Pesticides, une enquête de cash investigation sur France 2, elle fait vraiment peur

Ce soir j’ai regardé avec beaucoup d’attention une émission sur France 2 : cash investigation, elle abordait un sujet qui nous concerne tous : les pesticides.

L’émission peut être regardée en replay si vous ne l’avez vue, elle va loin dans ses investigation et ce que l’on apprend fait froid dans le dos.

 

Les équipes de « Cash Investigation » et de francetv info ont dressé la carte de France des départements qui utilisent le plus de pesticides dangereux.

Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France. Les équipes de « Cash Investigation » et de francetv info ont analysé le détail des ventes de ces pesticides qui mettent en danger la santé de nos enfants.

Les données avec lesquelles nous avons travaillé proviennent du ministère de l’Écologie. Le ministère de l’Agriculture exerce également un droit de regard sur leur publication. Elles sont confidentielles et couvrent une période qui s’étend de 2008 à 2013 (et de 2009 à 2013 pour l’outre-mer).

Plusieurs milliers de pesticides différents ont été vendus sur le marché français pendant cette période. Si certains ne présentent pas de risques, d’autres contiennent des substances actives qui ont d’ores et déjà été identifiées comme présentant un risque probable ou avéré pour l’être humain. Certaines ont même été interdites au cours de la période observée, mais la plupart d’entre elles sont encore autorisées.

La Gironde, la Marne et la Loire-Atlantique en tête

Nous avons identifié 71 substances qui sont jugées dangereuses ou potentiellement dangereuses par des organismes américain (Environmental Protection Agency) et européen (base de données gérée par la Commission européenne) ou le Centre international de recherche sur le cancer, qui dépend de l’OMS.

Puis nous avons dessiné la carte des départements qui consomment ces substances en plus grandes quantités : les départements de la Gironde, de la Marne et de la Loire-Atlantique arrivent largement en tête de notre classement, avec des ventes de pesticides dangereux trois fois et demie supérieures à la moyenne de l’ensemble des départements français.

voici le lien vers le site de l’émission, Cliquez sur chaque département pour connaître le détail des cinq pesticides dangereux les plus vendus près de chez vous, leur mode d’utilisation et les risques qu’ils comportent. 

Cash investigation, la carte des pesticides en France

Cash investigation la carte des pesticides en France

Article de Sud Ouest sur l’émission

Trop de pesticides en Gironde article Sud Ouest

Modern express : viva Espana !!!

Oufffff les côtes respirent, il est remorqué vers Bilbao… le temps est beau, je croise les doigts pour que ça continue… si toutes les histoires de bâteau en perdition pouvaient avoir une telle « happy end »

L’opération de remorquage du Modern-Express continue au large des côtes landaises en direction de Bilbao, en Espagne. Le navire, long de 164 mètres, a dû être remorqué après s’être couché en raison d’une mer très agitée.

Lundi matin, quatre spécialistes ont réussi à passer des câbles entre le navire et le remorqueur. Au total, cinq navires étaient engagés dans la délicate opération. Le convoi progresse actuellement à 3 nœuds (5,4 km/h).

Une fois que le cargo sera mis à l’abri et bien amarré à Bilbao, il s’agira de le redresser – il penche de 40 à 50 degrés – en rééquilibrant ses eaux de ballast. Si cette solution échoue, il faudra soulager le navire de sa cargaison (notamment du bois et des engins de chantier) grâce à une grue flottante. L’opération nécessite donc toute une infrastructure industrielle.

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Article avec vidéo du monde entreprises

Article du Ouest France

Colère des agriculteurs : des supermarchés ciblés ce mardi en Bretagne

Le patron de la FNSEA Xavier Beulin était reçu ce matin à l’Elysée. A l’issue de son entretien avec François Hollande, il a affirmé qu’il ne demandait pas aux agriculteurs, « qui perdent 6.000 euros par semaine », de « rentrer chez eux ».
A Quimper et à Pleyben (29), des grandes surfaces font l’objet d’actions ciblées ce mardi matin. Hier lundi, le préfet de région, Patrick Strzoda, a chiffré lundi à 4 millions d’euros le coût des manifestations en Bretagne.

lidl pleyben
Devant le Lidl de Pleyben
devant le carrefour de Quimper
Devant le supermarché Carrefour de Quimper

Depuis 9 h 30 ce mardi matin, une dizaine d’agriculteurs bloquent les accès au supermarché Carrefour de Quimper. Ils empêchent les véhicules d’entrer sur le parking mais laissent les clients sortir sans les gêner.

Le but de ces actions est de peser dans les négociations qui ont lieu depuis le début du mois de janvier entre la filière et la grande distribution. Les agriculteurs accusent notamment Carrefour de pratiquer des prix trop bas.

Pour plus d’info, article du Télégramme avec vidéos

Actions des agriculteurs en colère article du Télégramme

Joli : Patron Incognito : son patron découvre qu’elle et ses trois enfants sont sans-abri… il va changer leur vie !

Car il y a encore des personnes qui ont encore un coeur, voici une superbe histoire.

Angel, 30 ans, une mère Américaine de trois enfants (l’un âgé de quatre ans, l’autre de trois et le dernier de quelques mois), vit actuellement dans un foyer avec toute sa petite famille, à New York. Une situation précaire bien que cette maman courage ait un travail, et est dévouée à son entreprise, la chaîne d’équipements sportifs Modell’s Sporting Goods (153 magasins), à New York. Mais cet emploi de vendeuse ne lui permet pas de trouver un toit. Jusqu’à ce qu’une émission de télévision change sa vie…

Sans le savoir, Angel a participé en 2012 à « Undercover Boss », la version américaine de « Patron Incognito », diffusée chez nous sur M6. Le concept du programme ? Le PDG d’une entreprise est grimé en un « employé » et se fait passer pour un interne en formation dans sa propre société afin de tâter le pouls de son entreprise sur le terrain, lui-même.

Cette émission, diffusée sur CBS, est tombée sur la chaîne Modell’s Sporting Goods, et plus précisément, sur Angel. Cette dernière a dû former son propre patron, Mitchell Modell, qui pour l’occasion a été renommé « Joey », sans le savoir. Faisant son maximum pour que son nouveau « collègue » se sente à l’aise dans le magasin, elle montre qu’elle est une battante, qu’elle n’a peur de rien, et surtout qu’elle a toujours le sourire malgré l’enfer qu’elle vit dans la sphère privée. Et peu à peu, elle se confie. Elle raconte alors son difficile parcours à son collègue, sans se douter une seconde qu’il s’agit de son patron. « Ce n’est pas grave, je ne veux pas que tu sois triste pour moi. J’ai connu pire. On a dormi dans des arrêts de bus, on n’avait pas d’argent pour manger. Mais la vie s’améliore. Tant que tu te bats » déclare t-elle.

Devant autant de force et d’abnégation, de courage, le PDG sous couverture n’a pu s’empêcher de lâcher, ému en larmes : « C’est moi qui décide combien sont payés les gens qui travaillent ici, et ça me rend malade de savoir que l’un d’entre eux est sans-abri ».

Comme le prévoit l’émission « Undercover Boss », à la fin de chacune d’entre elles, les différents employés qui ont été suivis sont convoqués dans le bureau du patron. C’est à ce moment-là généralement que la magie opère, quand ils se rendent compte que la personne qu’ils ont formée pendant une ou plusieurs semaines n’est pas vraiment pas celle qu’ils pensaient. Touché en son for intérieur par la situation précaire de son employée modèle, le PDG lui propose une promotion ni plus ni moins qu’un poste d’assistant-manager au magasin de New York, assortie d’une prime annuelle de 13 000 euros. Mais surtout, bouleversé, l’homme lui signe un chèque de 230 000 euros, suffisamment pour acheter une maison et prendre un nouveau départ : « Je veux que tu partes immédiatement du foyer » dit-il. Sous le choc, comprenant à peine que sa vie venait de changer en quelques secondes, qu’elle allait enfin pouvoir vivre comme tout le monde et offrir à ses enfants la vie qu’ils méritent, Angel s’effondre, les jambes coupées par l’émotion. Une scène si forte que vous risquez de verser quelques larmes :

lien vers l’article la vidéo est si émouvante !!!!

Marseille : colère rouge contre les boues rouges

La Méditerranée est superbe mais c’est une mer presque fermée, donc fragile, alors que l’on arrête de faire des bêtises !!!! Marie

« Faut arrêter les conneries maintenant ! » a griffonné un jeune manifestant qui brandit haut sa pancarte au-dessus d’une foule d’un millier de personnes. Ils sont venus, samedi 30 janvier, dire leur colère contre la poursuite du déversement en Méditerranée d’effluents industriels par l’usine d’alumine Alteo à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Les organisateurs – un collectif d’associations – ont choisi d’exprimer cette « colère rouge » devant la préfecture à Marseille.

En ligne de mire : l’arrêté signé le 28 décembre par le préfet des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, autorisant Alteo à rejeter dans le canyon de Cassidaigne, une fosse marine à sept kilomètres des côtes du Parc national des Calanques, jusqu’à 270 mètres cubes d’effluents liquides par heure. Et acceptant, pour une durée de six ans, le dépassement des valeurs limite d’émission fixées par des normes européennes concernant six polluants, principalement des métaux lourds, tels l’arsenic (11 kg par jour), le fer (87 kg/jour), et l’aluminium à raison de 2 880 tonnes par an.
L’usine Alteo fabrique depuis des décennies de l’alumine à partir de la bauxite et disposait d’une autorisation de rejet en mer de ses résidus de fabrication, les « boues rouges », jusqu’au 31 décembre 2015, rejets transportés via une canalisation longue de 47 kilomètres souterrains et 7 kilomètres sous-marins reliant Gardanne au canyon de Cassidaigne. Depuis 1996, ce sont vingt millions de tonnes de boues rouges qui ont tapissé ainsi les fonds marins sur 2 400 km², bien au-delà du point de rejet et s’étendant vers le Var à la faveur de courants marins.

usine alteo

 

La veille de la manifestation marseillaise, Alteo, contrôlé par le fond d’investissement américain HIG Capital a, dans un communiqué, « déploré la campagne de désinformation car il n’y a plus de rejet de boues rouges en mer depuis le 1er janvier ». Entré totalement en service en novembre, « le nouveau procédé d’exploitation aboutit à la réduction du flux de métaux rejeté de plus de 99 % et constitue en cela une amélioration environnementale et industrielle majeure », indique Alteo. Depuis 2007, l’exploitant a transformé ses boues en « bauxaline » un produit de remblai. Mais pour les manifestants, ce rejet désormais aqueux demeure inacceptable. « On ne veut plus d’effluents liquides. L’exploitant avait trente ans pour trouver des moyens alternatifs », a déploré la députée européenne Michèle Rivasi, vêtue d’une veste rouge comme beaucoup de manifestants.

Les opposants comptent sur Ségolène Royal

Les opposants comptent sur la ministre de l’environnement qui désapprouve cette nouvelle autorisation. « L’ordre est venu du premier ministre au préfet, direct », avait déclaré Ségolène Royal. A Marseille, juché sur un camion transformé en tribune, l’eurodéputé EELV José Bové a ainsi vilipendé « une décision illégale ». « Monsieur Valls est hors-la-loi, il fait des choses contre la logique de la Constitution. Au moment où il veut changer la Constitution, il ne respecte pas celle qui existe déjà. » Selon lui, le premier ministre n’était pas habilité à prendre une telle décision qui relève uniquement de la ministre de tutelle. D’où l’apostrophe de José Bové : « Ségolène, tu as les moyens d’agir, tu peux faire en sorte qu’on arrête de polluer les calanques. »

Les manifestants ont dénoncé les effets désastreux de ces rejets. « Les Calanques sont le seul parc national au monde discrédité par un permis de polluer et de tuer la flore et la faune marine », a expliqué le Pr Henry Augier qui préside Union Calanques Littoral. Selon ce scientifique, « il existe pourtant des techniques de dépollution à 100 % ». Les pêcheurs ont exprimé leur colère à l’image de Gérard Carradano, patron pêcheur à La Ciotat. « On nous parle des 440 emplois de l’usine de Gardanne mais qui parle du nombre des pêcheurs qui n’a cessé de régresser ? La bouillabaisse, c’est une spécialité marseillaise et on n’a pas besoin de la rouille d’Alteo, on sait la faire », s’est-il amusé.
alteo

Le tribunal administratif de Marseille examinera le 23 février une requête en référé suspension contre l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, à la demande de plusieurs associations. « Alteo a joué lapolitique du fait accompli, a déclaré leur avocat Me Benoît Candon. En ne déposant une demande de renouvellement de l’autorisation de rejet qu’en 2014, l’exploitant savait que, techniquement, il n’était pas possible de mettre en œuvre un traitement sans rejet pour le 31 décembre 2015. Mais de là à lui accorder six ans pour atteindre les seuils réglementaires pour certains polluants, le préfet aurait pu retenir un délai beaucoup plus court. »

  • Luc Leroux (Marseille, correspondant)
    Journaliste au Monde

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