en place pour changer ce qui peut encore l’être. Et c’est la fierté de l’action, le courage de la renonciation que vous allez transmettre. Quoi de plus puissant ?

Petite piqûre de rappel concernant le pervers narcissique :

  • Age émotionnel d’un enfant de 4/5 ans avec un comportement de pré-adolescent dans un corps d’adulte et le pouvoir de nuisance d’un adulte
  • Intelligence de son ego.
  • L’autre n’existe pas. Il n’est qu’un objet à son service.
  • Aime ce que vous lui apportez comme satisfaction personnelle, mais ne « vous » aime pas et n’aime pas ses enfants.
  • Ne jamais sous-estimer son pouvoir de nuisance – il surprendra toujours
  • Ne changera pas, jamais. C’est sa pathologie qui l’empêche d’accepter l’idée même d’avoir un problème et donc lui interdit la mise en place d’une réflexion thérapeutique.
  • On ne discute pas avec lui. Toute discussion aboutira à une reprise de son pouvoir.

Geneviève Schmit – (Extrait du manuscrit qui sera publié aux éditions Grancher en mai 2016)

 

© Geneviève Schmit – diffusion

Lien vers l’article de Geneviève Schmit

Séisme de Taiwan le bilan s’alourdit

Comme il fallait s’y attendre le bilan s’alourdit à Taiwan alors que des personnes sont encore ensevelies.

Au moins 28 morts.

Les secouristes taïwanais livraient dimanche une course contre la montre pour retrouver plus de 120 personnes ensevelies sous les décombres d’un ensemble d’appartements qui s’est écroulé après le séisme de Samedi ayant fait au moins 28 morts, selon un bilan encore provisoire. Le bilan de la secousse de magnitude 6,4 qui a frappé le sud de l’île samedi vers 04h00 locales (20H00 GMT vendredi), provoquant l’effondrement d’un ensemble résidentiel de 16 étages et de près de 100 logements dans la ville de Tainan, s’alourdit à mesure que les secours avancent dans leurs opérations. Une enquête a été ouverte sur la construction de l’ensemble d’immeubles tandis que des survivants critiquaient des manquements en matière de de sécurité. 

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122 personnes ensevelies.

Dimanche matin, 122 résidents étaient toujours portés disparus, dont 103 coincés « très profondément » sous les décombres », selon le maire de Tainan, William Lai, qui a ajouté: « il n’y a aucun moyen de les atteindre directement, c’est très difficile ». Le travail des sauveteurs est compliqué par le fait que deux immeubles ont été écrasés par deux autres immeubles voisins, a-t-il expliqué, ce qui les a obligés à consolider les immeubles effondrés avant de creuser. D’après les archives locales, environ 260 personnes habitaient cet ensemble mais les autorités estiment que plus 300 personnes se trouvaient là au moment du séisme, en raison de l’approche des festivités du Nouvel An pendant lesquelles les Taïwanais se retrouvent en famille. Des étudiants occupaient également certains logements sans en avoir été les locataires officiels, selon les mêmes sources.

secouristes tawan 2

 

Les secouristes fouillaient les décombres dimanche, exhortant les survivants coincés à tenir bon pendant qu’ils tentaient de les atteindre. Plusieurs résidents ont été extraits vivants des décombres après plus de 24 heures.
En tout, plus de 250 personnes ont été sauvées, dont environ 200 secourues, les 50 autres ayant pu s’échapper sans assistance. Les secouristes utilisaient des grues, des échelles et des chiens renifleurs pour repérer et extraire les victimes. Parmi les 28 personnes tuées dans le séisme, 26 se trouvaient dans l’ensemble résidentiel effondré, dont un nourrisson de 10 jours et deux autres enfants.

tremblement taiwan

 

Des tremblements de terre réguliers.

La secousse est survenue à une profondeur de 10 kilomètres, à 39 kilomètres au nord-est du port de Kaohsiung, la deuxième ville du pays, a indiqué l’institut géologique américain (USGS). Taïwan, proche de la jonction entre deux plaques tectoniques, est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Une secousse de magnitude 7,6 sur l’échelle de Richter avait frappé l’île en septembre 1999, tuant quelque 2.400 personnes.

Pesticides, un vigneron témoigne : « Viticulteur, je contamine mes voisins, mes ouvriers et moi »

Mardi soir après avoir regardé Cash Investigation France 2, Philippe, viticulteur de l’Entre-deux-Mers, a eu une nuit agitée, et en a fait part sur Facebook. Rue89 Bordeaux a recueilli son témoignage, qu’il a souhaité garder anonyme.

Je suis vigneron depuis 14 ans et mon père l’a été 30 ans de plus avant moi. Je sais que les produits utilisés polluent, malgré la réduction de dose que je m’impose, malgré le recours le plus possible aux produits homologués bio. Je me contamine, je contamine mes ouvriers et mes voisins.

Je suis en colère et victime car, en 2006, j’ai perdu ma mère à 51 ans d’une leucémie. Elle était en permanence dans les vignes et hier soir (mardi, NDLR) il a été démontré que la leucémie était une maladie courante pour notre population. Victime, car étant dans une AOC (appellation d’origine contrôlée) avec une concurrence tellement forte, je n’arrive pas à augmenter mon prix de vente susceptible de me garantir une rentabilité autrement que par ce mode de production. Et là je parle de la masse !

Il faut qu’on aille plus loin. Notre population agricole est vieillissante (plus de 50% de nos agriculteurs ont plus de 50 ans) et elle aimerait arriver à la retraite sans qu’on les emmerde encore une fois ! Alors on fait quoi ?

Nos chers élus doivent imposer des conditionnalités d’aide et de vrais coups de pouce pour une culture plus raisonnable. A mon sens, 90 % des viticulteurs font de la lutte raisonnée. On doit aider à hauteur de 80% l’achat de pulvérisateur anti-dérive qui permet de réduire de 60 % les résidus dans l’atmosphère. Comment se fait-il qu’un pulvérisateur classique coûtant 12 à 15000 euros revient à 30000 euros une fois que le constructeur a mis des panneaux en plastique autour du rang ? On aide ce type d’achat, mais comme pour les panneaux photovoltaïque, les constructeurs se gavent de l’autre côté et empêchent la vulgarisation de ces machines.

Ces députés qui participent à l’omerta

Les vignerons sont prêts, mais pas à être des bêtes de somme. Je veux bien travailler 70 h par semaine pour un Smic alors que les autres sont à 35h et partent le week-end en me faisant coucou depuis leur voiture. Mon père, né en 1955, a vu son père se tuer à la tâche. J’ai failli ne pas faire ce métier car j’ai vu mon père se tuer à la tâche. Les vignerons seront prêt à y aller si leur qualité de vie ne diminue pas.

Est-ce qu’on est prêt à payer le vin plus cher car une année a été plus compliquée et qu’il nous faut de la trésorerie pour tenir ? Pour que je puisse faire du bio, il me faudrait 400000 euros en banque, en protection, en placement, pour assurer mes arrières.

Le plus gênant, ce sont les députés et sénateurs à table avec le gars de Syngenta et qui sont les plus virulents pour virer Madame Lucet de la pièce. Ils participent à l’omerta.

Comment se fait-il que des préparateur de purin et autre produits dit de substitution n’arrivent pas à avoir d’homologation dans des temps corrects pour que nous puissions arrêter le Folpel (un pesticide cancérigène, NDLR) ? Comment se fait-il que l’on favorise aujourd’hui l’agrandissement de propriétés (…) et que nos petites structures souffrent alors que nous, petit agriculteurs,  sommes les plus à même de maintenir haies, petites parcelles et biodiversité ?

Plus de formation à la bio

Pour ne plus impacter l’environnement, on a investi dans une station d’épuration pour mes produits œnologiques, 12000 à 20000 euros pour mettre aux normes les produits phytosanitaires, et 30000 euros pour un pulvérisateur. Avec les aides, j’aurai encore 25000 euros à débourser.

Les aides existent pour les pulvérisateurs mais les prix sont exorbitants, aussi chers que les atomiseurs classiques mais en plus contraignants. Il faudrait au moins 80% d’aide sur ces appareils là. Mais il faut surtout obliger les industries de produits phytosanitaires à nous offrir des produits plus sains car sinon ce sera encore le contribuable qui paiera par le biais des aides !

Toute la formation pour les actuels ou futurs ouvriers n’intègre rien ou presque sur l’agriculture biologique. ça commence par là. Moi, si j’utilise peu de produits biologiques, c’est parce que je ne les connais pas tous et je ne suis pas sûr de savoir bien les utiliser.

Bouc émissaire, on est aussi coupable

Pendant 30 ou 40 ans, on nous a formé pour vinifier et travailler avec nos produits actuels. Pour faire marche arrière, il va falloir 30 ans. Un sol qui ne vit pas, qui n’a pas son écosystème en place – la vigne n’étant pas autosuffisante – perd la moitié de son rendement. Ça doit repartir du sol. Alors petit à petit, on refait des semis, on met de l’engrais vert. C’est un travail avec un objectif sur dix ans. Une reconversion d’une parcelle sur trois ans, je n’y crois pas forcément.

Aujourd’hui, je pense que beaucoup d’entre-nous sont prêts à changer, mais pas contre notre qualité de vie. Nous ne sommes pas prêts à payer à la place de ces grands groupes. Toujours est-il que l’on s’empoisonne et que l’on empoisonne nos voisins et nos enfants et que les vignerons susceptibles de changer ça ne sont pas incités, contrairement aux années 1970 où on les a poussés vers le tout chimique !

On est en première ligne. Boucs émissaires, on est aussi coupables. On fait l’autruche mine de rien. J’ai appelé un ou deux copains pour savoir s’ils ont regardé l’émission mais ils ont préféré ne pas regarder en disant : « On sait qu’on va encore dire que nous sommes les vilains. » Il faut mettre tout le monde autour de la table sans accuser personne sauf le vrai responsable : les producteurs des produits phytosanitaires.

Article de rue89 : les vignerons réagissent cash

La méditation pour arrêter de fumer… pourquoi pas ?

L’idée de cet article m’est venue en méditant… La respiration devient le centre, l’ancre qui nous relie à l’instant présent, on ressent l’air qui oxygène notre corps qui passe dans les bronches, les alvéoles pulmonaires, puis ce même oxygène qui ensuite vivifie notre corps entier, véhiculé par le sang ! STOP……..hier j’ai vu autre chose :

Là je me suis vue dans la peau d’une fumeuse, j’ai vu la fumée me passer dans la bouche, les bronches, puis envahir d’un nuage grisâtre mes bronches, au passage elle me brûle et me salit les muqueuses, comme dans un conduit de cheminée, puis par les alvéoles pulmonaires elle fait passer dans le sang ses substances toxiques qui empoisonnent ainsi toutes les parties de mon corps, mon cœur qui accélère, ma tension qui augmente…. Ce serait ça fumer en pleine conscience, quel fumeur a fait l’expérience ? n’est ce pas un tabou ? alors ce matin j’ai trouvé un article qui démontre que la méditation peut aider VRAIMENT à arrêter de fumer.

Voici un extrait d’article qui m’a interpellée, il ressemble à ma réflexion :

Je ne peux pas lâcher mon habitude au tabagisme. J’ai vraiment essayé mais j’ai toujours échoué. Est-ce un péché que de fumer ?

Ne faites pas d’une taupinière une montagne ! Les personnes religieuses ou spirituelles sont très habiles à faire cela. Maintenant, que faites-vous vraiment lorsque vous fumez ? Juste avaler de la fumée à l’intérieur de vos poumons et la laisser ressortir. C’est une sorte de pranayama dégoûtant, sale, mais néanmoins un pranayama ! Vous faites du yoga, d’une manière stupide. Ce n’est pas péché. C’est peut être idiot mais ce n’est certainement pas un péché.

Il existe un seul péché, c’est l’inconscience et seulement une vertu, c’est « être conscient ».

Faites ce que vous faites, mais restez témoin de cela et immédiatement la qualité de votre faire est transformée.

Arrêter de fumer ! Si des statistiques sur les fameuses « bonnes résolutions » prises au 1er janvier devaient être publiées, nulle doute que celle-ci figurerait parmi les plus citées et pour cause : ce plaisir coûte de plus en plus cher et sa nocivité est bien connue. De nombreuses méthodes existent pour arrêter de fumer, mais à ce jour, surtout chez les fumeurs de très longue date, aucune ne garantit un succès immédiat et sans douleur.  Mais saviez-vous que la meilleure solution pourrait être de pratiquer la méditation pour arrêter de fumer ?

Méditation pour arrêter de fumer

En effet, une étude contrôlée de la faculté de médecine de Yale aux USA a montré que la pratique de la méditation est cinq fois plus efficace qu’un programme de référence recommandé aux médecins.

Pour arriver à cette intéressante conclusion, voici la trame de l’expérience qui a été menée : deux groupes, respectivement de 46 et 41 fumeurs volontaires ont bénéficié chacun d’une prise en charge d’un mois :

  • Le premier groupe suivant la méthode standard de l’Association Américaine de Pneumologie,
  • Le second groupe recevant quant à lui une formation à la méditation de « Pleine Conscience. » Malgré le nom à sonorité New Age, Il ne s’agit pas d’une méthode miraculeuse envoyée de la planète Sirius (qui est une étoile, au fait, pas une planète) à un quelconque visionnaire autoproclamé mais simplement de l’application d’un précepte fondamental du Bouddhisme.

Chaque participant était libre de recourir ou non à des aides pharmaceutiques au sevrage : ce fut le cas de façon minoritaire dans les deux groupes (trois personnes seulement dans le groupe méditation).

Le taux de succès à la fin du mois était seulement de 15 % pour le groupe du programme de référence standard contre 36 % parmi les participants au programme de méditation.

Cette différence ne peut toutefois être jugée probante statistiquement à cause du nombre faible de participants évalués à la fin de l’expérimentation (respectivement 32 et 29 dans chaque groupe).
Par contre, à la fin de la période de suivi (4 mois après), la différence s’est révélée significative entre les deux groupes :

  • 31% d’arrêts avec le groupe d’entraînement à la méditation
  • 6% seulement avec le programme de référence.

On constate donc que dans les deux groupes, des personnes qui avaient arrêté après un mois ont fini par reprendre, et leur nombre est bien moins significatif dans le groupe ayant eu accès à la méditation. On pourrait donc en conclure que celle-ci, basant son action sur la prise de conscience, a un effet à plus long terme.

Il convient bien sûr de ne pas se leurrer : quelque soit la méthode choisie, l’élément indispensable pour arrêter n’importe quelle addiction est avant tout la motivation. Cependant, tester  la méditation pour arrêter de fumer présente l’immense avantage, même en cas d’échec, de n’avoir aucune séquelle sur l’organisme, contrairement à certains traitements médicamenteux, plus agressifs. Donc ce qu’il faut, c’est suffisamment de volonté, de combativité et de confiance en soi et tout cela, justement, la méditation peut vous l’apporter.

Alors, pourquoi ne pas tenter le coup ? Oui en plus vous serez mieux à même de vivre chaque instant tout en améliorant votre santé.

(Source : UnAirNeuf)

méditation et tabac

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