Première mondiale : Des coraux de laboratoire se sont reproduits à l’état sauvage – Lab-bred corals reproduce in the wild, a first

Les efforts de la société SECORE, spécialisée dans la protection des coraux (lien en fin d’article) sont un des nombreux projets de restauration de corail existant au le monde, mais ses techniques pour la régénération des coraux rendent ses travaux unique.

Je vous conseille vivement d’aller voir leur site, le travail qu’ils effectuent est très intéressant :

Le site sur la protection du corail de la Société Secore

La hausse des températures de l’océan est une menace importante pour le corail. Peut-être seulement en seconde position derrière le phytoplancton, des communautés coralliennes saines sont une composante essentielle de la biodiversité marine.

Mais la recherche de corail a surtout révélé de mauvaises nouvelles récemment. Au cours des quatre dernières décennies, 80 pour cent du corail des Caraïbes a disparu.

Cependant il y a quelques bonnes nouvelles. Pour la première fois du corail élevé en laboratoire a été introduit avec réussite dans du corail sauvage et s’est reproduit de lui même.

« En 2011, des jeunes plants du corail Elkhorn, en danger critique d’extinction (Acropora palmata) ont été élevées à partir de gamètes recueillis sur le terrain puis furent replanté sur un récif un an plus tard, » annonce Valerie Chamberland, une écologiste spécialiste des barrières de corail qui travaille pour le groupe Secore, organisme de conservation du corail à but non lucratif.

« En quatre ans, ces coraux branchus ont atteint une taille d’un ballon de football et se sont reproduits, simultanément avec la population naturelle, résultat atteint en  Septembre 2015, » relate Chamberland. « Cet événement marque le premier succès  pour l’élevage d’une espèce de corail des Caraïbes menacées, menée à son âge de procréer. »

Les efforts de SECORE sont juste un des nombreux projets de restauration de corail qui se déroule dans le monde, mais ses techniques pour la régénération des coraux rendent son travail unique.

La plupart des efforts de conservation des coraux impliquent ce qu’on appelle le jardinage du corail. Pendant laquelle de petits fragments de coraux sont prélevé pour être soignés dans le laboratoire. Après avoir grandi à une certaine taille en bonne santé, ils sont plantés sur le récif. Cela limite l’expansion de la diversité génétique, ce sont les mêmes combinaisons de gènes sont ajoutés à la communauté de corail.

Les scientifiques de la Secore, avec l’aide de chercheurs de l’Université d’Amsterdam et de la station de recherche marine CARMABI à Curaçao, ont mis au point une technique de production d’embryons coralliens en utilisant la fécondation in vitro dans le laboratoire.

Les embryons se développent en larves mobile, qui finissent par prendre racine dans un substrat. Les substrats sont ensuite replantés à maturité sur le récif.

Cette dernière preuve, détaillée dans la revue Global Ecology and Conservation, prouve que leur méthode est capable de créer des coraux qui peuvent se reproduire dans la nature et  ainsi de contribuer à la diversité génétique d’une colonie.

Traduction de l’Anglais par Marie

AMSTERDAM, Netherlands, Jan. 29 (UPI) — Rising ocean temperatures are a significant threat to coral. Perhaps second only to phytoplankton, healthy coral communities are one of the most vital components of marine biodiversity.

But coral research has mostly produced bad news recently. Over the last four decades, as much as 80 percent of all coral in the Caribbean has disappeared.

There is a bit of good news, however. For the first time, coral raised in a lab has been successfully integrated into a wild population and reproduced on its own.

« In 2011, offspring of the critically endangered elkhorn coral (Acropora palmata) were reared from gametes collected in the field and were outplanted to a reef one year later, » Valerie Chamberland, a coral reef ecologist working at non profit conservation group SECORE, said in a news release.

« In four years, these branching corals have grown to a size of a soccer ball and reproduced, simultaneously with their natural population, in September 2015, » Chamberland continued. « This event marks the first ever successful rearing of a threatened Caribbean coral species to its reproductive age. »

SECORE’s efforts are just one of many coral restoration projects going on around the world, but its techniques for coral regeneration make it unique.

Most coral conservation efforts involve what’s called coral gardening, whereby small fragments of coral and taken and cared for in the lab. After growing to a healthy size, they are replanted on the reef. This limits the expansion of genetic diversity, as the same gene combinations are added back to the coral community.

SECORE scientists, with the help of researchers from the University of Amsterdam and the Carmabi Marine Research Station in Curacao, have developed a technique for producing coral embryos using vitro fertilization in the lab.

The embryos develop into mobile larvae, which eventually take up residence in a substrate. The maturing substrates are then replanted on the reef.

The latest evidence, detailed in the journal Global Ecology and Conservation, prove their method is capable of creating coral that can reproduce in the wild — and contribute to a colony’s genetic diversity.

 

 

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