Névralgie pudendale… après les pansements … suite

Je me suis arrêtée dans ce blog à la cicatrisation.

Déjà, à la sortie de la clinique j’avais une ordonnance pour dix jours de pansements à domicile, l’infirmière devait refaire le pansement tous les deux jours et surveiller la période post opératoire. Si aucun hématome n’apparaissait ou un durcissement du muscle fessier.

La cicatrice est imposante et traverse le muscle fessier en biais.

Je n’avais pas mesuré à quel point elle était grande lors de mon hospitalisation, je suis rentrée en voiture chez moi, aie aie aie !!!! le voyage m’a paru interminable, assise juste sur la cicatrice fraiche sur un coussin pourtant, c’est vraiment douloureux, j’avais pris un anti douleur avant mon départ de la clinique mais il n’a pas agi tout le voyage, des arrêts fréquents rendus obligés par la douleur ont rallongé le trajet.

J’aurais pu prendre plus d’antalgiques, mais les tolérant mal j’aurais été abrutie et shootée, alors j’ai fait sans.

J’aurais du prévoir un transport allongé, or personne ne pouvait me le prescrire, mon médecin traitant était en arrêt maladie non remplacé et le chirurgien refusait de m’en donner un.

Arrivée chez moi, direction le lit, je me suis effondrée. Douleur, fatigue, stress enfin je payais le prix de l’intervention, du transport… bref l’addition.

Ensuite je me suis retrouvée avec l’infirmière tous les deux jours, j’ai eu un début d’inflammation aux deux bouts de la cicatrice.

Elle trouvait ça suspect. Mais rien de grave au bout du compte, peut être les fils. L’infirmière m’a dit aussi que le muscle avait été bien coupé, plus probablement écarté et travaillé en profondeur, alors les cotés avaient pour cette raison plus de mal à cicatriser car ils étaient plus abîmés. La fesse coupée est restée longtemps insensible et très douloureuse, là en novembre elle commence à devenir moins sensible. La cicatrice est chaude et dure mais normale, elle travaille.  Par moments ça pique.

Revenons à ma rééducation. Chaque jour malgré la fatigue je me force : marche à pieds, majorette, je n’avais plus de forces. La fesse  avait été tranchée, j’avais comme l’impression d’une jambe sans forces et plus courte. Toutes les côtes à grimper étaient galère, j’avais aussi mes courses à faire. Souvent mon frère chez qui je squattais l’après midi me proposais de me ramener, je savais que c’était une épreuve de revenir à mon appartement mais je voulais me muscler, oui je veux guérir, je crois en cette opération je fais le maximum. Alimentairement, Je suivais au mieux le régime du docteur Robert : des protéines midi et soir pour donner de la matière au muscle.

A cœur de réussir, j’ai tenu. Puis je suis allée à la plage, les derniers jours de septembre, le temps superbe m’a bien aidée. Les moments au soleil ont valu leur pesant d’or. Cependant, chaque jour je détestais la route, cette position assise … ça pinçait très fort. Autant dans l’eau je ne sentais plus la faiblesse musculaire, autant au dehors elle me revenais avec force à travers la figure.

Je ne me suis pas plainte, ou peu, après je crois que certaines personnes n’ont pas compris le pourquoi de ma méforme, mes baisses d’humeur dues à mon épuisement physique.

J’avais en simultané arrêté l’Atarax que je prenais depuis la disparition de maman, j’ai fait des crises de manque c’est horrible, je tremblais, la nuit des crises d’angoisses, vivre ça seule c’est l’enfer. Je voulais faire le cadeau de ne pas faire vivre ça à mon ami. Mais un soir j’ai craqué, au téléphone … Il l’a mal pris, m’a dit mais ce matin ça allait bien….. et ce soir tu es mal !!!! j’ai tenté de lui expliquer, mais a t’il vraiment compris que j’étais en période post opératoire, seule et épuisée, en sevrage d’un médicament qui sortait de mes veines et me faisait payer le prix fort pour le quitter ?

Sa réaction m’a déçue, démoralisée, je n’avais vraiment pas besoin de ça.

Alors, voilà tirez les leçons de mon expérience, ne restez pas seul en post opératoire, on est épuisé par les suites. Entourez vous au maximum, j’ai mal joué, je me suis retrouvée seule dans mon appartement en Bretagne, j’aurais été dorlotée auprès de mon fils à Bordeaux. En Bretagne la vie passée auprès de mon mari a coupé mes relations sociales et amicales, à Bordeaux j’aurais eu la visite de mes amies.

Cet article est juste un témoignage, le mien, mon vécu, je suis à attendre aussi le résultat définitif de l’intervention : fin de la douleur entre 4 et 6 mois après l’intervention.

Je répondrai avec plaisir à toutes les questions, comme je vais le faire à la personne qui me l’a déjà demandé et qui a inspiré ce post.

 

un site sur la névralgie pudendale

mes autres articles sur le même sujet :

Névralgie pudendale dernières nouvelles

Opération du nerf pudendal à Nantes

Veille de l’opération de la névralgie pudendale

 

 

 

 

 

5 réflexions au sujet de « Névralgie pudendale… après les pansements … suite »

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