PLEINE LUNE (Federico Garcia Lorca)

La pleine lune se rapproche et me fascine, beauté des mots…. on savoure

Arbrealettres


PLEINE LUNE

Quand se montre la lune
les carillons se perdent
et paraissent des sentiers
impénétrables.

Quand se montre la lune
la mer couvre la terre
et notre coeur se sent
une île dans l’infini.

La lune est plus lointaine
que le soleil et les étoiles.
Elle est parfum, souvenir,
bulle d’azur éteint.

(Federico Garcia Lorca)

Voir l’article original

La Roche Posay, cure pour la peau mais plus encore…

En arrivant pour la première fois à la Roche Posay, on se demande vraiment ce qui nous arrive. L’endroit  paraît austère, triste sans attrait.

Durant ma dernière cure j’avais un ami curiste, il n’avait pas sa langue dans sa poche il a sorti la phrase suivante que je juge culte : « Purée quand je suis arrivé ici, je me suis demandé où j’arrivais et si je n’avais pas autre chose à faire que de me pendre avec la ceinture de mon peignoir !!!!  »

La ceinture du peignoir de curiste, évidemment.

Mais, a t’il continué avec un super sourire j’ai découvert mille choses et la cure se finit déjà, que de moments super !

 

Eh oui la Roche Posay, c’est un peu ça, une eau qui soigne dans un cadre paisible. Des échanges riches et étonnants entre curistes.

Les personnes qui vont en soin là bas ont souvent une atteinte de la peau de type eczéma, psoriasis, brûlure. Mais aussi des atteintes plus intimes encore, pour les femmes la Roche soigne les suites de cancer. Les femmes vont en cure post cancer pour aider la réparation de leur corps, aussi de leur mental.

Tous curistes réparent là bas aussi leur mental, car les maladies de peau souvent sont une marque mal vue par la société,  souvent aussi elles découlent d’un problème de stress.

Alors, dans les soins, lors des randonnées les curistes parlent, de leurs calvaires, de leurs améliorations aussi, peu à peu l’eau agit en profondeur, elle espace les crises et diminue leur durée.

J’ai pu voir, sur un jeune garçon brulé, Axel*. Au début il était mutique, renfermé à cause de son accident. Il conduisait un buggy, puis l’accident, les tonneaux, l’engin qui prend feu, et lui il est dans le brasier. Le nez, la bouche n’étaient que cicatrices. Peu à peu, il a pris confiance en lui, en fin de cure, je parlais avec joie des progrès que je voyais sur son visage. Sa mère était incrédule devant autant les changements physiques que l’évolution psychologique de son fils. J’ai partagé avec elle ces joies de maman à maman.

 

Autre pathologie, le psoriasis, pendant l’attente on en parle, une femme accompagnait son mari, elle me disait à quel point la maladie l’atteignait aussi à l’intérieur.

J’ai fait ma cure en compagnie d’une amie, en post cancer du sein.

Si vous saviez le bonheur qu’elle avait de vivre, son énergie était communicative, j’ai appris bien des choses auprès d’elle. C’est elle qui m’a ouvert les yeux sur ce qui n’allait pas à l’époque dans mon couple, c’était en 2009 ! Eh oui, c’est juste incroyable.

Un jour je marchais comme souvent avec elle, ce jour là elle avait retiré son bonnet, et en la regardant j’ai vu des cheveux qui repoussaient. Je lui ai dit : diiiiiis passe ta main sur ton crane et dis moi si tu les sens ! tu as une jolie brosse toute courte ! Si vous aviez vu son bonheur à ce moment là, je la remercie d’avoir partagé ces moments si précieux.

Depuis j’ai vu maintes femmes en post cancer, je rend hommage à leur courage et leur force de caractère, c’est notamment en pensant à elle que je publie des articles sur le cancer.

Un outil important à la Roche est aussi l’atelier de maquillage correcteur de la Maison Rose, il aide les femmes dont le visage est défiguré par le problèmes de peau à apprendre à utiliser le maquillage pour se réapproprier une apparence.

Un jour j’y étais pour apprendre à manier les produits, devant moi passait une jeune femme antillaise dont une partie du visage avait été brûlé…… La maquilleuse a su lui redonner son visage d’avant. Sa joie était immense et si émouvante. Je lui ai proposé de la prendre en photo, elle a accepté. Quand elle a vu la photo elle à hurlé de joie puis éclaté en sanglots dans mes bras en me remerciant. Je n’oublierai jamais.

Du coup, je vous ai écrit la Roche Posay mais avec mon cœur, je suis certaine que vous avez envie de la voir telle que je l’ai vécue.

Dans mon prochain article je vais choisir des photos, prises au fil de mes cures. Elles sont douceur et reflètent les sentiments que j’ai tenté de retracer ici.

 

Je vais faire un article sur les à coté de la cure, la station elle même, les charmes cachés mais très présents de cette jolie cité de la Vienne.

Voici déjà le lien vers l’office du tourisme qui fait un super travail.

Office du tourisme de La Roche Posay

 

 

 

 

 

 

 

 

Egalité homme femme où en sommes nous ?

Sans surprise, en ces temps troublés, la nouvelle est passée inaperçue, alors je relaye l’information dans ce blog.

Hélas, il y a tellement plus à placer à la une que l‘égalité hommes-femmes.

Le rapport publié la semaine dernière par le World Economic Forum de Davos mérite néanmoins que l’on s’y attarde.

L’organisation observe la tendance sur une dizaine d’années et le constat n’est pas très reluisant. A en croire ce rapport, les femmes gagnent aujourd’hui en moyenne ce que les homme gagnaient il y a dix ans. Le fossé est lentement comblé, mais si lentement qu‘à ce rythme-là il faudra 118 ans pour atteindre la parité salariale. Au jour d’aujourd’hui, une femme gagne en moyenne 11 000 dollars par an. C’est 10 000 de moins qu’un homme, précise le rapport.

Les indicateurs utilisés par le World Economic Forum s’articulent autour de quatre piliers : économie, politique, santé et éducation. Sur les 145 pays du classement, les pays nordiques arrivent largement en tête. L’Islande est numéro un, suivie de la Norvège, la Finlande et la Suède. La France – qui était 45ème il y a deux ans encore – passe à la 15ème place, mais elle le doit essentiellement à la parité au sein du gouvernement Valls. Pour ce qui est des salaires, l’Hexagone est parmi les derniers. Quant à la la Belgique, elle se classe au 19ème rang.

 

Et pourtant l’égalité serait un facteur de croissance !

 

C’est ce que soutient un récent rapport du McKinsey Global Institute. Parmi les zones qui gagneraient le plus à intégrer les femmes sur le marché du travail, l’Afrique subsaharienne. Plusieurs initiatives s’y développent d’ailleurs pour exploiter ce potentiel.

Accroissement de la croissance mondiale de 11 %

Selon le rapport publié en septembre, si tous les pays du monde arrivaient à une égalité parfaite entre les femmes et les hommes, le gain de croissance mondiale atteindrait 26 % (soit 28 000 milliards de dollars) en plus des prévisions de croissance habituelles. Plus réaliste, une égalité « formelle » calquée sur les modèles les plus avancés en termes d’égalité de genre (donc entérinée sur le papier mais non réelle, dans les faits quelques inégalités demeureraient) permettrait déjà une croissance de 11 % du PIB mondial. Certaines zones bénéficieraient particulièrement d’un régime plus égalitaire, ce qui montre bien le retard accumulé : l’Inde gagnerait 16 % de PIB, l’Amérique latine 14 %, la Chine 12 % et l’Afrique subsaharienne 12 %.

« L’économie africaine, pour l’essentiel, repose sur les femmes »

En Afrique subsaharienne, la contribution des femmes à l’activité économique est trop rarement encouragée et son potentiel reste largement sous-estimé. Selon les chiffres de l’OCDE, les femmes africaines occupent une place primordiale dans la production de denrées alimentaires mais elles restent cantonnées aux postes peu qualifiés du domaine de l’économie informelle. Elles constitueraient près de 70 % de la force agricole totale du continent africain et produiraient environ 90 % de toutes les denrées alimentaires. L’accès des femmes aux emplois formels et qualifiés reste très faible, 8,5 % des femmes seulement étant salariées du secteur non agricole. Alpha Condé, le Président guinéen, le reconnaît. « L’économie africaine, pour l’essentiel, repose sur les femmes. L’homme peut émigrer, laisser les enfants, mais la femme est obligée de rester pour donner à manger aux enfants. Ensuite, les femmes sont plus honnêtes. Quand vous donnez du micro-crédit, le taux de remboursement chez les femmes est de 90 %. Le développement de certains secteurs, comme l’artisanat, repose sur les femmes. » Faire confiance aux femmes pour qu’elles favorisent leur propre développement, c’est le but de plusieurs fonds qui soutiennent ce discours d’« empowerment ».

Le FAFCI de Dominique Ouattara : l’indépendance grâce au micro-crédit

Lancé en décembre 2012, le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) porté par Dominique Ouattara promeut le micro-crédit pour permettre aux femmes de s’émanciper en lançant leurs propres projets. Le FAFCI est passé en trois ans d’un milliard de francs CFA (environ 1,5 millions d’euros) à 8 milliards de francs CFA. Il aurait ainsi permis à 100 000 femmes d’exercer une activité génératrice de revenus. Pour la Première Dame de Côte d’Ivoire, il s’agit bien de « donner les moyens aux femmes de se prendre en charge et être autonomes ».

En 2010 déjà, le 14ème sommet de l’Union africaine (UA) avait entériné la création du Fonds de développement pour la femme africaine (AWDF), une fondation d’octroi de subvention. Le Président de l’UA avait à l’époque salué la décision de la création de ce fonds. « Nous devons franchir les étapes suivantes en donnant une traduction concrète au Fonds et surtout en ratifiant massivement les instruments juridiques garantissant les droits des femmes, en particulier le Protocole de l’UA sur les Droits de femmes». Initiative prometteuse, l’AWDF s’adresse cependant à des organisations de femmes déjà constituées (au niveau national ou local) qui déposent des demandes de subventions. Cette logique suppose donc une organisation a priori (se rassembler, créer une association), alors que la coordination de telles actions paraît peu probable en zones rurales ou au sein des populations illettrées.

Si le rapport McKinsey propose quelques pistes d’amélioration, il se concentre en priorité sur le rôle des entreprises, premiers acteurs à avoir, en théorie, la main sur l’embauche des femmes. Pourtant, les barrières sont souvent ailleurs et précèdent de loin la question de l’accès à l’emploi. Les inégalités entre les femmes et les hommes ne se limitent pas à la sphère économique mais sont également sociales et sanitaires. La moitié des femmes d’Afrique subsaharienne sont illettrées. Les mariages arrangés et forcés sont eux aussi répandus et la moyenne d’âge du mariage des jeunes filles en Afrique subsaharienne (21,3 ans en moyenne) précède largement la moyenne dans les pays de l’OCDE (27,4 ans). Enfin, la mutilation génitale serait pratiquée sur plus de 95 % des femmes dans certains pays. Politiques publiques et réformes de fond sont donc les premières priorités : acteurs publics comme privés doivent agir de concert pour lutter contre les inégalités homme-femme.

Lien vers l’article que je relaye

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