Un petit garçon de 5 ans sauve son père

Il a été bien courageux le petit Kevin-Djéné de Saint Pierre la Cour en Mayenne.

kévin gros plan

Mercredi soir son père les gardait, lui et sa sœur. Le papa a fait une crise cardiaque.

Alors que son père est inconscient, le gamin dit à sa petite  soeur de 2 ans : « tu surveilles papa ».

Kévi-Djéné lui enfourche son vélo pour aller chercher secours auprès de sa maman qui travaille à Laval.

Aux alentours de 22 h 30, l’enfant de 5 ans est intercepté par un automobiliste sur une route de campagne entre son domicile à Saint-Pierre-la-Cour (Mayenne) et Bréal-sous-Vitré.

« Je rentrais de mes activités d’arts plastiques, je conduisais sur la route départementale, raconte Jean-François Pinot, l’automobiliste.Je croise de nombreuses voitures et l’une d’elle me fait des appels de phare. Je continue ma route prudemment et j’aperçois ce qui ressemble à un enfant sur un vélo. C’est là que je découvre Kévin-Djéné en pyjama et en tongs, sous la pluie et frigorifié. »

Le petit garçon de 5 ans n’attend pas une seconde pour donner l’alerte. « Il me dit : mon papa est mort », poursuit Jean-François Pinot, qui met aussitôt l’enfant au chaud. L’homme arrête une seconde voiture qui lui vient en aide. « On appelle le centre d’appel d’urgence de la gendarmerie de la Mayenne et on tente de rassurer l’enfant comme des papas le feraient. Kévin-Djéné nous dit qu’il est parti de chez lui pour aller chercher sa maman qui travaille de nuit dans une entreprise. »

Kévin-Djéné va recevoir un cadeau de la municipalité, pour son acte de courage. « Nous ne voulons pas lui offrir de médaille, ça ne signifie rien pour un enfant de cet âge. Plutôt quelque chose en rapport avec le sport, il adore ça », annonce Claude Le Feuvre.

Depuis Maurice le papa va beaucoup mieux, Kévin lui reste perturbé par ce qu’il a vécu, il parle très vite et les choses s’embrouille pour lui.

Mais à 5 ans…. quel sang froid,  chapeau à ce gamin.

kévin famille

 

Article du journal sur Kévin

 

Article du journal Ouest France avec vidéo

 

Malheureusement la belle histoire a viré à la tragédie, le père de famille de Saint-Pierre-la-Cour (Mayenne) s’est suicidé dans la nuit de samedi à dimanche au domicile familial. il était « fragile psychologiquement » rapporte le journal « ouest France ».

 

Israël : le livre censuré Geder Haya devient un best-seller

La semaine dernière, on apprenait qu’en Israël, le ministère de l’Éducation nationale censurait un livre mettant en scène une histoire d’amour judéopalestinienne. Ce qui ne manquait pas d’indigner une partie du milieu culturel, déjà braqué contre un des gouvernements les plus à droite de l’histoire d’Israël. Le livre était sorti il y a 18 mois, et, depuis cette mise à l’index, en une semaine il est devenu un best-seller. 

 

Geder Haya, le roman de 344 pages de l’Israëlienne Dorit Rabinyan qui avait reçu le prix Berstein en 2015, avait été écarté des listes de lectures des lycées, malgré la forte demande des enseignants de pouvoir le conserver dans les programmes. Motif : il ne fallait pas que le livre soit perçu comme encourageant les relations intimes entre Israéliens et Palestiniens.

dorit livre

 

Quasiment le même jour que cette mise à l’index, plus de 5000 exemplaires du livre avaient été vendus, ce qui est énorme pour les standards israéliens. Les droits de traduction avaient déjà été achetés en anglais, allemand et français, mais les éditeurs en question presseraient maintenant le pas pour faire paraître le livre plus tôt. De nouveaux contrats ont été discutés depuis ce succès pour publier au Brésil, en Espagne ou en Hongrie.

 

Dorit Rabinyan, l’auteure de 43 ans, s’est confiée à l’AFP : « Cette marche vers les libraires est comme un ralliement, ce ne sont pas seulement ceux qui aiment mes livres qui achètent Borderlife (titre anglais de Geder Haya, ndlr), ce sont ceux qui aiment la démocratie. En achetant mon roman, ils expriment une nouvelle fois leur confiance et leur foi dans le libéralisme en Israël, dans la liberté de choix et de parole. »

 

En réponse à cette censure du ministère, le TimeOut Israëlien avait publié cette vidéo, montrant des couples israélo-palestiniens, homos et hétéros, en train de s’embrasser. La vidéo a très vite été supprimée de Facebook, mais elle est toujours visible sur YouTube. Son lien est en fin d’article.

 

La possibilité de relations judéo-palestiennes est perçue comme une menace nationale en Israël. Bien qu’aucune loi n’interdise spécifiquement les mariages mixtes, il est rendu virtuellement impossible par l’absence d’institutions permettant le mariage civil. Le Grand-rabbin a donc le contrôle sur toutes les affaires matrimoniales.

 

Mais ces relations mixtes sont en réalité très rares, comme le confie l’auteure elle-même : les Israéliens « voient les Palestiniens comme une masse, et eux aussi nous voient comme une masse. Se regarder dans les yeux, comme cela s’est produit entre mes personnages, est une expérience très rare pour un Israélien. »

la vidéo censurée sur Facebook encore visible sur you tube

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Article du Figaro

le Point

 

Insolite : Allergies. L’héritage de l’homme de Néandertal

Les allergies dont souffre l’homme moderne proviendraient de gènes hérités des Néandertaliens et Dénisoviens.
L’origine des allergies qui nous font tant souffrir aujourd’hui daterait de l’ère des Néandertaliens. Nous aurions hérité de leurs gènes de « sensibilité excessive ».

Les accouplements préhistoriques, il y a environ 40 000 ans, avec des Néandertaliens et des Dénisoviens (nos cousins aujourd’hui éteints qui vivaient en Sibérie, NDLR), auraient joué un rôle important dans le développement des allergies dont nous souffrons aujourd’hui.

Plus sujets à l’asthme ou au rhume des foins

Ces croisements sont effectivement à l’origine de 1 à 6% de gènes d’anciens hominidés hérités par tous les hommes modernes (à l’exception des Africains). Et selon deux études inépendantes, trois de ces gènes sont, parmi ceux provenant des Néandertaliens et des Dénisoviens, les plus courants trouvés chez les hommes modernes et dans notre système immunitaire.

Cependant, selon les auteurs de ces études publiées dans la revue American Journal of Human Genetics, si cet héritage génétique « aurait dopé notre système immunitaire », ces gènes seraient aussi responsables d’une sensibilité excessive à l’origine des allergies. Les porteurs sont donc ainsi plus sujets à l’asthme, au rhume des foins et à d’autres allergies. Pour faire plus court, l’homme de Néandertal nous aurait refilé ses allergies.

D’après ces deux études, ces gènes ont probablement été transmis aux hommes modernes quand les premiers groupes ont quitté l’Afrique il y a environ 50 000 ans pour venir en Europe. Quand ces derniers auraient eu des rapports sexuels avec des Néandertaliens déjà établis en Eurasie.

Adaptation à l’environnement et au climat

« Notre étude montre que les croisements avec des humains archaïques ont eu des implications pratiques pour les hommes modernes, dont la plus évidente a été notre adaptation à l’environnement en améliorant notre résistance aux pathogènes et notre métabolisme pour digérer de nouveaux aliments », résume Janet Kelso, du Max Planck Institute en Allemagne, principal auteur d’une des études.

Les Néandertaliens, qui avaient vécu en Europe et dans l’ouest de l’Asie pendant 200 000 ans avant l’arrivée des humains modernes, étaient probablement bien adaptés au climat, à l’alimentation et aux pathogènes. « Et en s’accouplant avec eux, nous, humains modernes, avons hérité de ces adaptations avantageuses », ajoute la chercheuse.

Des crises d’éternuements datant de centaine de milliers d’années

Reste qu’en scannant les génomes actifs d’humains contemporains pour détecter des gènes de Néandertaliens ou de l’homme de Denisova, l’équipe de Janet Kelso mais aussi celle de Lluis Quintana-Murci (de l’Institut Pasteur à Paris et principal auteur de la deuxième étude), nos chercheurs ont bel et bien découvert que nos crises d’éternuements trouvaient leur origine il y a plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’années.